Mise en avant

Journée mondiale de lutte contre le Sida 2019

Les acteurICEs de prévention VIH/sida, associations exerçant dans le champ de la santé doivent d’abord détenir une agrémentation spécifique, lourde à obtenir, permettant de réaliser des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD). C’est un frein à faire sauter !

Le Conseil National du Sida vient de pointer la nécessité d’améliorer le dépistage du VIH en France et préconise de renforcer la diffusion des autotests, notamment en permettant aux associations d’en proposer.

Selon les derniers chiffres sortis à l’occasion du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, plus de 1700 personnes (sur les 6200 qui ont découvert leur séropositivité en 2018) étaient déjà à un stade avancé de l’infection.

Se faire dépister, plusieurs fois, est crucial, en plus de se protéger.

Pourtant tout est bloqué dans l’arrêté sur les autotests par le paragraphe liant distribution d’autotests et personnel associatif formé à l’utilisation des tests rapides d’orientation diagnostique de l’infection par les VIH 1 et 2. Connaître son statut sérologique, c’est se protéger en prenant un traitement efficace et ainsi protéger ses partenaires !

Les ActupienNEs, association de lutte contre le VIH/sida, exigent :

– que les autotests puissent être donnés par toute association de lutte contre le sida ou ayant une action dans le champ de la santé ;

– que la TVA sur les autotests soit définitivement à 5,5 %.

Mise en avant

Des cailloux dans les chaussures de la lutte contre le Sida Les malades en danger !

AlertéEs par des militantEs et des associations de lutte contre le VIH sur les réseaux sociaux, nous avons découvert avec effroi et colère les pages du livre Ces pierres qui guérissent de l’anglais Philip Permutt. L’auteur y affirme que des cailloux « aideraient à traiter », entre autres les bronchites, sinusites et autres maux de tête, les cancers & le VIH/Sida !

Nous pouvons ainsi lire concernant le « SIDA » : « L’améthyste à chevrons, la nebulastone, la pétalite, la blende zonée et le quartz titane seront utiles. La dioptaze pourra aider à augmenter votre taux de cellules T. » ou encore des « Propriétés curatives » : « bénéfique aux paupières et aux sourcils, ainsi qu’à la souplesse des muscles et des articulations. Favorise la désintoxication. Aide en cas de syndrome immunodéficient acquis (SIDA),
d’encéphalomyélite myalgique (EM), de syndrome de fatigue chronique (SFC), de cancer et de tumeurs » ou
« revitalise le système immunitaire, soulage en cas de sida » ou aussi « bénéfique à la santé des yeux, des
poumons, des intestins et du pancréas, du foie, du thymus et du système immunitaire. Efficace pour les maux de tête, la douleur, les maladies infectieuses, y compris le virus immunodéficitaire humain (VIH) et le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA). Favorise la désintoxication », des avertissements aberrants : « Cette pierre accélère le développement de tous les virus et bactéries, par conséquent, ne l’utilisez pas en cas de
VIH/SIDA, de cancer ou d’infection virale ou bactériologique ».

Nous constatons chaque jour que des pseudos « médecins-guérisseurs-rebouteux » mettent souvent en avant ces maladies qui font des millions de mortEs chaque année pour s’enrichir sur le dos des patientEs et les sortir des thérapeutiques allopathes. Notre seule solution est de s’en prévenir, d’informer et de rétablir les vérités pour éviter que des malades désespéréEs et de ce fait, crédules, ne tombent dans leurs griffes mercantiles et arrêtent leurs traitements, mettant alors en danger leurs vies.

Mais cette fois-ci, nous parlons d’un livre tiré en France à des dizaines de milliers d’exemplaires !
En tout, le VIH/ Sida y est cité à DIX reprises ! Le cancer plus de trente fois !

Le peu de réactions des distributeurs alertés

Sa disponibilité est impressionnante : FNAC, Nature & Découvertes, Amazon, Cultura, les espaces culturels
des supermarchés E.Leclerc… Parmi ces marchands et suite à nos messages, nous saluons l’enseigne Nature
& Découvertes qui a eu une réaction immédiate en retirant de ses magasins tous ses exemplaires. La FNAC nous a répondu un laconique « Je ne peux vous garantir du retrait de ce livre » et Cultura se dit « alerté » sans plus
de précision. Les autres marchands s’enferment dans un silence complice… Nous déplorons la légèreté de ces
enseignes qui seront moralement responsables de la mise en danger de personnes vivant avec ces maladies
indéniablement mortelles si elles sortent des thérapeutiques modernes et éprouvées.

Croire que certaines pierres « aideront à traiter » un rhume est une chose, sans conséquence grave, c’en est une autre vis-à-vis du VIH. Par son titre mettant en avant la guérison, par l’utilisation à chaque mention du VIH/Sida de l’expression « propriétés curatives », l’auteur franchit une ligne que nous ne pouvons tolérer en tant
qu’association de malades et que nous dénonçons fermement. Philip Permutt, l’auteur, est d’une inconscience criminelle ! Que les enseignes qui distribuent ce livre ne se fassent pas complices de son délire charlatanesque !
A deux semaines de la journée mondiale de lutte contre le Sida, quel mépris pour les malades !

La porte ouverte de l’éditeur français

Guy Trédaniel, éditeur de la version française, a quant à lui répondu à notre sollicitation immédiatement et se dit
« choqué » par le contenu du livre et avoue qu’il n’a pas été relu par ses équipes, la traduction ayant été fournie
par l’éditeur anglais Cico Books. Il indique également la mise en garde de la page 4 où nous pouvons lire en petit
sous les mentions légales « Les informations contenues dans cet ouvrage ne sauraient remplacer un avis autorisé.

Avant toute automédication, consultez un praticien ou un thérapeute qualifié. ». La belle affaire ! Qui lit ce qui est
écrit sous l’ISBN d’un livre ??? Rappelons le titre sans ambiguïté de ce « bouquin » Ces pierres qui guérissent !
Il n’est pas titré « qui aide », qui vous font psychologiquement du bien ou qui vous servent de doudous ou d’effet placebo mais on parle bien ici de guérison ! C’est inacceptable et totalement irresponsable !!!
M. Trédaniel s’est dit sensible à notre cause et est ouvert à la discussion. Il propose de faire suspendre les
ventes de tous les livres présents dans les enseignes françaises et nous propose de rédiger un avertissement qui serait insérer dans tous les exemplaires français. Est-ce suffisant ? Nous ne croyons pas. Il s’engage aussi ce
que toute mention du VIH/Sida soit retirée des tirages à venir. Nous saluons cette proposition. Mais qu’en est-il
des 5000 exemplaires qui sont actuellement acheminés vers la France ? Un avertissement inséré dans chaque
livre ou envoyer la cargaison au pilon propose-t-il…

Les ActupienNEs réclament :

  • Le retrait immédiat et effectif de tous les exemplaires en vente sur le territoire ;
  • Qu’une concertation (en cours) soit faite avec l’éditeur français pour définir si un
    avertissement sur papier libre à insérer dans les exemplaires en boutiques est
    suffisant pour annihiler le risque qu’un malade se mette en danger suite à un
    abandon thérapeutique dû à la lecture de ce livre ;
  • Que les exemplaires en cours d’acheminement soient stoppés et détruits ;
  • Le retrait dans les futures éditions dans toute mention au VIH/Sida ou toute
    maladie potentiellement mortelle qui mettent en danger la vie des patients ;
  • Que l’auteur Philip Permutt et son éditeur anglais Cico Books prennent leurs
    responsabilités et modifient le titre et le contenu du livre (dans chaque traduction)
    afin de ne mettre aucun malade en danger au niveau international.

Romain Colson, président Les ActupienNEs, 06.51.79.29.58, presidence@lesactupiennes.fr

Mise en avant

PLFSS 2020 : un amendement de bon sens sur le dépistage flingué par le rapporteur du projet de loi. Des parlementaires du côté du sida

C’est la deuxième année que butte auprès des parlementaires notre plaidoyer pour rendre possible par amendement au PLFSS aux associations de santé et à toutE acteurRICE de prévention de pouvoir distribuer des autotests VIH sans avoir à détenir une agrémentation spécifique pour réaliser des dépistages rapides par TROD et lourde à obtenir auprès de l’ARS. En cause, leurs méconnaissances du VIH et des enjeux qui l’entourent et le désintérêt de l’actuel gouvernement sur ces questions-là en n’introduisant aucune mesure spécifique sur la lutte contre le sida. 

PLFSS 2020 : un amendement de bon sens sur le dépistage par autotest
flingué par le rapporteur du projet de loi.
Des parlementaires du côté du sida.

C’est parce qu’aucun article de ce PLFSS ne concerne directement nos combats que notre amendement déposé par l’intermédiaire d’une députée de la majorité, Mme Laurence Vanceunebrock-Mialon, a été refusé par Olivier Véran, le rapporteur du projet de loi, qui en plus a confondu autotests et trod, réclamant que les associations distribuant les autotests soient formées à rendre le diagnostic du test.
Il paraît que la bêtise ne tue pas, dans ce cas précis elle contamine et éloigne du soin.

Les autotests VIH sont en vente libre dans toutes les pharmacies, mais en tant qu’associations nous n’avons pas le droit d’en donner, ce qui est une absurdité, d’autant plus pour une association de lutte contre le sida.

Ces ignardEs affirment avoir compris que pour mettre fin à l’épidémie de sida, le dépistage en est la pierre angulaire. Le sénateur Bernard Jomier, fier de l’organisation à son initiative de rencontres nationales « Mettons fin à l’épidémie de sida » en juin 2018 au Sénat, s’est reposé sur ses lauriers et n’a rien proposé au corps législatif alors que les propositions abondaient. Le député et candidat à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, a fait la tournée des popotes en avril au Printemps des Assocs LGBTI organisé par l’Inter-LGBT, écoutant les réclamations des associations pour ne rien traduire en acte. Encore cette année, ils se rendent coupables par inaction ou lâcheté des contaminations de demain, alors qu’est voté ce mardi 29 octobre à l’Assemblée Nationale le Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale 2020.

Les ActupienNEs exigent : 

que les autotests VIH puissent être donnés par toutes associations de lutte contre le sida ou ayant une action dans le champs santé.

que la TVA sur les autotests soit définitivement à 5.5%.

Shame on :
– OLIVIER VÉRAN, rapporteur général du projet de loi de financement
– BERNARD JOMIER, sénateur de Paris, médecin généraliste
– BENJAMIN GRIVEAUX, député de Paris, candidat aux Municipales 2020 à Paris

Contacts presse : Mikaël ZENOUDA – Pôle Prévention coordination@lesactupiennes.fr 0613508980
Christophe MATHIAS – Pôle Vivre Avec vivreavec@lesactupiennes.fr 0652485594
Rémy HAMAI – Porte-Parole porte-parole@lesactupiennes.fr 0645609652

Mise en avant

La science progresse, la sérophobie reste !

Campagne contre la sérophobie 2019

Près de 170 000 personnes vivent avec le VIH en France aujourd’hui.
Derrière ces chiffres des femmes et des hommes qui tentent de reconstruire leurs vies avec le paramètre « VIH ». Bien souvent c’est aussi une lutte contre les discriminations inhérentes aux 40 années de stigmates liés à cet acronyme : S.I.D.A., triste héritage de l’hécatombe.

La sérophobie se manifeste par la méconnaissance, la peur et une aversion à l’égard des personnes vivant avec le VIH.
Comme les LGBTphobies, elle se concrétise par des actes d’exclusion ou de discrimination, implicites ou explicites.
Cette stigmatisation prend sa source dès le début de l’épidémie. Aujourd’hui encore les représentations du VIH/Sida, alimentées parfois par les médias, peuvent amener à préjuger qu’il s’agit d’une « maladie de toxicomane », une « maladie de noirEs » ou encore et toujours le « cancer gay », renforçant ainsi stéréotypes et fausses croyances.
Au quotidien, la sérophobie se manifeste par le fait de dévoiler le statut sérologique de quelqu’unE ou de présumer de celui-ci, de tenir des propos discriminants, stigmatisants sur les séropos ou supposéEs. Parler ou non de son statut (la disance) doit rester un choix libre et personnel, l’exemple récent de l’ex-rugbyman Gareth Thomas pressé par le chantage d’un journaliste de parler publiquement de sa séropositivité est révoltant et intolérable.

Les discriminations qui en découlent sont une violation des droits humains et une aberration médicale puisque plus de 95% des séropositifVEs sous traitement antirétroviral sont indétectables et ne peuvent donc transmettre le virus.

Être pointéE du doigt, se faire demander si on est « clean » ou lire « séroneg only » sur les sites et applis de rencontres, le rejet d’unE partenaire, la rupture avec son entourage, une mise à l’écart par des collègues de travail et/ou des coéquipierEs sportifVEs, les refus de soins assumés ou déguisés par les professionnelLEs de santé, le refus de prêt bancaire… Ces discriminations sociales s’ajoutent souvent à des conditions de vie compliquées dues au VIH : se faire suivre médicalement et gérer les effets de l’infection, des médicaments et des pathologies associées, avoir accès à ses droits sociaux etc. A cela s’additionnent les discriminations intériorisées par les séropositifVEs, s’isolant de la société et faisant une croix sur une vie amoureuse et sexuelle.

Non, tout ne va pas bien pour les séropostifVEs ! C’est un combat quotidien et, au fur et à mesure, une mort à petit feu !

Aussi, ce sont tout autant d’idées préconçues quant aux modes de transmission du VIH : l’information auprès du public et notamment des plus jeunes est quasi inexistante depuis trop d’années et ces méconnaissances alimentent les discours et agissements sérophobes.
Même si la communauté LGBTI paie un lourd tribut dans l’épidémie, une sérophobie insidieuse demeure en son sein : être discriminéE dans une communauté qui lutte contre les LGBTphobies est une aberration qui devrait inciter à une remise en question collective. N’oublions pas que la sérophobie crée une ségrégation dans les communautés et force les séropos à vivre cachéE.

