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Grand Débat National: L’activité Physique sur Ordonnance

Parce que nous, séropos sommes touchéEs par les maladies qui se greffent à nos corps : les cancers, les maladies cardio-vasculaires, l’insuffisance rénale, l’ostéoporose…

Parce que depuis 2016, nos médecins peuvent nous prescrire une activité physique adaptée…

…Et que le remboursement de ce dispositif par la Sécurité Sociale n’existe toujours pas !

L’association Les ActupienNEs, association de lutte contre le Sida et les pathologies associées et le Groupe Associatif Siel Bleu vous donnent rendez-vous dans le cadre du Grand Débat National à une réunion publique portant sur l’activité physique sur ordonnance,

Le samedi 23 février à 10h,
Mairie du IIème arrondissement de Paris,
8 Rue de la Banque, 75002 Paris.

Pour défendre l’ACTIVITE PHYSIQUE SUR ORDONNANCE, nous saisissons l’opportunité qu’offre le grand débat national.
Il s’agit de se rencontrer entre patientEs, acteurTRICES du sport et acteurTRICEs de santé pour envisager de porter des plaidoyers ensemble.

Nombre de places limitées
Inscription sur l’adresse mail : sg@lesactupiennes.fr

VIH/Sida après 50 ans

Vous avez plus de 50 ans ?
Nous lançons une grande étude sur la vie avec le VIH/Sida en France.
Venez échanger avec nous sur vos attentes et/ou de vos inquiétudes !
Pour participer à une réunion, inscrivez-vous au 07 66 01 76 10 ou par mail : vivreavec@lesactupiennes.fr
1er groupe prévu à Paris centre le 21 février à 17h

ANRS 173 ALTAR

Allègement du Traitement AntiRétroviral

Promoteur : Inserm-ANRS

Investigateur coordonnateur : Pr Christine Katlama ( Service des maladies infectieuses et tropicales Hôpital Pitié-Salpêtrière Paris)

 Co-investigateur de l’essai  Dr Jade Ghosn (Service des maladies infectieuses et tropicales Hôpital Bichat-Claude Bernard Paris)

Pays participants : France , Espagne et Brésil

Le but de cet essai est de comparer l’efficacité virologique de 2 stratégies Thérapeutiques « allégées » chez des personnes qui n’ont jamais pris de traitement contre l’infection par le VIH (traitement antirétroviral) qui ont un taux de cellules T CD4 sanguines élevé et une charge virale faible.

Contexte et objectifs de l’essai : vous allez débuter un traitement antirétroviral dont l’objectif est d’empêcher la multiplication du virus. On parle alors de contrôler le virus et d’amener la charge virale à l’indétectabilité, c’est-à-dire que le virus ne se multiplie plus. Cependant, si les traitements antirétroviraux  permettent ce contrôle viral, ils ne peuvent éradiquer le virus et doivent être poursuivis à vie sous peine de rebond viral en cas d’arrêt ou de prise insuffisante.

Plusieurs études ont montré que desbithérapies (association de 2 traitements antirétroviraux) peuvent être aussi efficaces que des trithérapies en diminuant l’exposition moléculaire tout en induisant moins d’effets indésirables, potentiels à long terme.Ceci est particulièrement vrai lorsque le diagnostic du VIH a été fait assez tôt dans la maladie avec une immunité peu abimée et une charge virale modérée comme ceci est votre cas. L’essai a pour objectif  de comparer l’efficacité de 2 traitements allégés : l’un comportant une bithérapie d’emblée par inhibiteur d’intégrase (dolutégravir) plus lamivudine, l’autre une bithérapie par ténofovir emtricitabine précédée d’une période de 4 mois de trithérapie.Ces 2 stratégies thérapeutiques « allégées » comprennent des médicaments qui ont déjà montré leur efficacité contre le VIH. Elles s’adressent à des personnes n’ayant jamais pris de traitement antirétroviral contre l’infection par le VIH et diagnostiquées précocément (charge virale faible < 50000 copies/ml et des lymphocytes CD4 élevés >500mm3). 