Les séropos sont essentielLEs pour tendre vers la fin du Sida. S’ilELLEs sont soutenuEs, ilELLEs adhèreront mieux à leurs traitements et auront ainsi une charge virale indétectable (non-transmission du virus). Il nous faut également mettre en place des stratégies pour que les malades se sentent moins isoléEs, qu’ilELLEs s’approprient leurs statuts de séropo et ne se cachent plus, tout en sachant à qui le dire…
Il n’y aura pas de situation facile pour unE séropositifVE tant que les mentalités ne changeront pas.

Mobilisons-nous touTEs pour stopper ce cercle vicieux !

Vidéo, affiches, cartes postales : Les ActupienNEs font campagne contre la sérophobie, rejoignez-nous, partagez notre combat !

Campagne contre la sérophobie 2019

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Sérophobie : les chiffres sont criants ! 
Pour aller plus loin

30% des séropos déclarent avoir subi des discriminations au cours de l’année écoulée (VIH/hépatites, la face cachée des discriminations, AIDES 2016), c’est deux fois plus que les 16% de la population générale (16%). Ce chiffre semble en net augmentation 57% au 27 août 2019 (données provisoires) selon les premiers chiffres de la 6ème enquête sur les discriminations à l’encontre des personnes vivant avec le VIH, Sida Info Service, 2019.
Plus les personnes séropositives sont jeunes, plus elles témoignent de discriminations (Enquête ANRS-Vespa2, 2013).
23,6% dans un lieu public (VIH/hépatites, la face cachée des discriminations, AIDES 2016).
19% dans le monde du travail, (5ème enquête sur les discriminations à l’encontre des personnes vivant avec le VIH, Sida Info Service, 2012).
42,3% des appels à Sida Info Droit concernent des problèmes d’accès à l’assurance d’un prêt bancaire (Source Sida Info Droit, 2016).

Précarité :
La « pauvreté en conditions de vie » touche 28% des séropos contre 13% de la population générale (Enquête ANRS-Vespa2, 2013).
Les séropos sans emploi déclarent davantage avoir subi des discriminations par les soignants que les personnes séropositives en activité (Enquête ANRS-Vespa2, 2013).
La recherche d’emploi s’avère particulièrement difficile pour les personnes séropositives âgées de plus de 55 ans, (Enquête ANRS-Vespa2, 2013).


Entourage :
38% des séropos ne se sentent que peu, voire pas du tout soutenues par leur entourage. Ce ressenti est encore plus intense chez les femmes (+ 6 points) et les personnes vivant seules (+ 11 points) (Vivre avec un traitement contre le VIH, 2014, SIS Observatoire).
55,1% des séropos sont célibataires (5ème enquête sur les discriminations à l’encontre des personnes vivant avec le VIH, Sida Info Service, 2012).
40% vivent seules (55% chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes), auxquelles s’ajoutent ceuxCELLES qui vivent seulEs avec des enfants (8,6 %) (Enquête ANRS-Vespa2, 2013).
31% des séropos ne parlent de leur statut qu’à trois personnes de leur entourage et 43% mentent (enquête Ipsos pour Gilead, 2018).
43,6% d’entre euxELLES disent avoir subi des discriminations dans leurs relations personnelles (famille, amiEs) (VIH/hépatites, la face cachée des discriminations, AIDES, 2016).
26,5% ont vécu des discriminations dans leur entourage, (5ème enquête sur les discriminations à l’encontre des personnes vivant avec le VIH, Sida Info Service, 2012).


Sexualité :
49,1% des séropositifVEs au VIH déclarent avoir vécu des discriminations dans leurs relations sexuelles (VIH/hépatites, la face cachée des discriminations, AIDES 2016).
49% n’ose révéler leur statut à leur partenaire occasionnel et 33% le font seulement parfois (5e enquête sur les discriminations à l’encontre des personnes vivant avec le VIH, SIS, 2012).
88% des jeunes franciliens déclaraient qu’ils refuseraient d’avoir des rapports sexuels même protégés par un préservatif avec une personne séropositive (KABP DFA 2011-2012).


Médical :
46.6%
des répondantEs à l’enquête ont rapporté des traitements discriminatoires dans le domaine de la santé, (5ème enquête sur les discriminations à l’encontre des personnes vivant avec le VIH, Sida Info Service, 2012).
Les femmes séropositives sont sur-représentées dans les déclarations de discriminations vécues dans les services de santé (Enquête ANRS-Vespa2, 2013

Mise en avant

Diagnostic de la lutte contre le sida à Bergerac (09-2019)

Cela fait un an que les ActupienNEs militent sur Bergerac.

Ce dossier établit un diagnostic des politiques locales, autant publiques qu’associatives, autour de la prévention du VIH/sida et des IST et apporte une série d’actions à mener pour améliorer la lutte contre le sida à Bergerac et sa région.

Notre méthode, simple et rigoureuse, est destinée à être reprise dans d’autres villes, par des militantEs, désirant agir au sein des ActupienNEs ou en dehors. C’est la notion même d’empowerment, traduite en actes, par les personnes concernées qui font bouger les lignes et améliorent plus globalement la santé de la population générale.

Nous vous présentons ici le résumé de nos constats actuels.
Vous trouverez la totalité du diagnostic, assorti de recommandations d’actions, dans le document ci-dessous.

diagnostic_bergerac_sida_actupienNEs_240919

recommandations_diagnostic_bergerac_sida_actupienNEs_240919

Sommaire
– Le VIH en Dordogne
– Préservatifs gratuits, une disponibilité à questionner, un manque réel
– Dépistages par TROD, on se repose sur les structures associatives
– Autotests, trop chers et trop peu disponibles en pharmacie !
– TPE (Traitement Post Exposition), circulez y a rien à voir
– PrEP? Allez à Périgueux
– Stéribox, un accès effectif à maintenir
– Chemsex, des utilisateurs nouveaux à accompagner

Le VIH en Dordogne

Bergerac compte 27000 habitantEs et son territoire 100000 habitants (soit 120 communes), soit la 2ème aire urbaine de Dordogne, après celle de Périgueux. La Nouvelle Aquitaine compte environ 7500 séropositifVEs suivies en 2016. Il y aurait 1436 séropositifVEs non diagnostiquéEs.

Préservatifs gratuits, une disponibilité à questionner, un manque réel

La Dordogne n’a reçu en 2019 comme dotation de l’ARS Nouvelle Aquitaine que 8 000 préservatifs pour toute l’année. Cela est nettement insuffisant. Le CeGIDD de Bergerac est en tension dans ses stocks dès mai et demande l’aide matérielle aux associations dont ce n’est pas le rôle de suppléer aux carences publiques en matériel de prévention.

Les demandes supplémentaires ne pouvant pas être satisfaites, les ActupienNEs ont dû trouver des solutions alternatives. Au final, en 2019 nous mettons à disposition 11 800 préservatifs dans 3 lieux différents de Bergerac (2 bars et les Restos du Cœur), en plus des 3 000 préservatifs externes et internes distribués lors de nos stands.

Dépistages anonymes et gratuits, c’est ouvert ?

Les horaires d’ouverture du CeGIDD de Bergerac sont insuffisants et non adaptés au rythme de vie des habitantEs. A partir de septembre, le CeGIDD va perdre la moitié de son temps d’ouverture :

par mois 8h (1h 2 jours par semaine à midi) + 3h (un lundi matin chaque mois).

La différence est criante avec les horaires de Périgueux où le CeGIDD est ouvert 60h par mois contre 11h à Bergerac, à niveau de population équivalent.

Dépistages par TROD, on se repose sur les structures associatives

Le CeGIDD ne fait pas de dépistages par TROD pour le VIH, le VHB et le VHC, ceci est laissé aux associations aux moyens limités. Pour 2020, le CEGIDD de Périgueux a prévu de se doter d’un camion pour la réalisation de TROD VIH/VHC. Nous nous interrogeons sur la fréquence de ces opérations et sur les villes et quartiers touchés. Le camion ira-t-il à Bergerac ?

Autotests, trop chers et trop peu disponibles en pharmacie !

Face à un accès limité au dépistage gratuit et anonyme en CeGIDD et par TROD et à côté des tests en laboratoires sur prescription médicale, les autotests sont un autre outil mis à destination de la population.

Sur Bergerac, la disponibilité des autotests en pharmacie est très aléatoire, toutes n’en ont pas en stock ou celui-ci est très faible, un à 2 exemplaires disponibles. De plus, le prix de 30eur est inabordable pour la population locale aux ressources limitées, donc il ne se vend que très peu d’autotests.

TPE (Traitement Post Exposition), circulez y a rien à voir

Aucune demande de consultation pour un TPE n’a été faite en 2017 au CeGIDD de Bergerac. Ceci est absolument anormal, au-delà de l’impact des horaires d’ouverture limités.

Preuve criante de la méconnaissance de la population pour cet outil qui réduit les risques de contamination au VIH après une exposition.

PrEP ? Allez à Périgueux

Le CeGIDD de Bergerac ne propose pas la PrEP, il faut donc se rendre à Périgueux, où une consultation a débuté il y a seulement un an. 1h30 de bus sont nécessaires si l’on ne possède pas de voiture, pour être inclusE dans ce protocole.

Stéribox, un accès effectif à maintenir

L’accès aux kits de stéribox (matériel d’injection à usage unique) dans les pharmacies est une obligation, rappelée par le Conseil de l’ordre des pharmaciens.

Sur Bergerac, cet accès est effectif, assuré entièrement par le CAARUD qui fournit aux pharmacies ces kits en quantités suffisantes. Il reste malgré tout un nombre faible de pharmacies qui refuse d’en prendre et d’en fournir, ayant une attitude discriminante envers une patientèle d’usagerEs de drogue.

Chemsex, des utilisateurs nouveaux à accompagner

La pratique du chemsex (usage de drogue, notamment injectable, en contexte sexuel) est en augmentation sur Bergerac. C’est visible à travers les sollicitations sur les appli de rencontres homosexuelles.

Le CAARUD a également reçu de nouvelles personnes depuis  2018, qui pratiquent le chemsex, et sont ignorantes des règles de la réduction des risques. Cela a et aura un impact sur les contaminations au VIH, au VHC et autres IST et sur la gestion des conduites addictives liées à l’usage de drogue. 

Par notre présence visible et régulière à Bergerac, nous faisons bouger les lignes, les habitantEs nous reconnaissent et apprécient cet apport d’informations et de matériel de prévention. C’est maintenant aux autorités politiques et sanitaires, locales et régionales, d’assumer leur rôle et de mettre les moyens pour lutter efficacement contre le VIH et les IST.

Communiqué Bergerac lutte contre le sida Les ActupienNEs 24 09 2019

Contacts :
Antenne de Bergerac Jean-Jacques MALBEC lesactupiennesbergerac@gmail.com 0606466409
Paris, Pôle prévention, Mikaël ZENOUDA coordination@lesactupiennes.fr 0613508980

Mise en avant

DON DU SANG Abstinence imposée aux gays et bis. 4 MOIS DE TROP

Nous relayons le communiqué de L’Inter-LGBT dont Les ActupienNEs sont membres et auquel nous avons participé à la rédaction. 

Depuis la révision des critères d’exclusion du don du sang de l’été 2016, les gays et les hommes bisexuels devaient s’imposer une abstinence sexuelle d’un an avant de pouvoir donner leur sang. La Ministre des Solidarités et de la Santé a rendu sa décision cette semaine d’abaisser la période d’abstinence à 4 mois, au terme de travaux d’études menés depuis 2 ans. Même si cette nouvelle mesure permet de favoriser l’accès au don du sang aux HSH, elle n’est en rien un motif de réjouissance : c’est maintenir une logique de population à risque plutôt que d’évaluation des comportements sexuels individuels. C’est faire perdurer une logique stigmatisante plus du tout en accord avec les connaissances du VIH et des hépatites et issue d’un vieux monde sanitaire très discriminant.

L’épidémie du VIH demeurant à un rythme élevé chez les gays, les bis et autres HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes) est la raison invoquée par les autorités sanitaires pour ces critères spécifiques. C’est faire fi de la diversité des comportements sexuels, de leurs fréquences, des situations amenant à des risques de contamination au VIH et aux hépatites et de l’utilisation d’outils de protection contre ces IST. C’est pourtant ce que l’étude COMPLIDON a permis de mettre en avant concernant les comportements des donneurs, notamment homos et bis.

L’Inter-LGBT rappelle que tout rapport sexuel entre hommes n’est pas une source de risque pour un potentiel don, contrairement à ce que sous-entendent ces critères ne définissant pas ce qu’est un rapport à risque. Nous dénonçons également la poursuite d’une posture sérophobe étatique organisée, en maintenant l’interdiction des partenaires de personnes séropositives au VIH, d’autant plus quand la charge virale est indétectable, si elles et ils n’ont pas été abstinentEs sexuellement durant les 4 derniers mois précédant le don. Ces deux critères d’exclusion au don du sang envoient des messages contreproductifs en termes de prévention contre le sida et les IST et de stigmatisation des personnes gays et des bis.

Le débats lors des réunions du comité de suivi a également pointé l’influence d’une période d’abstinence trop strict, non réaliste et non viable sur la durée, poussant les personnes concernées à ne pas respecter ce critère. L’égalité de traitement entre touTEs assurerait un meilleur respect de ces critères, des comportements préventifs adéquats et des réponses au questionnaire pré-don reflétant la réalité, cela au bénéfice de la sécurité du don pour les receveurSEs.

Enfin, la Ministre des Solidarités et de la Santé s’est prononcée à l’Assemblée Nationale au sujet du renforcement de l’information aux donneurSEs, en amont du don, mesure étonnamment absente de son communiqué de presse du 17 juillet 2019[1]. Elle s’appuie sur le projet INNOVADON 2020 que veut lancer l’EFS. C’était une de nos réclamations destinée à faire rentrer le donneur dans une dynamique de prise en compte de sa santé globale et d’adoption de comportements préventifs ; nous serons soucieuxSES de son contenu et de sa mise en œuvre effective, déjà échaudéEs par l’absence de communication lors des précédents changements de critères et des réunions à ce sujet qui n’ont débouché sur rien.

L’Inter-LGBT s’étonne également du calendrier annoncé, soit une révision effective dans 7 mois, alors que la modification du texte de l’arrêté est simple, tout comme sa mise en application, alors qu’il n’avait fallu que trois mois lors de la précédente révision de 2016. Nous déplorons également la méthode opérée pour diffuser ces annonces, par voie de presse, ignorant sciemment les associations avec lesquelles le Ministère a travaillé continuellement au sein du comité de suivi, qui devra poursuivre ses travaux dans ce nouveau cadre réglementaire avec l’ensemble des parties prenantes.

Dans ce contexte ne faisant que maintenir le critère d’abstinence pour les homos et bis au don du sang, nous le répétons : abstinence, 4 mois de trop !

Nous réclamons :

 L’égalité de traitement entre touTEs quelle que soit son orientation sexuelle et non sérophobe par une évaluation basée sur les comportements individuels tout en maintenant le niveau de sécurité transfusionnel suffisant ;

La poursuite des études de compliance des donneurSEs, à la suite de COMPLIDON ;

De nouveaux calculs de risques résiduels en fonction de plusieurs scenarii plus précis et sur des bases plus solides que ceux menés jusqu’à présent ;

L’information des donneurSEs sur les critères d’exclusions et les moyens adéquats pour ne pas faire courir un risque aux receveurSEs, dans tous les médias, généralistes comme communautaires ;

Le respect de la démocratie sanitaire en invitant à la table des discussions du Ministère les associations de travailleurSEs du sexe et d’usagerEs de drogues sur les critères d’exclusions visant leurs partenaires, renforcés en 2016 sans qu’elles aient été auditionnées.

Contact presse Les ActupienNEs :

Mikaël ZENOUDA, responsable du pôle Prévention, 0613508980, coordination@lesactupiennes.fr


[1]https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/don-du-sang-hsh

Mise en avant

SIDA, POURTANT T’AS PAS L’AIR MALADE !

Au plus profond de nos vies de séropos se cache un virus. 

Virus du rejet 88 % des jeunes franciliens déclaraient qu’ils refuseraient d’avoir des rapports sexuels même protégés par un préservatif avec une personne séropositive (enquête KAPB).

Virus de la précarité ; La « pauvreté en conditions de vie » touche près du tiers des séropos contre 13% de la population générale (enquête Vespa 2).

Virus de la solitude ; plus de la moitié des séropos sont célibataires (5ème enquête sur les discriminations), 40% vivent seules (55% chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes), auxquelles s’ajoutent ceuxCELLES qui vivent seulEs avec des enfants (8,6 %) (enquête Vespa 2).

Virus qui nous tue toujours, à petit feu :

CANCER : 1ère cause de mortalité des séropos, 36 % des décès annuels (Rapport Morlat). 

MALADIES CARDIO-VASCULAIRES : 10 % de décès dus à des infarctus du myocarde, des accidents vasculo-cérébraux (AVC) et des insuffisances cardiaques.

INSUFFISANCE RENALE : 5 à 10 fois plus de risque de souffrir d’insuffisance rénale chronique et aigue que la population générale.   

MALADIES METABOLIQUES (diabète, lipodystrophies, dyslipidémie) : les séropos de plus de 50 ans ont une prévalence du diabète de 10% (Dat’aids, 2000-2013). 

TROUBLES COGNITIFS : la proportion de séropos, exposéEs à une déficience cognitive parce qu’ils sont infectéEs depuis de nombreuses années ou simplement parce qu’ils avancent en âge, ou les deux, ne cesse d’augmenter. 

COINFECTION AVEC UNE HEPATITE : 16% des personnes infectées par le VIH sont co-infectées par le VHC, 7% par le VHB (rapport Morlat).

ETC. 

On nous regarde, on nous scrute et certainEs se permettent de nous dire :

« Pourtant, t’as pas l’air malade ! »

Mais faire face à votre sérophobie quotidienne, basée sur des fantasmes imbéciles, la subir dans nos amours ou même pour du cul, devoir tout le temps faire des pieds et des mains pour avoir accès à nos droits sociaux (Allocation Adulte Handicapé, Couverture Maladie Universelle-[Complémentaire], …), faire suivre et récolter les effets de l’infection et de ses comorbidités, n’est pas une partie de plaisir anodine. Ce virus nous en fait baver à vie.

IlELLEs leur répondent, en tant que séropo : « survivre finit par me tuer ». 

Alors, en cette marche des fiertés, on se cache dans des jeux de mots et aux éclats nous rions : 

« Pourtant, t’as pas l’air malade ! »Faire face à votre sérophobie quotidienne, basée sur des fantasmes imbéciles, la…

Gepostet von Les Actupiennes am Montag, 1. Juli 2019

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EXPO Les ActupienNEs: Les LGBTI & Séropos face au papillomavirus à la Pride Marseille

VERNISSAGE & LANCEMENT DE LA BROCHURE: le jeudi 4 juillet à partir de 18H30 en présence de militantEs ActupienNEs.

L’exposition durera jusqu’au 9 juillet au soir

Les ActupienNEs sont heureuSEs d’être accueilliEs par le Pulse bar pour la Pride Marseille.  Nous poursuivons notre tour de France de l’exposition pour  diffuser la brochure sur le papillomavirus humain et les pathologies associées chez les séropos et LGBTI+.
Dans le cadre de cette brochure, des vitraux ont été créés :
il s’agit d’exposer les illustrations de la brochure, c’est-à-dire 6 pièces représentant chacun des séropos et/ou LGBTI atteintEs par une pathologie liée au papillomavirus humain. Brochure santé à destination des séropos & LGBTI distribuée en partenariat avec Enipse Prévention Santé

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TOGETHER ALONE

Avant-première du film Together Alone de PJ Castelanetta

Mardi 18 juin 2019 à 20h00 au cinéma Grand Action (Paris 05)
Avant-première du film de PJ Castelanetta puis débat avec le réalisateur (sous réserve) & Les ActupienNEs autour de la lutte contre le Sida hier et aujourd’hui, de la représentation de l’épidémie au cinéma et les questions préventions ou vivre avec le VIH du public.

Together Alone est un film enthousiasmant, touchant et intelligent que nous ne pouvons que vous recommander chaudement. Il aborde avec intelligence des questions que l’on se pose touTEs à tous les âges de la vie. Encré dans une période d’hécatombe de l’épidémie du VIH/sida, il se révèle intemporel.

Ce film de 1991, réalisé par P. J. Castellaneta, fut l’objet d’une sortie française confidentielle en 1992. Dans le cadre des 50 ans des événements de Stonewall, Together Alone bénéficie, à partir du 26 juin 2019 (à Paris au Cinéma Grand Action, rue des Ecoles, dans le 5ème arrondissement), d’une reprise sur nos écrans dans une version restaurée. C’est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir cette œuvre cinématographique de grande qualité qui a obtenu le Teddy Award du meilleur film à la Berlinale aux films qui célèbrent l’homosexualité au cinéma. Rappelons que parmi les récipiendaires de ce prix figurent des artistes aussi majeurs que Pedro Almodóvar, François Ozon ou John Cameron Mitchell.

Film indépendant et à petit budget, Together Alone est un huis-clos entre deux hommes que tout sépare et tout rapproche. Ils se rencontrent dans un bar, se séduisent et font l’amour dans un appartement. Tacitement, ils décident que ce rapport sera non protégé. Inutile de rappeler qu’en 1991 l’épidémie de sida est à son pic et, qu’en l’absence de traitements efficaces, toute contamination équivaut à une condamnation à mort presque certaine.

Pourtant, très vite le film rebondit sur ce sujet pour le poser en second plan et établir entre les deux protagonistes un échange sur des questions aussi universelles que le désir, la sexualité, l’identité, l’amour, la fidélité et son pendant nécessaire, l’infidélité, la responsabilité, la confiance, l’histoire familiale.

Deux visions tour à tour se confrontent, s’épousent puis s’opposent à nouveau. Le spectateur devient partie prenante de cet échange à cœur ouvert. Impossible de ne pas se sentir concernéE par les sujets abordés. Ces questionnements débattus mais jamais tranchés suscitent à l’égard des deux personnages une certaine ambivalence. Parfois sympathiques, parfois antipathiques, toujours émouvants, ils sont profondément humains. Pétris de contradictions, de désillusions, d’espoirs et de rêves, ils sont eux mais ils sont aussi nous, homos, lesbiennes, biEs, hétérosexuelLEs, trans, intersexes. Ils transcendent les clivages pour mieux montrer que, quelque soit son orientation sexuelle, la complexité du rapport à l’autre pour une nuit ou pour une vie est la même.

Impossible alors de rester insensible. Pourtant, le tour de force de Together Alone est qu’il ne place jamais leA spectateurRICE dans une position de jugement. Ici, il n’y a pas de bon et de mauvais. Juste deux solitudes réunies le temps d’une nuit. Et l’on se retrouve à espérer que ces deux-là ne se quittent jamais.

Si le film semble fonctionner essentiellement sur ses personnages et ses dialogues, Together Alone est pourtant un objet cinématographique à part entière. Le noir et blanc, le montage et les mouvements de caméra parfois heurtés, parfois ouatés, épousent parfaitement le corpus constitutif de l’œuvre autour du Ying et du Yang.

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Brochure – Les LGBTI et séropos face au HPV

Il y a des papillons de nuit, il y a des papillons de jour. 

Il y a des papillons qui peuvent stopper vos nuits d’amour,
Poussant sur et dans vos organes, vous menant jusque sur la table d’opération.  Il y a des papillons malins qui peuvent mettre fin à vos jours.   La métaphore du papillon pour parler du papillomavirus humain (HPV),  virus causant des verrues génitales et cancers, parmi lesquels les cancers de l’utérus et de l’anus.   Nos personnages de verre représentent enfin ces pathologies chez les séropos et LGBTI, comme il est très peu coutume, alors que ce sont les plus exposéEs.  Le papillon s’est posé sur : une femme séropositive, un couple d’hommes sérodifférents,  une femme trans séropositive, un couple de femmes,  un garçon trans né avec un utérus, et un homme gay.

La brochure vise à informer sur les pathologies résultantes de cette infection au sein de nos minorités de séropos et LGBTI.  Il est décrit la prise en charge des pathologies et sont dénoncés les manquements du système de soins actuels face à ce sujet,  à l’heure où la vaccination contre le papillomavirus humain n’est toujours pas recommandée aux jeunes garçons.  

Vous pouvez télécharger la brochure ci-dessus et/ou commander gratuitement des exemplaires imprimés par mail sur contact@lesactupiennes.fr

Si vous désirez montrer dans votre ville l’exposition itinérante des vitraux illustrant la brochure (accompagnée d’exemplaires imprimés), n’hésitez pas à prendre contact avec nous sur contact@lesactupiennes.fr

Par l’association Les ActupienNEs
Maquette par Denis Garnier
Vitraux par Rémy Hamai
Relectures par le Collectif Intersexes et Allié.e.s et par le Dr Laurent Abramovitz
Soutien de l’Enipse pour la diffusion

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Argumentaire suite aux études réalisées par Santé Publique France sur le scenario envisagé d’ouverture plus large des critères de sélection des HSH au don du sang

Position partagée par Les ActupienNEs, Bi’Cause, l’Inter LGBT, LGBTQI-Pouppette, Les Séropotes et Urgence Homophobie 

Depuis la révision des critères de sélection des candidats homos, bis et HSH au don du sang de l’été 2016, passant d’une interdiction totale à une interdiction temporaire, sur condition d’un an d’abstinence sexuelle avec un partenaire de même sexe, au regard des études menées ensuite par les agences sanitaires (Complidon, étude de risques résiduels en cas l’abaissement de la durée d’abstinence à 4 mois ou en cas d’égalité avec les donneurs hétérosexuels basée sur 1 partenaire dans les 4 mois précédant le don), les ActupienNEs, Bi’Cause, l’Inter LGBT, LGBTQI-Pouppette, les Séropotes et Urgence Homophobie plaident pour une modification des critères d’interdiction au don du sang allant dans le sens d’une égalité totale de traitement entre individus quel que soit son orientation sexuelle, donc penchant pour le scenario 2 présenté à la ministre de la santé (1 partenaire dans les 4 mois précédant le don).

 Notre position se développe sur les 3 points suivants.

1 / Pas d’augmentation du risque actuel et futur par rapport à la période pré-révision

L’étude Complidon de Santé Publique France a rendu un tableau positif en termes de sécurité du don suite à la modification des critères d’ajournement du don du sang aux homos-bisexuels à l’été 2016. Si des lots ont été identifiés contenant du VIH, leur nombre n’augmente pas suite à cette révision, elle concerne les mêmes publics, les femmes hétérosexuelles et les hommes homo-bisexuels ou ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH). Parmi eux, les hommes identifiés comme séropositifs étaient à des stades précoces, de moins de 6 mois après la contamination, en même proportion avant et après la révision.

A partir de ces données et du calcul de l’incidence au VIH chez les HSH, il a été possible de calculer le risque résiduel de cette révision sur le nombre de poches récoltées contaminées. S’il était de 1/6 000 000 avant 2016, il a été calculé de 1/5 200 000 sur la période 2015-2017, donc une différence trop faible pour estimer un surrisque. Il faut préciser, de surcroit, que sur la période juillet 2016 – décembre 2017, après la révision, le risque est de 1/6 400 000 soit le niveau global d’avant révision.

Les calculs des risques résiduels en fonction des 2 scenarii pour une nouvelle révision des critères montrent que ce risque ne diffère pas soit de la situation actuelle (scénario 1) ou de celle antérieure à l’été 2016 (scénario 2).

Le scénario 1 basé sur une condition d’abstinence de 4 mois pour les donneurs HSH présente un risque résiduel équivalent à celui calculé dans l’enquête Complidon sur la période actuelle d’une abstinence d’un an. Cela n’est guère étonnant, eu égard au comportement en vie réelle des donneurs HSH, qui n’ont pas tous été compliants à cette abstinence sur un temps aussi long, mais qui n’ont visiblement pas représenté de risque augmenté sur le nombre de poches détectées contaminées au VIH.