Objectifs :

Objectif principal : Démontrer à S48 la non-infériorité d’une bithérapie d’analogues  nucléosidiques (TDF) ou ténofovir alafénamide ( TAF) et emtricitabine  (TFC) précédée d’une phase d’induction en trithérapie avec TDF ou TAF plus  emtricitabine plus inhibiteur d’intégrase (INI) par rapport à une bithérapie immédiate (2-DR) comportant  dolutégravir plus lamivudine chez des patientEs infectéEs par le VIH naïfs de traitement antirétroviral, ayant une charge virale faible inférieure à 50 000 copies/ml et des lymphocytes CD4 >300 /mm 3.

Objectifs secondaires :Comparer pendant les 96 semaines de l’essai les 2 stratégies en terme de : succès virologique (CV < 50 copies / ml), réponse thérapeutique, évolution des paramètres immunologiques CD4, CD8 et ratio CD4 / CD8, modification de l’ADN VIH dans le sang, profil de résistance virale et concentrations plasmatiques des molécules ARV en cas d’échec virologique, tolérance clinique et biologique, quantification ARN VIH et concentration des ARV dans le sang et dans le sperme (sous-étude JO, S16 et S48), évaluation du profil métabolique, de la fonction rénale, de la qualité de vie (auto-questionnaires) , observance (auto-questionnaires).

Nombre de patientEs prévu : 360 patientEs (180 par bras)

ALTARest un essai comparatif, multicentrique, international, ouvert de phase III. Les 2 stratégies sont les suivantes :

 Stratégie TRI-BI comportant une phase d’induction de 16 semaines avec une trithérapie (3-DR)  incluant 2 analogues nucléosidiques  (TDF ou TAF plus FTC) et un inhibiteur d’intégrase suivie de la bithérapie (2-DR) avec TDF ou TAF / emtricitabine ( (TDF/FTC Gé ou Descovy).

Stratégie BI immédiate avec dolutégravir (DGT) Tivicay 50 mg QD plus lamivudine Gé (3TC 300mg QD).

Critères d’évaluation : 

  • critère principal : proportion de patientEs ayant une charge virale VIH <50 copies/ml à 48 semaines sous le traitement de l’essai.                      
  • Critères secondaires : comparer les 2 stratégies à S 48 et à S 96 en termes d’efficacité :       proportion de patientEs en succès virologique (ARN VIH plasmatique< 50 copies/ml) à chaque point après S12. Proportion de patients en échec thérapeutique, proportion de patientEs en succès thérapeutique à S48 et S96. Proportion de patientEs ayant acquis des mutations de résistance après échec virologique, facteurs associés à l’échec virologique, concentrations plasmatiques d’ARV au moment d’un échec virologique, évolution des lymphocytes T CD4* et TCD8*, rapport CD4/CD8 à chaque point de mesure par rapport à J0. Quantification ARN VIH dans le liquide séminal et dans le sang. Comparaison en termes de tolérance : incidence des évènements indésirables cliniques et biologiques, pourcentage de patientEs ayant eu ces évènements de grade 3 ou 4, évolution des paramètres métaboliques (cholestérol, HDL, LDL) glycémie, évolution de la fonction rénale, évolution de la qualité de vie liée à la santé.

Quantification de l’observance mesurée par auto-questionnaire.

Critères d’éligibilité : Age >18 ans, sans antécédent de traitement antirétroviral,                                      CV ARV < 50000 copies/ ml, CD4 > 300/ mm3, test de grossesse urinaire négatif pour les femmes non ménopausées, patientE affiliéE à un régime d’assurance santé, ayant signé un consentement libre et éclairé.

Suivi des patientEs : Les patientEs seront suiviEs pendant 96 semaines avec13 visites

AGENDA PREVISIONNEL : Durée inclusion : 24 mois. Durée maximale de l’essai /patientE : 24 mois (4 semaines screening, 96 semaines d’essai). Fin de l’essai : 6 mois après la dernière visite du/de la dernierE patientE. 

Durée totale de l’essai : 4 à 5 ans

Début prévu : 1ertrimestre 2019

A la fin de l’essai les résultats globaux sont communiqués aux participantEs, si les résultats sont en faveur de l’efficacité et de la sécurité d’emploi de ces stratégies, vous pourrez poursuivre les mêmes traitements. Sinon votre médecin pourra vous prescrire immédiatement une trithérapie d’antiviraux selon les recommandations nationales françaises.