Le scénario 2 basé sur une condition d’un partenaire dans les 4 mois précédant le don présente un risque 1,5 fois supérieur à celui actuellement (1/ 4 300 000), mais il rejoint le niveau du risque résiduel de la période des 18 mois antérieurs au changement de critères calculé au sein de l’étude Complidon (1/4 350 000) et est moins élevé que le risque résiduel de la période 2011-2013 (1/3 450 000). Il est intéressant de souligner cela, sachant qu’il y avait déjà des HSH qui donnaient, contrevenant à l’interdiction totale en vigueur, et que sans l’insistance des associations LGBTI, la question de la remise à plat des critères d’interdiction des HSH n’auraient pas été soulevée et étudiée conduisant à la révision de 2016. Le risque résiduel d’avant l’été 2016 était donc considéré comme acceptable par les autorités sanitaires. Ce risque résiduel a donc été estimé être similaire si on établissait une égalité de critères quel que soit l’orientation sexuelle du donneur.

De plus, ces calculs sont des estimations avec leur marge d’incertitude. D’une part, pour le scenario 2, il a fallu calculer la proportion d’HSH ayant eu des rapports sexuels entre hommes dans l’année, mais pas dans les 4 mois, en extrapolant à partir de données approchantes sur 6 mois et au sein de l’étude ERAS 2017, qui a touché un public d’homos et de bis fréquentant des réseaux communautaires, plus fréquemment exposés à un risque de séroconversion que l’ensemble des HSH et des homos n’évoluant pas dans ces contextes. La donnée calculée est donc sur une hypothèse haute de risque et influence le calcul de risque résiduel final.

D’autre part, les calculs de risques en vie réelle ont montré un risque beaucoup plus faible que celui estimé suite à la révision de 2016, suite à une meilleure adhérence aux critères (compliance), il ne serait pas étonnant que nous assistions à la même dynamique quel que soit le scenario.

De toute évidence, ne pas faire évoluer le critère d’inclusion des HSH au don du sang vers plus de souplesse et vers l’égalité relèverait d’un statu quo incompréhensible au vu des études de risques à notre disposition.

2/ pour une évaluation des risques basée sur les comportements individuels de la personne se présentant au don, englobant la prise en compte de ses comportements préventifs et des acquis des données scientifiques les plus récentes (notamment le TAsP et la PrEP) et améliorant la compliance

– Une population homo, bi, HSH hétérogène à la lumière des études

L’apport de Complidon est d’interroger les donneurs sur leurs pratiques et les raisons de leur non compliance aux règles établies par l’EFS. Alors que les critères édictent les mêmes règles pour tous les HSH, à partir des analyses épidémiologiques sur le VIH/sida dont les dynamiques de contaminations par population, il faut rappeler que les comportements varient suivant les individus : par exemple, il a été estimé par Santé Publique France qu’à Paris 1 homosexuel sur 5 est séropositif, ce qui veut dire que 4 sur 5 sont séronégatifs sans qu’ils soient voués à changer de statut. Au sein des donneurs HSH de Complidon ayant eu des relations sexuelles dans les 12 derniers mois, donc non compliants, 6.36% ont eu au moins 2 partenaires dans l’année, 22% furent monopartenaires, 11% n’ont eu qu’une relation sexuelle avec un homme dans l’année.

L’EFS ne prend pas en compte cette diversité de comportements quand il décide de réfléchir en termes de populations à risque suivant les dynamiques épidémiologiques. C’est mettre sur le bas-côté, en plus d’imposer une norme d’abstinence sexuelle d’un an, des gens qui pourraient rentrer dans le don sans faire courir de risque au receveur.

– Des critères qui doivent prendre en compte les normes actuelles de prévention

Alors que les campagnes grand public de prévention du VIH et des IST insistent sur la palette actuelle des outils à combiner, pour s’en préserver, les critères au don du sang visant les HSH sont monolithiques par leur préférence de l’abstinence.

Pour l’EFS, un rapport sexuel entre hommes protégé par un préservatif reste un rapport à risque. La logique d’imposition de l’abstinence sexuelle, qui a échoué dans toutes les politiques passées aux Etats-Unis et dans plusieurs pays africains, sous influence religieuse, montre que l’outil prophylactique qu’est le préservatif ne serait pas fiable alors qu’il reste la norme centrale des politiques de prévention étatiques. Comment s’étonner que 41% des HSH qui ont donné leur sang en ayant eu une ou plusieurs relations sexuelles dans l’année aient justifié leur acte par l’utilisation systématique d’un préservatif ? C’est par la confiance mise dans cet outil et son efficacité préventive avérée qu’ils évaluent leur aptitude à donner sans risque.

De même, l’arrivée de la PrEP n’a pas changé cet axe, puisqu’unE donneurSE ayant unE partenaire sous PrEP depuis 4 mois n’est pas considéréE comme sûrE pour donner son sang. C’est ne pas prendre en compte le suivi médical des personnes sous PrEP, les dépistages tous les 3 mois et le traitement des IST, si elles se présentent et sont diagnostiquées, puisque non arrêtées par la barrière médicamenteuse. C’est donc un risque qui baisse pour sonA partenaire.

Mais encore, l’EFS ne prend pas compte la donnée essentielle, validée scientifiquement ces dernières années, que représente le TAsP, soit le traitement comme prévention, qui permet aux séropositifVEs au VIH sous traitement d’arriver à une charge virale indétectable et de n’être plus contaminantE pour sonA partenaire séronégatifVE, potentiellement candidatE au don du sang. Pourtant, celuiELLE-ci restera refuséE au don parce qu’en couple avec une personne séropositive, quel que soit le niveau de sa charge virale, et se verra imposer une période d’abstinence sexuelle de 4 mois avec sonA partenaire.

Enfin, alors que l’hépatite C se guérit grâce à la mise à disposition des nouveaux traitements efficaces, les antiviraux à action directe, les personnes anciennement infectées restent interdites à vie et ne rentrent pas dans la catégorie d’une contre-indication de 4 mois après la guérison d’une IST ou d’un an, comme pour la syphilis. C’est contradictoire avec le fait d’accepter unE donneurSE dont leA partenaire a une ARN au VHC négative depuis plus d’un an, donc considérée comme guérie.

– une compliance qui augmente à mesure que la norme d’inclusion est plus souple et plus réaliste Les commentaires issus des donneurs interrogés dans Complidon montrent que l’abstinence est majoritairement rejetée :

D’une, son principe même est contrecarré par l’emploi du préservatif ;

De deux, la durée est l’autre problème, parce que non réaliste et viable sur une si longue durée et de manière répétée. Ce problème avait déjà été soulevé, tant par les associations LGBTI et de santé que par la DGS, lors des discussions préparant aux modifications des critères en 2016 ; pourtant c’est la durée la plus longue qui fut choisie ;

De trois, cette abstinence visant uniquement les HSH est vécue comme une discrimination alors que 58% de donneurs HSH sondés ne veulent pas être jugés d’après leur orientation sexuelle. D’autant plus que se basant sur les dynamiques épidémiologiques du VIH/sida, il devrait avoir également des critères spécifiques visant les jeunes dans leur globalité (qui présentent le plus grand nombre de contaminations aux IST), les femmes hétérosexuelles cisgenres (parce que le vagin est physiologiquement plus vulnérable aux contaminations que le pénis) et les personnes originaires d’Afrique subsaharienne (qui représentent l’autre grande population touchée par les contaminations à côté des HSH), hors ce n’est pas le cas, il n’y a que les HSH et leurs partenaires qui sont spécifiquement visés par l’EFS.

Tant que les critères d’exclusion seront à un tel niveau de dureté au point d’être déconnectés des comportements et des données scientifiques sur les risques de contamination (préservatif, TAsP, PrEP, fenêtre silencieuse des tests de dépistage (9 pour le VIH, 22 pour le VHC)) et rejetés par les personnes analysant leurs comportements préventifs, il y aura de forts taux de non compliance. A cela s’ajoute le fait que la non compliance existait déjà avant la révision de 2016 et que les comportements actuels n’ont pas fait augmenter le risque résiduel sur le volume de poches contaminées.

Ainsi, ce qui ressort des données de Complidon est que le taux de compliance et la véracité des comportements rapportés lors des entretiens et le niveau de dureté des critères sont inversement proportionnels. Les donneurs HSH associés à des taux non négligeables de non compliance en fonction de certains critères seraient davantage compliants avec des critères moins drastiques et rapporteraient davantage leurs comportements réels lors des entretiens pré-dons. Il y a donc tout intérêt à aligner les critères d’inclusion des HSH sur les hétérosexuels.

3/ Faire rentrer le donneur dans une dynamique de prise en compte de sa santé globale et d’adoption de comportements préventifs

Les préoccupations autour de la non compliance des donneurs sont à mettre en balance face au peu de recherches de diffusion d’informations auprès de ceux-ci permettant de leur faire prendre conscience de leurs comportements, de leur aveuglement conscient ou inconscient face à certaines échelles de risques dépendant du milieu dans lequel ilELLEs évoluent et des relations qu’ilELLEs nouent, et face au besoin de davantage de pédagogie autour de la notion de fenêtre silencieuse des tests de dépistage pour l’infection à VIH.

Nous constatons positivement le changement de braquet de la part de l’EFS, en lançant le projet INNOVADON 2020, alors que les discussions en 2015-2016 sur l’information aux donneurSEs n’avaient pas été suivies d’effets.

Nous poussons à la réalisation de campagnes d’incitation au don explicitant certains critères d’exclusion ou détaillant les comportements préventifs à avoir pour pouvoir se présenter au don sans crainte de se faire refouler. Il faut sortir d’une communication de crise, seule reprise par les médias, sur le besoin de poches de sang par crainte d’une pénurie alors que cela ne s’est jamais produit. Cette information est à délivrée à l’issue des entretiens faits avant chaque don pour que leA candidatE maintiennent des comportements adaptés à son intégration au don du sang.

Cela peut se traduire par une plaquette sur les modes de contamination aux IST, par la palette d’outils de prévention à notre disposition, par les différents modes de dépistages existants, par un planisphère des maladies tropicales, les zones à risques et les dynamiques de progression des épidémies affiché ou diffusé par vidéo.

L’incitation au dépistage doit être répétée, pour que ce geste devienne habituel, surtout dans un contexte national où 30000 personnes ne connaissent pas leur séropositivité au VIH et peuvent venir se présenter au don sans conscience du risque. Nous recommandons la délivrance d’un autotest de dépistage et une ordonnance pour un test en laboratoire, après l’entretien, que leA candidatE soit acceptéE ou refuséE au recueil de son sang. Des publicités générales de l’EFS doivent insister sur ce geste préventif dans le cadre d’une démarche de don.

Les vaccinations contre les hépatites A et B et le papillomavirus (HPV) doivent également être l’objet de promotion.

Ces actions d‘informations, au sein des centres, en plus de la communication externe, n’auront d’impact que si le cadre pour recueillir la parole de la personne lors du questionnaire et de l’entretien est bienveillant et non suspicieux et garant de la confidentialité des données délivrées. Ces problèmes de bienveillance et de confidentialité ont été soulevés par 10% et 7% des HSH non compliants au sein de l’étude Complidon.

Ces actions de prévention relayées par l’EFS doivent avoir pour but que leA donneurSE considère que le souci de sa santé globale est primordial pour assurer la santé du/de la receveurSE par le sang qu’ilELLE aura donné.

Sans cette pédagogie active, pré-pendant-post entretien et don, il n’est pas étonnant que les donneurs, notamment HSH, autoévaluent leurs comportements et ne soient pas compliants à certains critères d’exclusion, surtout quand ceux-ci semblent et sont disproportionnés.

En conclusion, si le don du sang n’est pas un droit, puisque le seul droit est celui à la sécurité du receveur d’avoir un produit sanguin sûr de toutes maladies, nous pouvons dire que c’est dans la perpétuation de critères de sélection basés sur des populations à risques, visant une catégorie de personnes (les HSH, tout comme les partenaires de travailleuse du sexe ou d’usager de drogue) et non basés sur les comportements individuels, associée à la non prise en compte des outils de prévention actuels validés par la recherche que sont le préservatif, la PrEP et le TAsP, et un déni d’informations fournies sur le rappel des actions préventives à adopter (protection, dépistage) pour prendre soin de santé et continuer à être unE candidatE au don du sang, que réside l’aspect discriminatoire des critères actuels visant les personnes homo-bisexuelles et HSH.

Faire évoluer ces critères vers l’égalité de traitement entre touTEs fera cesser cette situation vécue comme injuste, améliorera la compliance et ne fera pas courir plus de risques qu’antérieurement à la révision de 2016.

Epilogue : Une démocratie sanitaire à éprouver

Nous insistons sur la poursuite des relations entre les acteurs associatifs et les instances sanitaires dans l’échange d’informations nécessaires à la poursuite d’un don du sang sûr et non discriminatoire.

D’une part, la révision espérée des critères débouchera sur une nouvelle enquête de compliance des donneurSEs de sang et un nouveau calcul de risques en vie réelle. Nous demandons l’inclusion des associations dans la rédaction des questions de Complidon2, pour éviter certains manques mis en évidence dans la première étude, déjà notifiés lors des réunions de travail en 2016 (recours au dépistage, comportements en fonction du contexte réglementaire, évolutions possibles, etc), sur le modèle de co-construction du questionnaire pré-entretien actualisé suite aux modifications des critères en 2016 et de celui de l’étude Complidon.

D’autre part, nous réclamons l’inclusion des associations d’usagèrEs de drogue et de travailleurSEs du sexe à la table des discussions avec les autorités concernées, pour réviser les critères d’inclusion visant leurs partenaires, qui ont été durcis à l’été 2016 sans qu’elles soient auditionnées auparavant.

Contacts :

Les ActupienNEs :
Mikaël ZENOUDA, responsable du pôle Prévention, 0613508980, coordination@lesactupiennes.fr

Inter-LGBT :
Laurent JOURDAIN-DEDIEU, délégué Santé, 0681103040, laurent.jourdain-dedieu@inter-lgbt.org

Les Séropotes :
Roman KRAKOVSKY, président, 06 19 80 52 14, president@seropotes.org

Pourquoi le don du sang et ses critères intéressent et interrogent la lutte contre le sida ?