ANRS EP 66 ETUDE SEPTAVIH

Promoteur : Inserm-ANRS 

Investigateur coordinateur Docteur Clotilde ALLAVENA, service des maladies infectieuses, CHU Hôtel Dieu Nantes – France 

                             Note d’information

Fragilité des personnes vivant avec le VIH âgées de 70 ans et plus : faisabilité du dépistage, prévalence, facteurs de risque et impact sur les évènements péjoratifs de santé.

Dans le cadre du suivi de votre infection VIH, nous vous proposons de participer à une recherche biomédicale nommée « SEPTAVIH » : fragilité des personnes vivant avec le VIH âgées de 70 ans et plus : faisabilité du dépistage, prévalence, facteurs de risque et  impact sur les évènements péjoratifs de santé.

En France, plus de 4% des personnes vivant avec le VIHsont âgées de 70 ans et plus, cette proportion augmentera dans les prochaines années. Dans la population générale, le vieillissement peut avoir pour conséquence une altération de certains organes et des fonctions supérieures comme l’insuffisance rénale, l’ostéoporose ou les troubles de la mémoire. Aujourd’hui, les comorbiditésdes personnes vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral sont le plus souvent liées à des pathologies non infectieuses observées dans la population générale âgée. A côté des comorbidités le concept de fragilité se définit dans la population générale âgée comme un équilibre précaire entre la « robustesse » et la dépendance. Une personne fragile reste autonome dans ses activités de la vie quotidienne mais devient vulnérable sous l’effet du stress physique, psychique ou social. A ce jour il n’y pas d’étude évaluant la prévalencede la fragilité dans une population âgée vivant avec le VIH et on ignore si certains marqueurs spécifiques du VIH y sont associés. SEPTAVIH est une étude française observationnelle et multicentrique.

Objectif principal : évaluerla fréquence de la fragilité selon les critères de Fried chez des personnes vivant avec le VIH âgés de 70 ans et plus, d’identifier les facteurs de risque de fragilité, et d’estimer l’impact de la fragilité sur la survenue d’évènements péjoratifs de santé dans les 12 mois.              

Objectifs secondaires : étude de la fragilité

  • Décrire et évaluer la fréquence des différentes composantes de la fragilité de Baseline selon les différents scores (Fried, Rockwood, score HAS)  
  • Quantifier l’association entre la fragilité et les paramètres spécifiques de l’infection par le VIH (durée de l’évolution de la pathologie VIH) ou non spécifiques (comorbidités, conditions de vie, par exemple)
  • Evolution/régression de la fragilité au cours des 12 mois de suivi et facteurs associés à cette évolution.    
  • Comparaison de la fragilité dans la population VIH de plus de 70 ans et dans la population de même âge.

Etude de la survenue d’évènements péjoratifs de santé dans les 12 mois suivant l’inclusion dans l’étude.

  • Décrire les différents évènements : chutes, consultation aux urgences, hospitalisation non  programmée, institutionnalisation, perte d’au moins une activité instrumentale de la vie quotidienne, décès.
  • Décrire la population des personnes vivant avec le VIH âgées de 70 ans et plus, incluse dans Septavih
  • Prises en charge complémentaires (soins infirmiers, rééducation, aide à domicile, etc)
  • Qualité de vie
  • Comorbidités,  poly-médication et évaluation des interactions médicamenteuses.

Suivi de l’infection à VIH en fonction de la fragilité

  • Evaluation du contrôleimmuno-virologique de Baseline à M12.
  • Evaluation de marqueurs inflammatoires et d’immuno-sénescence à Baseline. 
  • Modification du traitement antirétroviral, des poly-médications et des interactions médicamenteuses de Baseline à M12.

Critère principal :c’est la proportion de PvHIV âgés de 70 ans  et plus considérées comme fragiles selon les critères de Fried à Baseline.

Critères secondaires : proportion de patients ayant présenté au moins un évènement péjoratif de santé (chute grave, chutes à répétition, consultation aux urgences,hospitalisation non programmée, institutionnalisation, décès) à M12, comparaison des caractéristiques des patients Septavih  à celles de patientsde 70 ans et plus suivis dans les cohortes françaises de personne vivant avec le VIH, proportion de patients ayant eu une prise en charge complémentaire (soin infirmier, rééducation, aide à domicile), proportion de patients ayant eu un changement de traitement, présentant une nouvelle comorbidité à M 12, transition entre non-fragilité et fragilité au cours des 12 mois de suivi, proportion de patients avec un contrôle virologique (charge virale VIH < 50 copies/ml) à Baseline,  M6 et M 12, variation des paramètres immunologiques (CD4, ratio CD4/CD8) entre Baseline et M12. Association entre fragilité à Baseline et  marqueurs inflammatoires et d’immuno-sénescence. 

Critères d’inclusion : Patient âgé de 70 ans et plus, infection par le VIH1 et /ou VIH2, sous traitement ARV  depuis plus de 12 mois, consentement libre et éclairé signé, personne affiliée ou bénéficiaire d’un régime de sécurité sociale, dont le pronostic vital est supérieur à 6 mois.

Calendrier/ échéancier prévisionnel : date prévue de début de la recherche : Q1 2019 durée des inclusions : 12 mois. Durée de participation parparticipant : 12 mois durée totale prévue de la recherche :2 ans. Date prévisionnelle de la recherche : Q1 2021, fin du suivi du dernier patient inclus.

Schéma de la recherche et durée de participation :

Il est prévu d’inclure500 participantsrépartis dans 16 hôpitaux en France. Si vous êtes suivi pour votre infection par le VIH dans le service des maladies infectieuses et tropicales au CHU de Montpellier, il vous sera peut être proposé de participer à FrailVIH, une étudeancillairequi vise à établir un profil d’inflammation et d’activation immunitaire en fonction de la présence ou non de fragilité, tenant compte d’une polymédication et des interactions médicamenteuses.

Glossaire :

Activation immunitaire :modification  de cellules du système immunitaire conduisant à la production de protéines de l’inflammation.

Ancillaire :étude annexe au projet présenté, réalisée à l’occasion de la recherche. Biothèque : ensemble des prélèvements  biologiques conservés à des fins de recherche dans la Biobanquecentralisée de l’ANRS, au centre de ressources biologiques de Bordeaux Biothèque Santé.

Comorbidité :maladie et/ou divers troubles qui s’ajoutent à la maladie initiale (l’infection à VIH). Ces maladies peuvent être directement liées au VIH ou ne pas avoir de liens apparents avec celui-ci. 

Donnée :information recueillie dans le cadre de la recherche.

Donnée codée :nom et prénom du participant sont associés à un code alphanumérique connu uniquement par le médecin et les personnes qui ont un droit d’accès aux données médicales.

Inclusion :moment où toutes les conditions sont réunies pour que vous commenciez  à participer à la recherche.

Prévalence :fréquence d’une maladie dans une population à un moment donné calculé à un moment donné par le nombre de cas, englobant aussi bien les cas nouveaux que les cas anciens.

Reconstitution immunitaire : amélioration des défenses immunitaires sous traitement antirétroviral évaluée par l’augmentation du nombre de lymphocytes CD4.

http://www.sfls.aei.fr/ckfinder/userfiles/files/Formations/diaporamas/2008/snfmi/desquilbet.pps

Les données scientifiques du don du sang parlent, l’égalité de traitement des homos avec les hétéros face à la volonté politique