Epidémiologie

– les critères d’ajournement se basent sur l’épidémiologie du VIH/sida et des IST (évolutions des contaminations sur une année et au sein d’un groupe donné) pour justifier des ajournements visant des catégories de population (homos-bis et HSH, travailleurSEs du sexe, usagèrEs de drogue et leurs partenaires).

– les instances sanitaires bien connues de la lutte contre le sida et de ses associations travaillent sur la mise en oeuvre du don du sang (Santé Publique France, Institut National de Veille Sanitaire, Direction Générale de la Santé).


Dépistage

– les outils de dépistage les plus fins et techniquement performants sont utilisés sur les poches de sang collectées.

– la fenêtre silencieuse des tests de dépistage des IST empêchant de repérer une séropositivité très récente est utilisée parmi les raisons de critères d’ajournement spécifiques.

Prévention

– le don du sang a besoin que ses donneurSEs ne se contaminent pas pour conserver une base suffisante pour assurer ses réserves de poches de sang disponibles pour les receveurSEs en demande ; la prévention fait partie intégrante de la lutte contre le sida.

– les outils de prévention ne sont pas pris en compte dans la définition du risque ou de la protection lors d’un rapport sexuel (préservatifs, PrEP).
– l’EFS et la DGS ne reconnaissent pas la charge virale indétectable d’unE séropo comme protégeant d’une contamination pour sonA partenaire séronégatifVE (TAsP).

 – Un rapport sexuel à risque n’est pas défini par les instances sanitaires (EFS, DGS).
– l’abstinence sexuelle n’est pas un recours efficace en vie réelle pour réduire un risque de contamination au VIH et aux autres IST, alors qu’elle est imposée aux homos, bis et HSH. Elle est absente des discours de prévention associatifs et étatiques, mais employée par l’EFS et la DGS.

  – les donneurSEs ou futurEs candidatEs au don ne sont pas suffisamment informéEs sur le VIH et les IST (définitions, modes de transmission, outils de prévention).

 

En tant que patientEs expertEs, nous revendiquons notre place à la table de travail et notre parole publique sur le don du sang et ses critères d’exclusion.

Avis de 31 associations de patientEs dans le cadre de la consultation publique organisée par la HAS sur l’extension aux garçons de la vaccination contre le papillomavirus

Avis co-signé par 31 associations de patientEs issues des contre le sida, contre le cancer, pour la santé sexuelle et les droits des LGBTQI+ : Les ActupienNEs, Actions Traitements, Afrique Avenir, Afrique Arc-En-Ciel Paris IDF AAEC, Bi’Cause, Centre LGBT ADHEOS, Centre LGBT Côte d’Azur, Centre LGBTI de Touraine, Centre LGBTQI+ Paris IDF, COREVIH Haut de France, COREVIH Ile de France Sud, COREVIH Paca Ouest Corse, Le Crips IDF, Le Crips Sud, ELCS, ENIPSE, l’Inter-LGBT, HF Prévention, Homoboulot, Lesbian and Gay Pride de Lyon, Pari-T, Le Patchwork des Noms, Le Planning Familial, Perspectives Contre Le Cancer, Les Petits Bonheurs, Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence – Couvent de Paname, Les Séropotes, Sida Info Service, Sol En Si, Turbulence MLV. 

Envoyé via le formulaire de la consultation publique de la HAS (https://www.has-sante.fr/jcms/p_3116022/fr/consultation-publique-recommandation-vaccinale-sur-l-elargissement-de-la-vaccination-contre-les-papillomavirus-aux-garcons#toc_1_6) le lundi 25 novembre 2019.

Comme nous l’expliquions déjà dans un courrier daté du 24 septembre 2018 à l’attention du Comité Technique des Vaccination et de sa présidente d’alors, Mme Elisabeth Bouvet, propos réitérés dans la tribune interassociative du 9 mai 2019 , rassemblant 46 signataires, dont Les ActupienNEs ont été à l’initiative, sans réponse de la part de la HAS, notre position sur la vaccination universelle se base sur plusieurs constations, à la suite desquelles suivent nos conclusions sur l’avis provisoire de la HAS.

Les pathologies causées par le papillomavirus humain ont un poids important sur la santé de la population française : 5 à 10 % de tous les cancers en France sont causés par ce virus toutes localisations confondues (utérus, anus, pénis, vulve, gorge, etc.). Outre les cancers, les verrues génitales, aussi appelées condylomes, pèsent sur les vies, compte tenu de leur caractère récidivant et des opérations invasives, douloureuses, répétées, à subir quand ceux-ci sont internes (utérus, anus).

Les personnes séropositifVEs au VIH plus touchées

La prévalence des HPV chez les séropositifVEs est bien plus grande que chez les séronégatifVEs. Les défenses immunitaires amoindries n’aident pas à la clearance, c’est-à-dire à l’élimination du virus des tissus. Pour exemple, chez les personnes séropositives, trois quarts des femmes, la moitié des hommes hétérosexuels et presque tous les gays sont porteurs de ce virus au niveau anal.

Les séropositifVEs développent plus facilement des condylomes et ces condylomes sont beaucoup plus envahissants. A peu près 1 séropositifVEs sur 4 développe des condylomes. Une fois traités les condylomes ont un risque important de récidives.

L’espérance de vie des personnes séropositifVEs a augmenté pour atteindre celle de la population générale grâce à l’arrivée des traitements antirétroviraux. D’autres pathologies se greffent à l’infection VIH, dont les cancers. Une personne porteuse du VIH a un risque plus fort de développer certains cancers.

Le cancer de l’anus est un cancer rare ayant une incidence annuelle de 1,5 pour 100 000 personnes dans la population générale. Les personnes séropositives ont un sur-risque estimé à 29 fois celui de la population générale. Le sous-groupe le plus à risque est celui des gays avec une incidence annuelle de 75 à 137 cancers pour 100 000 personne, soit 30 à 100 fois celle de la population. Par ailleurs, son âge de survenue est plus précoce en cas de séropositivité (45 ans contre 62 ans). Le cancer de l’anus est le 3e cancer chez les hommes et le 7e chez les femmes séropositives.

Chez les femmes séropos

Les femmes séropos nées avec un utérus ont deux à six fois plus de risque de développer un cancer du col de l’utérus compte tenu de la baisse de l’immunité. Aussi le diagnostic de cancer du col est posé 10 ans plus tôt chez les femmes séropositives que chez les femmes séronégatives.

Les femmes trans séropositives très exposées

Peu de données sont présentes dans la littérature scientifique sur les personnes trans, étant pourtant une population très touchée par le VIH.

Bien qu’on ne puisse pas comparer des données de cohortes aussi facilement, les 34% de présence de lésions anales chez les HSH séropositifs de la cohorte de l’hôpital Bichat sont bien loin des 73% de lésions anales présentes chez les femmes trans séropositives de la cohorte transgenre M→F de l’hôpital Ambroise Paré présentées à la conférence Afravih 2012. Il y a plus qu’un facteur deux.

En plus des HSH et des personnes séropositives, les femmes trans sont donc très touchées par les pathologies liées aux HPV, qu’elles soient séropositives ou non. Du fait de leur plus grande précarité, de leur non accès aux droits sociaux, de la violence qu’elles subissent, les femmes trans ont plus de difficulté à rentrer dans le système de soin et donc y arrivent avec une pathologie aggravée. Par ailleurs un grand nombre de femmes trans exercent le travail du sexe et rencontrent alors plus fréquemment des souches de HPV, en raison du nombre de partenaire élevé.

Chez les lesbiennes 

Les lesbiennes ont moins tendance à réaliser un suivi gynécologique, parfois à cause de mauvaises expériences avec ces praticienNEs. Elles se sentent moins concernées par l’infection à papillomavirus, à l’origine de la majeure partie des cancers du col de l’utérus. Mais ce n’est pas parce les rapports sexuels vaginaux avec les hommes cisgenres ne sont pas pratiqués que l’infection à papillomavirus n’est pas possible. Les contacts digitaux et uro-génitaux peuvent également transmettre l’infection. Une étude anglaise a montré que les lesbiennes étaient dix fois moins nombreuses à pratiquer un test dans les trois ans, alors que l’étude concluait qu’elles étaient autant à risque de développer un cancer du col que les femmes hétérosexuelles.

La trop faible couverture vaccinale française

Il a été clairement démontré l’efficacité de des vaccins Gardasil® et Cervarix® contre les lésions dues aux HPV chez les filles. En Australie grâce à une vaccination réalisée à l’école et chez le médecin généraliste, il a été observé en 2011 la quasi disparition des condylomes chez femmes de moins de 21 ans. Mais en France, la couverture vaccinale est très faible et recule. En 2009 la couverture vaccinale des filles de 14-16 ans ayant reçu un schéma complet en 3 doses était estimée à 31%, en 2012 elle était de 22,9 %. Ceci est dû à plusieurs facteurs dont des craintes d’effets secondaires largement médiatisés, craintes que des études ont invalidées. Le fait que l’activité sexuelle de la jeune fille soit mentionnée dans les premières recommandations de 2007 où la vaccination commençait à 14 ans n’a pas aidé. Pour pallier à cela, les recommandations ont changé en 2013 en abaissant l’âge de la vaccination à l’âge actuel de 11 ans, ce qui a permis de retirer la mention d’activité sexuelle. Enfin un dernier facteur est celui du vaccin exclusivement réservé aux filles. La sexualisation de ce vaccin ne participe pas à son adhésion par la population. Derrière cette vaccination des filles uniquement, il y a l’idée que les hommes seront protégés indirectement par les femmes vaccinées lorsqu’elles étaient jeunes filles. Cette idée fonctionne quand la couverture vaccinale des jeunes filles est importante, ainsi une immunité de groupe apparaît.

Les gains d’une vaccination des garçons en plus des filles

Face à la faible couverture vaccinale française, une remobilisation pour inciter à ce que les jeunes filles soient vaccinées ne sera pas suffisante pour constater une amélioration. La seule option possible est d’augmenter la population à vacciner, c’est-à-dire de vacciner également les garçons.

Par ailleurs d’un point de vue éthique, les hommes ne peuvent pas se protéger aujourd’hui et ne sont pas protégés. La situation actuelle fait reposer la responsabilité de la prévention seulement sur les filles, sachant que l’on parle d’une IST qui touche les deux sexes. Vacciner les garçons désexualisera la vaccination.

Recommandation de vaccination pour les HSH de moins de 26 ans – Les HSH non protégés contre les HPV

La protection des hommes de manière indirecte par les femmes oublie complètement la protection des gays et bi. C’est pour cela qu’en février 2016, le Haut Conseil en Santé Publique a recommandé qu’un accès au vaccin anti-HPV soit proposé dans les CeGIDD et dans les centres de vaccination aux hommes de moins de 26 ans qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes. Mais cette recommandation est vaine, car elle implique que les gays et les bi se sachant concernés par une recommandation aillent se faire vacciner de leur propre initiative. Il est rare en effet qu’un gay ou bi parle de son orientation sexuelle à un médecin, qui plus est quand il est adolescent auprès de son médecin de famille. De plus, on sait que la vaccination a sa plus grande efficacité quand la personne vaccinée n’a pas encore rencontré de virus HPV, c’est-à-dire quand elle n’a pas encore eu de rapport sexuel. Ainsi, il faudrait vacciner les gays et bi au cours de leur plus jeune âge. Un argument de plus pour vacciner tous les garçons au même âge que les filles. La recommandation le sait, c’est pour cela qu’elle précise « le bénéfice de cette vaccination sera d’autant plus important que le début de l’activité sexuelle sera récent et que le nombre de partenaires passés sera faible ». De plus, les centres de vaccination n’ont pas reçu de budget permettant d’acheter les vaccins. Ces centres n’en ont donc pas dans la pratique.

En tant  qu’associations de patientEs, nous revendiquons :

  • La mise en place au plus vite de la vaccination universelle, non genrée, pour touTEs, contre le HPV, quel que soit son genre, son sexe ou son orientation sexuelle, de 11 à 14 ans, avec un rattrapage jusqu’à 19 ans, dans le sillage des recommandations de la stratégie nationale de santé sexuelle, du Conseil Nationale du Sida, plusieurs PRS2 de régions, de l’Académie de Médecine.
  • Le remboursement de la vaccination à 100%, au lieu de 65% actuellement, pour lutter contre les freins liés à la vulnérabilité économique, dans le même sens que l’avis de l’Ordre des Pharmaciens en 2019 et du Comité d’orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination présidé par le Pr Fisher en 2016.
  • La révision à la baisse du prix initial du vaccin Gardasil9, d’autant plus que sa cible sera élargie et qu’il est source de nombreux renoncements à la vaccination dû aux restes à charge importants dans un schéma à 2 ou 3 doses.
  • Maintenir et renforcer les campagnes de prévention grand public et communautaires, par l’État et les agences régionales de santé, avec la participation des associations dans leur élaboration.
  • La sensibilisation des professionnelLEs de santé, afin qu’ilELLEs proposent systématiquement la vaccination avec un schéma complet, notamment à l’école.
  • Renforcer, avec des financements propres, la vaccination dans les espaces les plus accessibles à une vaccination gratuite : CEGIDD et plannings familiaux, centres de vaccination, et étendre un accès au vaccin gratuit dans les centres de santé.

Nous ne pouvons plus attendre les retards successifs pris volontairement par la HAS considérant le sujet comme non prioritaire depuis sa saisine par la ministre de la santé et des solidarités en février 2018, elle-même qui tarda depuis son entrée en fonction en juin 2017 à actionner son administration.

Nous dénonçons la casse du principe d’expérimentation de la vaccination pour touTEs dans 3 régions par un amendement du gouvernement voté au sein du PLFSS 2019 qui le lie au rendu de l’avis de la HAS dont le retard a déjà occasionné le report à la rentrée scolaire 2020 des campagnes de vaccination dans les collèges en direction des garçons.

Ne pas établir maintenant une vaccination universelle, c’est permettre les futurs cancers de demain

De plus, cela permettrait pour les populations minoritaires et marginalisées :

De sortir la vaccination d’une vision binaire des genres et des corps, en ne faisant plus reposer la responsabilité de la prévention seulement sur les filles cisgenres, sachant que l’on parle d’une IST qui touche tout le monde.