Les données scientifiques du don du sang parlent : l’égalité de traitement des homos avec les hétéros n’est qu’une question de volonté politiqueAu terme du questionnaire lancé entre septembre et décembre 2017, qui a recueilli un nombre exceptionnel de réponses valides (50000 femmes, 52000 hommes qui n’ont pas eu de rapport sexuels avec d’autres hommes dans l’année, 251 hommes ayant eu des rapports sexuels avec d’autres hommes dans l’année), l’étude Complidon de Santé Publique France a rendu un tableau positif en terme de sécurité du don suite à la modification des critères d’ajournement du don du sang aux homos-bisexuels à l’été 2016 (http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-infectieuses/2018/Bilan-sur-le-respect-des-criteres-de-selection-des-donneurs-de-sang-deux-ans-apres-leur-modification). Si des lots ont été identifiés contenant du VIH, leur nombre n’augmente pas suite à cette révision, elle concerne les mêmes publics, les femmes hétérosexuelles et les hommes homosexuels ou ayant des pratiques sexuelles avec d’autres hommes (HSH). Parmi eux, les homos identifiés comme séropositifs étaient à des stades précoces, de moins de 6 mois après la contamination, en même proportion avant et après la révision. Nous nous interrogeons cependant sur le lien entre la femme dépistée séropositive et le fait qu’elle soit en couple avec un homme bi, comme raison implicite de son statut sérologique. Cet homme bi est-il réellement séropositif, à quel stade de l’infection et à quel niveau de charge virale? Sans ces données apportées, tout lien entre la contamination de cette femme et la relation entretenue avec cet homme n’est qu’hautement hypothétique, basé uniquement sur du déclaratif et de la présomption, source de raccourcis biphobes une fois publié et diffusé (déjà recensés dans l’enquête interassociative sur la bisexualité de 2012). A partir de ces données et du calcul de l’incidence au VIH chez les HSH, il a été possible de calculer le risque résiduel de cette révision sur le nombre de poches récoltées contaminées. S’il était de 1/600000 avant 2016, il a été calculé de 1/520000 sur la période 2015-2017, donc une différence trop faible pour estimer un surrisque, selon santé publique France. Il faut préciser, de surcroit, que sur la période juillet 2016 – décembre 2017, soit après la révision, le risque est de 1/640000 soit le niveau d’avant révision.
Le comportement des donneurs ayant répondu et en particulier celui des donneurs HSH est-il un frein à une révision tendant vers une égalité de traitement avec les hétéros? Le deuxième apport fondamental de l’enquête Complidon est de questionner le comportement des donneurSEs, son adéquation avec les normes édictées de sécurité au don du sang et les raisons d’un non-respect de celles-ci (la non compliance). En se penchant sur les domaines où les donneurSEs n’ont pas dit la vérité dans le questionnaire et lors de l’entretien, les questions du multipartenariat du ou de la répondante et de celle de son partenaire, de l’utilisation du préservatif et d’une infection récente à une IST sont intéressantes à analyser et à comparer entre les différents groupes populationnels. Il apparait en effet que les femmes et les HSH ayant eu des rapports sexuels dans les 12 derniers mois cachent davantage les informations sur leur multipartenariat et celui de leur partenaire dans les 4 derniers mois et la présence passée d’une IST que les hommes n’ayant pas été HSH dans les 12 mois. Au vue des taux élevés de contamination aux IST chez les femmes, en particulier chez les jeunes femmes (majorité des cas de chlamydia, 15% des cas de gonorrhées) et de l’impact des IST sur la fragilisation des muqueuses, alors davantage exposées à une contamination au VIH, faut-il en conclure que l’EFS doit réviser ses critères de manière plus stricte en direction des femmes ? Une telle option n’a jamais été discutée. Alors que les critères édictent les mêmes règles pour tous les HSH, les comportements varient suivant les individus, ce que l’EFS ne prend pas en compte quand il décide sur les homo-bis et autres HSH : si 6,36% des donneurs HSH ayant eu des relations sexuelles dans les 12 derniers mois, donc non compliants, ont eu au moins 2 partenaires dans l’année, 22% de ces HSH furent monopartenaires, 11% n’ont eu qu’une relation sexuelle avec un homme dans l’année. Sur l’ensemble des donneurs de l’étude, 3% avaient déjà eu une relation sexuelle avec un homme avant la révision de critères de l’été 2016 et ont donné leur sang, alors qu’ils en étaient interdits totalement, c’est très au-dessus du pourcentage des HSH sexuellement actifs dans l’année (0,73%) qui ont donné leur sang après la révision. L’utilisation systématique du préservatif comme raison de donner son sang en tant qu’HSH, fait rapporté par 41% des HSH donneurs ayant eu des rapports sexuels dans les 12 mois, donc non abstinents, montre bien l’inadéquation des critères d’exclusion avec les comportements sexuels des gens et les risques qu’ils encourent de manière consciente ou non. Comment justifier une exclusion du don, en imposant une abstinence de 12 mois, sans prendre en considération la question de l’utilisation du préservatif, outil de protection du VIH/sida et des IST, promue par les instances sanitaires et les associations de santé, alors que l’abstinence ne fait plus partie des recommandations parce que sa non observance en vie réelle a été démontrée? Tant que les critères d’exclusion seront à un niveau de dureté au point d’être déconnectés des comportements et des données scientifiques sur les risques de contamination (préservatif, TAsP, PrEP, fenêtre silencieuse des tests de dépistage) et rejetés par les personnes analysant leurs comportements préventifs (une forte proportion travaille dans la santé), il y aura de forts taux de non compliance. A cela s’ajoute le fait que la non compliance existait déjà avant la révision de 2016, que les comportements actuels n’ont pas fait augmenter le risque résiduel de poches contaminées et que ces comportements sont déjà calqués sur les estimations faites par Santé Publique France sur la non compliance en cas de critères basés sur 4 mois d’abstinence (0,56%).
Le contexte d’abstinence imposée à prendre en compte dans les réponses apportées au questionnaire de l’étude Complidon. Alors que les donneurs HSH rapportent des taux non négligeables de non compliance en fonction de certains critères, il leur a été demandé s’ils seraient davantage compliants avec des critères moins drastiques et rapporteraient davantage leurs comportements réels lors des entretiens pré-dons. Le taux de compliance et le niveau de dureté des critères sont inversement proportionnels, ce qui n’est guère étonnant et totalement attendu. Une question n’a pas été posée, celle de leur parole sur leur comportement en contexte d’égalité de critères entre toutE individuE (soit un partenaire dans les 4 mois précédant le don). Cela montre le contexte prégnant où l’abstinence est vue comme la norme actuelle à imposer aux HSH et qui oriente une étude qui pourrait envisager d’autres paramètres. De même, le taux élevé (48%) à la réponse sur la non compliance quel que soit les critères imposés est à mettre en relation avec cet environnement, quand la question ne précise pas si les critères seraient égaux ou non avec les hétéros, si l’abstinence serait toujours la condition, donc vécue ou non comme une discrimination, sentiment fort rapporté par les donneurs HSH sondés (58% ne veulent pas être discriminés sur la base de leur orientation sexuelle). Certains diront qu’il faut faire prendre conscience aux personnes de leurs comportements, de leur aveuglement conscient ou inconscient face à certaines échelles de risques dépendant du milieu dans lequel ilELLEs évoluent et des relations qu’ilELLEs nouent, du besoin à davantage de pédagogie autour de la notion de fenêtre silencieuse des tests de dépistage pour l’infection à VIH. Mais quelles actions sont faites actuellement et l’ont été depuis la réforme des critères de sélection effective à l’été 2016? A-t-on vu des campagnes d’incitation au don explicitant certains critères d’exclusion ou détaillant les comportements préventifs à avoir pour pouvoir se présenter au don sans crainte de se faire refouler? Quelle information est délivrée à l’issue des entretiens faits avant chaque don aux donneurSEs pour qu’ilELLEs maintiennent des comportements adaptés à leur intégration au don du sang? Une plaquette est-elle donnée sur les modes de contamination aux IST? Un planisphère sur les maladies tropicales, les zones à risques et les dynamiques de progression des épidémies est-il affiché et fourni? Un autotest de dépistage ou une ordonnance pour un test en laboratoire est-elle délivrée? Quelles actions rectificatives seront menées pour assurer la confidentialité des questionnaires et surtout des entretiens, alors que les répondants non compliants se plaignent fortement de celle-ci, surtout quand il faut parler de ses pratiques sexuelles ? Sans pédagogie active, pré-pendant-post entretien et don, il n’est pas étonnant que les donneurs, notamment HSH, autoévaluent leurs comportements et ne soient pas compliants à certains critères d’exclusion, surtout quand ceux-ci semblent et sont disproportionnés. C’est pourquoi nous militons : 1/ pour une évaluation basée sur les comportements individuels de la personne se présentant au don, englobant la prise en compte de ses comportements préventifs et des acquis des données scientifiques les plus récentes (notamment le TAsP et la PrEP). 2/ pour l’inclusion des associations dans la rédaction des questions de la prolongation de l’étude Complidon, pour éviter certains manques mis en évidence dans la première étude (recours au dépistage, comportements en fonction du contexte, etc), sur le modèle de co-construction qui avait été faite pour le questionnaire actualisé suite aux modifications des critères