De permettre aux hommes gays et bis, très exposés à ce virus et n’étant pas habitués à un suivi régulier par des urologues et des proctologues, d’être enfin protégés, puisque la seule vaccination des filles ne protégeait indirectement que les garçons hétéros.

De permettre aux personnes séropositives de mieux être protégées contre le papillomavirus en limitant sa circulation par une bonne couverture vaccinale. Ces personnes sont elles aussi très exposées au papillomavirus : sur-risque de développer un cancer de l’anus estimé à 29 fois celui de la population générale ; 2 à 6 fois plus de risques de développer un cancer du col de l’utérus pour les femmes séropos, avec un diagnostic de cancer du col posé 10 ans plus tôt que chez les femmes séronégatives.

De permettre aux personnes trans et aux personnes intersexes d’être mieux protégées contre le papillomavirus : en plus des gays et bis cisgenres et des personnes séropositives, les personnes trans sont très touchées par ces pathologies, qu’elles soient séropositives ou non, du fait de leur plus grande précarité, de leur non accès aux droits sociaux et de la fin du remboursement de la prise en charge gynéco des complications liées au HPV pour les hommes trans une fois obtenu leur changement d’état civil.

FICHE INFO n°1 : le risque cardio-vasculaire

Ce qu’est la pathologie :

Le risque cardiovasculaire est la probabilité de survenue d’une maladie ou d’un accident cardiovasculaire (maladies du cœur et des artères). Ce dernier est lié à l’existence de plusieurs facteurs qui peuvent être supprimés. Il est important de connaître son risque cardiovasculaire pour agir.

Chaque individu peut présenter un ou plusieurs facteurs de risque. Dans ce cas, il faut savoir que les facteurs de risque ne s’additionnent pas, mais ils se potentialisent, c’est-à-dire qu’ils s’aggravent l’un l’autre. On évalue pour chaque personne le « risque cardiovasculaire global ».

Il est important de connaître les facteurs de risque cardiovasculaire auxquels on est exposé et de ne pas les sous-estimer. S’il est impossible d’agir sur certains d’entre eux (âge, sexe…), plusieurs facteurs de risque peuvent être réduits ou supprimés (sédentarité, hypertension artérielle, surpoids…).

Quelques chiffres chez les séropos :

Chez les séropos, le risque de maladies cardio-vasculaires est 1,6 à 2 fois plus élevé qu’en population générale. Le risque d’infarctus du myocarde est 1,5 fois plus élevé.

L’augmentation du risque cardio-vasculaire peut être expliquée par :

  • une fréquence plus élevée de certains facteurs de risque habituels, tels qu’un tabagisme important et/ou la prise de substances psychoactives,
  • les effets de l’infection à VIH elle-même (inflammation, activité immunitaire, etc.),
  • les effets secondaires de certains ARV.

Évaluer le risque cardio-vasculaire :

L’infection à VIH est un facteur de risque cardio-vasculaire, dont il faut tenir compte pour l’évaluation du risque cardio-vasculaire, et la prise en charge des différents facteurs de risque associés.

Le niveau de risque cardiovasculaire global est évalué selon la classification européenne du risque cardiovasculaire, qui utilise les données de l’interrogatoire et l’outil SCORE (Systematic Coronary Risk Estimation). Ce risque est majoré par le niveau d’inflammation, liée à l’infection VIH, qui accélère les lésions vasculaires*.

Prévention et recommandations de prise en charge :

Des modifications du mode de vie sont recommandées en première intention, quel que soit le niveau de risque cardio-vasculaire**:

  • promouvoir une alimentation équilibrée et adaptée, au besoin, avec l’aide d’unE diététienNE,
  • promouvoir une activité physique régulière et une réduction du temps passé à des activités sédentaires,
  • entamer une démarche pour arrêter de fumer,
  • corriger d’éventuels facteurs de risque cardio-vasculaire : profil lipidique, hypertention artérielle, etc.

Hypertension artérielle :

La pression artérielle doit être contrôlée tous les ans chez toutes les séropos, avec les taux cibles appliqués en population générale.

La prise en charge des séropos hypertendues se base sur les recommandations en vigueur pour la population générale.

Avant de proposer un traitement antihypertenseur, le médecin doit vérifier le risque d’interaction avec le traitement antirétroviral, à partir des outils à disposition : logiciels d’aide à la prescription, tables spécifiques proposées par l’EACS. Ces interactions concernent principalement les inhibiteurs calciques. Elles peuvent être recherchées à partir du site https://www.hiv-druginteractions.org/

*https://www.portailvasculaire.fr/sites/default/files/docs/2017_has_risque_cardiovasculaire_fiche_memo.pdf
**https://www.portailvasculaire.fr/sites/default/files/docs/2017_has_risque_cardiovasculaire_modifications_mode_de_vie.pdf

L’instant prévention #BonnesRésolutions

Et si je me mettais au sport, et si je pratiquais une activité physique adaptée !

Qu’est-ce que l’activité physique ? Tout simplement, la réalisation de mouvements du corps par la contraction des muscles, augmentant ainsi la dépense énergétique.

Et l’activité physique ADAPTEE ?  Il s’agit de faire correspondre ces mouvements aux capacités, aux besoins et aux envies de la personne, notamment lorsqu’il s’agit d’une personne fragilisée comme une personne âgée, une personne en situation de handicap ou une personne malade.

Ce n’est pas du sport alors ? Non, dans la mesure où le sport est une activité physique associée à une performance ou à la compétition.

L’activité physique régulière est bénéfique pour le cœur, les os, le moral et diminue les risques de cancers et de maladies cardiovasculaires. C’est le médicament dont les séropos ont besoin.

Depuis le 1er mars 2017, en plus de son traitement au titre de l’ALD (Affection Longue Durée), les séropos peuvent bénéficier d’activités encadrées par des professionnelLEs forméEs. Une évaluation en début de démarche vous permettra de savoir quelle activité physique est adaptée à votre situation.

Pour vous y mettre, renseigner vous si votre comme propose un dispositif de sport santé ou contactez notre association amie Siel Bleu https://www.sielbleu.org/  

FICHE INFO n°2 : les troubles métaboliques (diabètes, dyslipidémies)

Ce qu’est la pathologie :

Les troubles métaboliques sont les perturbations du fonctionnement de l’organisme liées aux affections dues à l’accumulation dans les cellules de quantités anormalement élevées de substances normales ou pathologiques (lipides, glucides, calcium, etc.).

Les dyslipidémies (hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie, …) constituent, avec le diabète, l’hypertension artérielle et le tabagisme, des facteurs de risque majeurs d’athérosclérose impliqués dans la survenue des maladies cardio-vasculaires (Cf Fiche n°1 des ActupienNEs), deuxième cause de mortalité en France. Ces facteurs de risque sont souvent associés notamment à l’obésité abdominale et aux facteurs comportementaux comme la sédentarité, une alimentation déséquilibrée, l’alcool ou le stress.

Quelques chiffres chez les séropos :

Les séropos ayant plus de 50 ans, ont une prévalence du diabète de 10% (Dat’aids, 2000-2013).

Les séropos présentent fréquemment des anomalies lipidiques ((hypercholestérolémie [LDL], hypertriglycéridémie), qui contribuent aux facteurs de risque cardio-vasculaires. Elles varient selon l’âge, l’état nutritionnel, le terrain génétique et l’état d’immunodépression, et peuvent être dues à certains antirétroviraux.

Aussi, Les lipodystrophies marquent encore les visages et silhouettes de ceuxCELLES qui ont connu et enduré les anciens traitements.

Les dyslipidémies :

La recherche d’une anomalie lipidique se fait dans le cadre de l’évaluation globale de risque cardio-vasculaire.

La réalisation de ce bilan est recommandée* par la HAS, tous les 5 ans. Il peut être plus fréquent, notamment 6 mois après tout changement de traitement ARV.

En présence d’anomalies lipidiques, plusieurs actions graduées sont proposées :

  • proposer des mesures hygiéno-diététiques comme en population générale,
  • mettre en place un traitement hypolipémiant,

Si le taux reste élevé malgré ces actions, l’avis du référent hospitalier infectiologue peut être requis, pour envisager de modifier le traitement antirétroviral, en lien, si besoin, avec l’instauration d’un traitement hypolipémiant.

Avant de proposer un traitement par statine, le médecin doit vérifier le risque d’interaction avec le traitement antirétroviral à partir des outils à disposition : logiciels d’aide à la prescription, tables spécifiques proposées par l’European AIDS Clinical Society.

Le diabète :

Le repérage et la prise en charge d’un diabète de type 2 et des risques de complications associées sont identiques à ceux en population générale**. La metformine est comme pour la population générale, le médicament proposé en première intention. Des interactions doivent être recherchées à partir du site https://www.hiv-druginteractions.org/

Diabète évaluez vos risques : https://contrelediabete.federationdesdiabetiques.org/le-test/

L’instant prévention #BonnesRésolutions
Bien manger, avoir une alimentation équilibrée

« Vous êtes ce que vous mangez », dit le dicton. Une bonne nutrition peut vous aider à rester en bonne santé et à prévenir les maladies qui se greffent au sida. Les séropos qui obtiennent les nutriments dont elles ont besoin tombent malades moins souvent, sont plus fortEs et jouissent d’une meilleure qualité de vie.

Nous savons depuis plusieurs décennies que la nutrition joue un rôle important dans l’immunité et qu’elle influe sur la capacité du système immunitaire à répondre aux infections. Les problèmes nutritionnels sont fréquents chez les séropos. De fait, presque tous les séropos auront de la difficulté à maintenir une bonne nutrition à un moment donné.

De plus, les besoins nutritionnels des séropos sont plus importants parce que leur corps doit travailler fort pour dompter l’infection.

Moins boire de soda, plus manger de fruits et légumes, plus cuisiner soi-même est un bon début, aux bénéfices importants. Aussi avoir recours aux conseils d’unE dététicienNE peut être utile.

Attention certains compléments alimentaires ou remèdes alternatifs peuvent entrer en interaction avec les antirétroviraux et réduire ainsi l’action sur le contrôle du virus. Il faut éloigner leur prise de la prise des antirétroviraux et en parler avec son médecin.

FICHE INFO n°3 : le risque pulmonaire (BPCO, cancer broncopulmonaire)

Ce qu’est la pathologie :

Outre le cancer du poumon, les séropos peuvent développer une BronchoPneumopathie Chronique Obstructive. La BPCO est une maladie pulmonaire inflammatoire qui entraîne une « obstruction » des voies respiratoires. Le calibre des bronches se rétrécit du fait de la présence, en quantité anormale, de sécrétions et de l’épaississement de leurs parois.

Elle se caractérise par l’association d’une bronchite chronique, c’est-à-dire des bronchites à répétition avec toux et crachats au moins 3 mois par an pendant 2 années consécutives, et par une diminution progressive du souffle conduisant à un essoufflement au moindre effort.

Progressivement les activités de tous les jours, comme monter un escalier ou porter une valise, peuvent devenir difficiles.

À ce jour on ne sait pas guérir la BPCO. Les prises en charge tentent de stopper la progression de la maladie et de soulager les symptômes. Les vaccins anti-pneumococciques  tous les 5 ans et anti-grippaux tous les ans sont aussi un moyen pour limiter la survenue des bronchites répétées et l’aggravation de la maladie.

Quelques chiffres chez les séropos :

Le cancer bronchopulmonaire est 2,5 plus fréquent qu’en population générale, et d’apparition plus précoce (50 ans en moyenne contre 65 ans). Il est essentiellement dû à une surconsommation de tabac et de cannabis. Il est également corrélé à la baisse des CD4.

Les séropos sont pour la plupart fumeurEUSEs (entre 50 et 60% contre 20 à 30% de la population). De même la BPCO touche plus les séropos et pourrait être lié à un excès de facteurs de risque tels que la consommation de tabac, de cannabis, ou aux antécédents d’infections bronchopulmonaires dont la pneumocystose.

Repérer un cancer bronchopulmonaire :

Le diagnostic du cancer bronchopulmonaire chez les séropos est souvent fait à un stade avancé, comme pour la population générale. Le groupe d’experts sur la prise en charge du VIH recommande de rechercher par tomodensitométrie (TDM) un cancer bronchopulmonaire chez les séropos devant toute symptomatologie thoracique suspecte (toux persistante, hémoptysie, douleur…) ou altération de l’état général (notamment un amaigrissement).

Évaluer le risque de BPCO :

Le repérage et la prise en charge de la BPCO chez le séropos sont identiques à ceux de la population générale*. Les professionnels de santé doivent penser à la BPCO y compris chez l’adulte jeune et poser la question des facteurs de risque au premier rang desquels figure le tabagisme.

Les circonstances de découverte peuvent être : le suivi d’une bronchite chronique, l’apparition d’un des symptômes de la BPCO ou une exacerbation, identifiés par le médecin ou par d’autres professionnels : pharmacien, infirmier(e), kinésithérapeute.

Le diagnostic de BPCO repose sur la mise en évidence du trouble ventilatoire obstructif par une mesure du souffle avec un spiromètre.

Faites le test : aurais-je une BPCO ? https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2014-06/questionnaire_depistage_bpco_gold_web.pdf

Vérifier les interactions entre le traitement ARV et certains corticostéroïdes :

Afin de minimiser le risque de syndrome de Cushing et de perturbation de la fonction surrénale, la béclométhasone doit être privilégiée en cas de traitement de BPCO par corticoïdes inhalés chez les sujets recevant des antirétroviraux inhibiteurs des cytochromes (ritonavir, cobicistat).

Les intéractions peuvent être recherchées à partir du site https://www.hiv-druginteractions.org/

Par ailleurs, le traitement du cancer bronchopulmonaire est le même que pour les séronégatifVEs.

* recommandations du guide du parcours de soins BPCO de la HAS, https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2012-04/guide_parcours_de_soins_bpco_finale.pdf

L’instant prévention #BonnesRésolutions

Entamer une démarche pour arrêter de fumer

Pour arrêter de fumer, la volonté seule ne suffit pas toujours… On doit pouvoir compter sur des conseils, des outils. Près de 6 fumeurs sur 10 ont envie d’arrêter, selon Tabac Info Service. Il est préférable d’être accompagné et soutenu en période de sevrage. Votre médecin traitant, le tabacologue, mais aussi votre entourage peuvent vous aider à maintenir le cap.

Et si vous rejoigniez un groupe de parole ? Au-delà du lien avec votre médecin ou votre tabacologue, il existe des groupes de soutien dans la plupart des Centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa) et dans certaines associations.

Nous vous conseillons le guide de notre association amie, Actions Traitements, Se libérer du tabac quand on vit avec le VIH, https://www.actions-traitements.org/wp-content/uploads/2014/06/Se-lib%C3%A9rer-du-tabac-quand-on-vit-avec-le-VIH.pdf

FICHE INFO n°4 : les co-infections par les virus des hépatites

Ce qu’est la pathologie :

L’accès universel aux nouveaux traitements pour le VHC a permis d’améliorer leur prise en charge, abaisser les effets secondaires et augmenter les taux de guérison. Pour autant, la co-infection par le VIH majore le risque de fibrose hépatique. Par ailleurs, il demeure des risques d’interactions médicamenteuses avec certains traitements antirétroviraux (IP et inhibiteurs de la NS5A), et le risque de recontamination suite à une nouvelle exposition après traitement d’un VHC arrive fréquemment.

D’autre part, même en cas de stabilité immunologique, le risque d’évolution vers un hépatocarcinome (cancer du foie) est supérieur chez les séropos.

Rappel : l’hépatite B se transmet par contact avec le sang ou d’autres fluides corporels provenant d’une personne infectée, dont les sécrétions vaginales et le sperme.

Contrairement à l’hépatite B, il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C. Elle peut être transmise en cas de contact entre le sang et / ou le sperme et / ou les sécrétions rectales et une muqueuse lors d’un rapport sexuel non protégé. Ces dernières années, les rapports sexuels non protégés sont devenus le mode de transmission le plus fréquent en Europe et concernent particulièrement les gays, bi et autres HSH, notamment ceux ayant des pratiques de fist non protégé ou mal protégé où les contacts avec du sang peuvent être plus fréquents. L’usage systématique des préservatifs et de gants à usage unique (pour les fists) évite la transmission du VHC, du VIH et autres IST.

Quelques chiffres chez les séropos :

Les co-infections par les virus des hépatites VHC, VHB et VHD sont plus fréquentes chez les séropos qu’en population générale (entre 16,5 et 19 % versus 0,75 % pour le VHC, 7 % versus 0,65 % pour le VHB et 12 % versus 4 % pour le VHD chez les co-infectées VHB).

Prévention et recommandations de prise en charge :

Le dépistage des hépatites est effectué de façon systématique lors du bilan hospitalier avec l’infectiologue. Les principaux points d’attention sont :

  • la promotion de l’usage du préservatif et des gangs pour la pratique du fist, notamment compte tenu du risque de réinfection par le VHC,
  • le risque d’interaction entre les antirétroviraux VIH et le(s) traitement(s) pour les hépatites,
  • l’effet potentiel du traitement antirétroviral VIH sur le VHB en cas de co-infection avec le VHB, ainsi le Ténofovir, ayant une double activité sur le VIH et les hépatites, doit être privilégié,
  • la nécessité d’un suivi au long cours en présence d’une fibrose ou une hépatopathie compte-tenu du risque d’hépatocarcinome (cancer du foie),
  • la vaccination de l’entourage pour l’hépatite A et l’hépatite B qui doit être favorisée, notamment en cas d’hépatite B chronique.

Il convient de favoriser la vaccination anti-VHA, anti-VHB (cf. vaccinations) pour les personnes non protégées et contrôler son efficacité par le titrage des anticorps 1 à 2 mois après la réalisation du schéma vaccinal. La diminution de la réponse immunitaire attendue suite à un vaccin chez les séropos peut justifier des schémas vaccinaux particuliers à discuter avec le médecin infectiologue.

Évaluer et prendre en charge l’atteinte hépatique :

En l’absence de fibrose hépatique, la prise en charge des hépatites (VHC et VHB) est la même qu’en population générale.

La surveillance de la fibrose doit être effectuée, même après traitement du VHC.

Chez les PVVIH co-infectées VIH-VHC et/ou VIH-VHB, l’évaluation de la fibrose est effectuée tous les 12 mois par biopsie ou méthode non invasive.

Évaluer le risque du cancer du foie :

Une échographie est proposée tous les 6 mois aux séropos pré-cirrhotiques ou cirrhotiques, et/ou co-infectées par le VHB avec facteurs de risque (ADN VHB > 2 000 UI/mL, et âgées de plus de 50 ans ou originaires d’Asie ou d’Afrique subsaharienne). Elle peut être associée au dosage d’alpha-fœto-protéine.

En présence d’une infection VHB contrôlée et en l’absence de cirrhose, la fréquence d’examen est abaissée (échographie tous les 3 à 4 ans).

L’instant prévention #BonnesRésolutions

Vaccinations des personnes séropositives

Il est préférable de vacciner lorsque la charge virale VIH est indétectable et si possible quand le taux de CD4 est supérieur à 200/mm3, pour que la réponse immunitaire attendue par la vaccination soit la meilleure.

L’intérêt de vacciner les adultes séropos contre le papillomavirus Humain n’est pas certain, du fait d’avoir déjà été à coup sûr en contact avec le virus dans leur vie sexuelle et de la moins bonne réponse immunitaire. Il est tout de même préférable de se faire vacciner contre.

Vaccin des séropos
(recommandation)
Nombre de doses et intervalles entre les injections
Hépatite A
(vaccination des HSH, des co-infectéEs, des personnes ayant une atteinte hépatique, des voyageurs à destination d’une zone
d’endémie du VHA )
1 dose suivie d’une dose de rappel 3 à 12 mois plus tard.
Hépatite B
(Vaccination de tous les séropos)
4 doses, en respectant un intervalle :
1 mois entre la 1ère et la 2ème dose,
1 mois entre la 2ème et la 3ème dose
4 mois entre la 3ème et la 4èmedose.
Papillomavirus humain
(Recommandé seulement aux HSH de moins de 26 ans…)
Schéma à 3 doses avec GARDASIL9® : 1 dose, puis la 2ème dose deux mois plus tard, puis la 3ème dose trois mois plus tard.
Vaccination des jeunes filles et garçons entre 11 et 19 ans comme dans la population générale.
Méningocoque C
(Vaccination de toutes les personnes de moins de 25 ans n’ayant pas été vaccinées durant les premières années de vie)
1 dose unique
Grippe saisonnière pour les séropos1 dose tous les ans
Pneumocoque pour les séropos 1 dose, puis une 2ème dose 8 semaines à 1 an après,
1 dose de rappel tous les 5 ans
Diphtérie, tétanos,
poliomyélite et coqueluche
Rappel à faire tous les 10 ans
Le vaccin BCG est contre-indiqué quel que soit le niveau de lymphocytes T.CD4 (CD4).
La vaccination par des vaccins vivants (Rougeole-oreillonsrubéole, varicelle, fièvre jaune) est réalisable pour toutes les séropos, en cas de taux de CD4 > 200/mm3

FICHE INFO n°5 : le risque rénal

Ce qu’est la pathologie :

Lorsque les reins ne fonctionnent pas correctement, notre organisme est petit à petit empoisonné par les déchets qui ne sont plus éliminés. En cas d’insuffisance chronique, cette atteinte rénale est progressive d’où la nécessité d’agir au plus vite.

Quelques chiffres chez les séropos :

Le risque rénal est multiplié d’un facteur de risque de 5 à 10 chez les séropos, comparé à la population générale, qu’il s’agisse d’insuffisance rénale chronique ou aiguë.

La prévalence des néphropathies a diminué depuis l’utilisation des antirétroviraux hautement actifs. Cependant, le nombre de nouveaux cas reste stable, du fait d’atteintes rénales liées :

  • aux comorbidités cardio-vasculaires et métaboliques,
  • au vieillissement de la population de séropos,
  • à l’infection par le VIH elle-même,
  • à un déficit immunitaire éventuel associé,
  • à l’impact de l’exposition cumulée et prolongée à certains antirétroviraux, il s’agit notamment du Ténofovir, et de l’Atazanavir.

Prévention et recommandations de prise en charge :

Le risque d’atteinte rénale justifie la nécessité d’évaluer de façon régulière la fonction rénale des séropos.

Chez toutes les séropos, un bilan rénal est effectué une fois/an, à partir des recommandations de la HAS en population générale : créatininémie et mesure du DFG, bilan biologique sur échantillon urinaire (protéinurie, rapport albuminurie/créatininurie).

Le bilan est également effectué pour tout changement de traitement antirétroviral, lors d’une exposition à un traitement néphrotique, et tous les 6 mois en cas d’au moins deux facteurs de risque rénal.

Prendre en compte les spécificités de certains traitements antirétroviraux :

Certains traitements ARV peuvent avoir un impact sur le DFG ou être responsables de lithiases et nécessitent des examens complémentaires :

  • Ténofovir : réaliser une phosphorémie à jeun et une glycosurie lors du bilan bilogique, après 2 à 4 semaines de traitement et tous les 3 à 6 mois en l’absence de risques rénaux.
  • Atazanavir : prévenir les risques de lithiases en rappelant les consignes d’hydratation lors de chaque consultation.

En cas d’anomalie, le recours au néphrologue est recommandé en cas de doute sur la nature de la maladie rénale ou de nécessité d’examens spécialisés.

Le référent hospitalier sera également contacté en cas de bilan anormal, pour une éventuelle modification de dose de traitement antirétroviral.

L’instant prévention #BonnesRésolutions

S’occuper de sa santé mentale et repérer d’éventuels troubles cognitifs

Le VIH est un virus qui atteint le système nerveux centrale dès le début de l’infection, pouvant être facteur de déclin cognitif, particulièrement lorsque sa réplication virale n’est pas contrôlée. Le fonctionnement cognitif des séropos peut également être impacté par certaines maladies qui se greffent au sida, et peut lui-même avoir un impact sur l’adhésion au traitement.

Une dégradation de l’état psychique est également retrouvée chez les séropos (13 % ont connu un épisode dépressif majeur), avec un risque accru de décès par suicide par rapport à la population générale (rapport allant de 1 à 7,4).

Le sur-risque est encore plus important pour les gays, bi et autres HSH, dont 49 % ont vécu un épisode dépressif au cours de leur vie, et 19 % d’entre eux ont fait au moins une tentative de suicide au cours de leur vie, soit 5 fois plus que dans la population générale.

Il ne faut pas hésiter à aller voir un psy. Bon à savoir : les centres médico-psychologiques (CMP) proposent des séances gratuites pour des étudiants ou des personnes à faible niveau de ressources.

Un test de repérage des troubles cognitifs peut être proposé par le médecin aux personnes qui présentent des facteurs de risque cognitif :

  • liés à l’infection virale (nadir de CD4 < 200/mm3, antécédents d’infections opportunistes du SNC, mauvaise adhésion au traitement, charge virale plasmatique détectable),
  • liés à la personne (âge > 50 ans, co-infection par le VHC, facteurs de risque vasculaire, consommation de substances psychoactives, troubles psychiatriques, syndrome d’apnées du sommeil),
  • en cas de plainte cognitive (difficulté à trouver ses mots, efforts pour des activités antérieurement maîtrisées).

FICHE INFO n°6 : le risque de cancers liés au papillomavirus humain

Ce qu’est la pathologie :

L’infection à HPV est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente, un contact de doigts suffi pour la faire passer d’une muqueuse à l’autre. L’usage du préservatif ne permet pas de se protéger totalement et efficacement des HPV, mais rappelons qu’il protège des autres IST. On rentre souvent en contact avec les HPV dès son premier rapport sexuel.

Une centaine de génotypes du virus HPV existent. Il y en a qui sont la cause de verrues génitales aussi appelées condylomes (HPV de type 6 et 11 notamment) et d’autres qui sont responsables de dysplasies, productions de tissus anormaux, sources de cancers (HPV de type 16 et 18 en grande majorité).

Quelques chiffres chez les séropos :

La prévalence des HPV chez les femmes et les gays est comparable. Celle chez les séropositifVEs est bien plus grande que chez les séronégatifVEs. Les défenses immunitaires amoindries n’aident pas à la clearance, c’est-à- dire à l’élimination du virus des tissus.

Pour exemple, chez les personnes séropositives, trois quarts des femmes, la moitié des hommes hétérosexuels et presque tous les gays sont porteurs de ce virus au niveau anal. La co-infection par plusieurs sérotypes de HPV concerne près de 2/3 des séropos. De même les séropositifVEs développent plus facilement des condylomes et ces condylomes sont beaucoup plus envahissants. A peu près un séropositifVE sur quatre développe des condylomes. Une fois traités les condylomes ont un risque important de récidives. Ces dernières surviennent bien plus souvent chez les séropositifVEs comparé aux séronégatifVEs.

Les séropos ont 20 fois plus de risque de développer un cancer du col de l’utérus et 29 fois plus de risques d’être touchéEs par le cancer du canal anal que la population générale.

Prévention et recommandations de prise en charge :

Suivi proctologique des séropos Pour les séropositifVEs ayant des rapports anaux réceptifs, des condylomes ano-génitaux ou des antécédents de condylomes, et les femmes ou personnes ayant un utérus avec un antécédent de dysplasie ou de cancer du col, un suivi se fait par anuscopie classique à l’œil nu, dont La périodicité est fonction du bilan initial : en cas d’anomalie sur le bilan initial, la périodicité du suivi est au minimum annuel,en l’absence d’anomalie, il appartiendra au médecin (gastro-entérologue/proctologue) de définir la périodicité du dépistage qui ne devra néanmoins ne pas excéder deux ans.
Suivi gynécologique des séropos (Femmes cisgenres & personnes trans ou inter ayant un utérus) Un dépistage par frottis lors de la découverte de la séropositivité, puis le rythme des frottis suivants sera établi au cas par cas : s’il n’y a pas eu d’antécédents de dysplasies et que le frottis initial est normal, il est recommandé un frottis annuel pendant 3 ans, puis si ces trois frottis ont été normaux, sous réserve d’une charge virale contrôlée et d’un taux de CD4 > 500/mm3, le frottis est réalisé tous les 3 ans, au même rythme que les personnes séronégatives.dans les autres situations le frottis doit être réalisé tous les ans. Le dépistage du cancer du col doit être poursuivi au-delà de 65 ans chez toutes les personnes séropositives, contrairement à la population générale.

Recommandations vaccinales contre le papillomavirus humain :

Personnes à vaccinerGarçons et jeunes filles entre 11 et 19 ans infectéEs par le VIH Gays, bis & autres HSH de moins de 26 ans
Schéma vaccinal avec Gardasil 9®3 doses : deux mois entre la 1ère et la 2ème injection, quatre mois entre la 2ème et la 3ème injection3 doses : deux mois entre la 1ère et la 2ème injection, quatre mois entre la 2ème et la 3ème injection
Où se faire vaccinerLa vaccination peut être réalisée par un médecin, un infirmier (sur prescription médicale) ou une sage-femme, en libéral, à l’hôpitalLa vaccination peut être réalisée par un médecin, un infirmier (sur prescription médicale) ou une sage-femme, en libéral, à l’hôpital
Prix121,41 € l’injection
Remboursement par l’assurance maladie à hauteur de 65%. Voir la part prise en charge de votre complémentaire santé si vous en avez une.
Elle peut se faire gratuitement dans un CeGIDD, un centre de planification familiale et certains centres de vaccination publics.
121,41 € l’injection
Remboursement par l’assurance maladie à hauteur de 65%. Voir la part prise en charge de votre complémentaire santé si vous en avez une.
Elle peut se faire gratuitement dans un CeGIDD, un centre de planification familiale et certains centres de vaccination publics.

Les ActupienNEs ont produit une brochure d’information spécifiquement sur le HPV. Pour approfondir le sujet : https://lesactupiennes.fr/brochure-les-lgbti-et-seropos-face-au-hpv

L’instant prévention #BonnesRésolutions

Et si je reprenais une vie sans produits lors du sexe !

Le terme « chemsex » désigne un ensemble de pratiques qui consistent à consommer des produits psychoactifs (essentiellement des stimulants) dans le cadre sexuel, le plus souvent lors de sessions de sexe en groupe organisées et planifiées.

Au-delà des contaminations par le VIH, le VHC, le VHB ou d’autres IST, les principaux problèmes rencontrés par les personnes dans le chemsex sont :

  • à court terme : les intoxications aigües, les mauvaises descentes avec les produits psychoactifs, les abcès et les plaies liés à l’injection, les interactions entre drogues et antirétroviraux,
  • à moyen et long termes : la perte de la maîtrise des consommations et l’addiction, la désocialisation et la restriction du champ d’intérêt, la dégradation de la santé psychique, la décompensation de maladies psychiatriques.

Au-delà du suivi des IST et de la prise en charge des problématiques addictives, le soutien psychologique est très utile dans la prise en charge des usagers en situation de désocialisation, de mal-être ou de souffrance psychique.

Il est préférable de s’orientation en priorité vers les dispositifs et les professionnels qui se sont spécialisés sur ces questions (offre qui existe à Paris et dans d’autres grandes villes).

Pour plus d’infos, n’hésitez pas à consulter la liste des lieux prenant en charge les personnes concernées par le chemsex, mise à disposition par notre association amie, Enipse Prévention Santé, https://www.enipse.fr/chemsex/

FICHE INFO n°7 : le risque des autres cancers

Ce qu’est la pathologie :

Les cancer sont des maladies provoquées par la transformation de cellules qui deviennent anormales et prolifèrent de façon excessive. Ces cellules déréglées finissent par former une masse qu’on appelle tumeur maligne.

L’espérance de vie des personnes séropositifVEs a augmenté grâce à l’arrivée des traitements antirétroviraux, mais d’autres pathologies se greffent à l’infection VIH, dont les cancers. Une personne porteuse du VIH a un risque plus fort de développer certains cancers : le virus affaiblit le système immunitaire, qui peut moins bien lutter contre les infections susceptibles de provoquer le cancer.

Certains cancers sont plus présents chez les séropos qu’en population générale, notamment le cancer anal, le cancer bronchopulmonaire, le cancer cutané et la maladie de Hodgkin.

Quelques chiffres chez les séropos :

Les séropos sont plus touchéEs que la population générale par les cancerss. C’est même la première cause de mortalité chez euxELLES. 36% des décès des séropos sont dus aux cancers.

Les séropos ont :

  • 2,5 fois plus de risque que la population générale d’avoir un cancer du bronchopulmonaire,
  • 20 fois plus de risque de développer un cancer du col de l’utérus,
  • 29 fois plus de risques d’être touchéEs par le cancer du canal anal,
  • 7 fois plus de risques de développer un cancer du foie,
  • 2 fois plus de risques de développer un cancer de la peau,
  • 100 fois plus de risque de développer un lymphome non Hodgkinien que la population générale.

Il est à noter que chez les séropos en succès virologique (avec une charge virale contrôlée et des CD4 en nombre), le sarcome de kaposi refait actuellement son apparition sans que l’on ne puisse l’expliquer.

Prévention et recommandations de prise en charge :

Le repérage d’un cancer est le même qu’en population générale,avec toutefois une vigilance particulière pour ceux présentant un risque accru pour les séropos (cancer de l’anus, lymphomes, cancers bronchopulmonaires, cancer du foie, cancers cutanés et cancers dus à une infection à papillomavirus humain).

Repérer un cancer cutanéo-muqueux :

La réalisation d’un examen annuel de repérage d’un cancer cutanéo-muqueux est recommandée par les experts, pour tous les séropos, indépendamment de la charge virale et du taux de CD4 : examen* systématique de la peau et des muqueuses, comme recommandé en population générale, en cas de facteurs de risque.

L’examen est réalisé tous les 6 mois, comme en population générale, à partir des recommandations de la HAS et de l’INCa**, en cas de lésion suspecte ou pour les sujets à risque : phototype cutané de type I ou II, antécédents de coups de soleil, dommages actiniques, antécédents personnels ou familiaux de mélanome cutané.
En cas de suspicion de cancer cutané, la conduite à tenir est identique à celle en population générale.

Repérer un lymphome :

Les lymphomes représentent la deuxième cause de décès par cancer chez les séropos, particulièrement en ce qui concerne les lymphomes non hodgkiniens, même si leur incidence a diminué.
Il existe un risque accru de maladie de Hodgkin de 10 à 20 fois par rapport à la population
générale qui perdure depuis les derniers traitements antirétroviraux.

Il n’existe pas de dépistage spécifique chez les séropos, il est celui recommandé pour la population générale. Il convient d’effectuer une palpation des aires ganglionnaires une fois/an.
Devant les signes évocateurs, notamment gonflement des ganglions lymphatiques persistant inexpliqué, le référent hospitalier doit être rapidement contacté.

D’autres cancers, fréquents, doivent être dépistés comme en population générale : cancer du sein, de la prostate, de la cavité buccale, cancer colorectal.

Concernant les cancers liés au papillomavirus humain, le cancer du foie et le cancer bronchopulmonaire, pour plus d’informations sur les recommandations et la prise en charge, vous pouvez vous reporter aux fiches-info dédiées des actupienNEs.

Prise en charge en cas de cancer :

La prise en charge est la même qu’en population générale, en tenant compte, toutefois, des risques d’interactions : entre le traitement antirétroviraux et les médicaments antinéoplasiques, entre un traitement antirétroviral et certains antalgiques.

Comme en population générale une RCP (Réunion de Concertation Pluridisciplinaire) doit être organisée pour discuter de la stratégie thérapeutique.

* https://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Detection-precoce-des-cancers-de-la-peau-Medecins-generalistes

** https://www.has-sante.fr/jcms/c_1354947/fr/actualisation-de-la-revue-de-la-litterature-d-une-recommandation-en-sante-publique-sur-la-detection-precoce-du-melanome-cutane

L’instant prévention #BonnesRésolutions

Le dépistage régulier des IST

Le dépistage de la syphilis, ainsi que celui de Chlamydia et gonocoque, est réalisé tous les 3 à 6 mois chez les séropos ayant des partenaires multiples.

Concernant le VHC, une surveillance sérologique régulière tous les 6 à 12 mois est à faire chez les séropos dont l’exposition au risque existe. De même, en l’absence de séroprotection via vaccination, une surveillance sérologique régulière tous les 6 à 12 mois est faite lorsque l’exposition au risque existe pour le VHB.

L’usage du préservatif est nécessaire pour éviter les contaminations par les IST.

FICHE INFO n°8 : le risque d’ostéoporose

Ce qu’est la pathologie :

L’ostéoporose est définie par l’OMS comme une maladie diffuse du squelette caractérisée par une faible masse osseuse et une détérioration qualitative et quantitative de l’architecture du tissu osseux. L’ostéoporose se développe en général d’une façon diffuse mais hétérogène sur le squelette, plus ou moins marquée selon les os. Les os les plus susceptibles de se fracturer sont ceux de la hanche, des vertèbres et des poignets. Les fractures font toute la gravité de cette maladie, reconnue comme problème de santé publique.

Quelques chiffres chez les séropos :

Les personnes séropositives au VIH sont plus sujettes à l’ostéoporose du fait de l’infection au VIH, des traitements antirétroviraux et de facteurs de risques spécifiques. Le virus agit directement sur les cellules osseuses en déréglant leur activité, dérégulation également du métabolisme de la vitamine D cette fois-ci du fait des traitements antirétroviraux. Parmi les antirétroviraux, les inhibiteurs de protéases et la molécule tenofovir sont plus particulièrement connus pour cela. L’inflammation constante, à bas bruit, due à l’infection favoriserait également l’ostéoporose.

La prévalence de l’ostéoporose est plus élevée qu’en population générale*, y compris chez les femmes ménopausées infectées, chez lesquelles elle peut atteindre 42 % (versus 23 %).

Certains facteurs de risque sont retrouvés de façon spécifique. Il s’agit des co-infections par le VHC, et/ou d’immunodépression (nadir de CD4 < 200/mm3).

Les autres facteurs de risque d’ostéoporose sont ceux retrouvés en population générale : âge > 50ans, sexe féminin, antécédents familiaux, inactivité physique, carence vitamino-calcique, tabagisme, alcoolisme, faible poids et IMC bas, ménopause, pathologies ou traitements inducteurs d’ostéoporose.

Évaluer le risque d’ostéoporose :

La Densité Minérale Osseuse (DMO) est mesurée par un examen non invasif, se réalisant en quelques minutes : l’ostéodensitométrie (imagerie obtenue par absorptiométrie biphotonique à rayons X).

Son résultat est exprimé par le T-score, écart entre la densité osseuse mesurée et la densité osseuse théorique de l’adulte jeune de même sexe, au même site osseux (rachis lombaire, extrémité fémur ou poignet) :
T-score > -1 : densité normale
-2,5 < T-score ≤ -1 : ostéopénie
T-score ≤ -2,5 : ostéoporose (dite sévère en cas de fracture)

L’ostéodensitométrie est un examen clé, mais ses indications sont limitées aux personnes présentant des facteurs de risque d’ostéoporose (acte remboursé à 70 % sur la base d’un tarif fixé à 39,96 €, deux fois dans la vie, sur prescription médicale).

Prévention et recommandations de prise en charge :

Les indications de l’ostéodensitométrie pour un premier examen dans la population générale (quels que soient l’âge et le sexe) concernent la femme ménopausée et/ou ayant des antécédent de fracture du col fémoral sans traumatisme majeur chez un parent au 1 er degré, ayant un indice de masse corporelle < 19 kg/m2, ayant été ménopausée avant 40 ans quelle qu’en soit la cause.

Les séropos ont les mêmes recommandations que la population générale concernant l’ostéodensitométrie, à la différence près qu’en raison des facteurs de risque spécifiques, augmentant le risque global d’ostéoporose pour les séropos, le groupe d’experts de la prise en charge du VIH recommandent d’élargir les indications de l’ostéodensitométrie, à l’homme séropositif de plus de 60 ans, ou de moins de 60 ans avec un IMC < 20 kg/m2.

Si une ostéopénie ou une ostéoporose est présente, dans tous les cas, la prise en charge commence par corriger une éventuelle carence en calcium et/ou en vitamine D, par ajustement des apports alimentaires et/ou apport par prescription médicamenteuse de calcium et vitamine D (1 000 mg/j). L’arrêt du tabac est préconisé aussi.

Une modification du traitement antirétroviral doit être proposée aux patients traités par tenofovir et/ou inhibiteur de protéases.

Il existe des traitements spécifiques de l’ostéoporose. L’indication et le choix du traitement est à discuter en fonction de l’âge, du statut hormonal (ménopause), de l’évolutivité de l’ostéoporose, du siège de l’ostéoporose (col ou rachis) et des résultats des examens de sang. Les traitements oraux peuvent donner des troubles digestifs (nausées, diarrhée) et se prennent à jeun, en général une fois par semaine ou une fois par mois.

Concernant la prescription médicamenteuse de calcium et vitamine D, ne pas oublier de vérifier qu’il n’y a pas d’interactions médicamenteuses à partir du site https://www.hiv-druginteractions.org/

Les ActupienNEs ont produit une brochure d’information spécifiquement sur le HPV. Pour approfondir le sujet : https://lesactupiennes.fr/sida-on-la-dans-los%ef%bb%bf 

*https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/prevenir_fractures_osteoporose.pdf

L’instant prévention #BonnesRésolutions

Ma santé passe aussi par mon accès aux droits sociaux

Le rejet social et affectif, le temps passé à nous soigner, nous condamnent, nous séropos, à la précarité, nous contraignant à vivre aux minima sociaux.  La « pauvreté en conditions de vie » touche près du tiers d’entre nous contre 13% de la population générale (enquête Vespa 2). La proportion de propriétaires de logement reste très inférieure à celle rapportée en population générale (respectivement 32 % contre 58 %) (rapport Morlat). 

Pour avoir accès à ses droits sociaux (louer un logement, aides au logement, allocation adulte handicapé, couverture sociale, …) ne pas hésiter à frapper à la porte de l’assistante sociale de l’hôpital ou du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale).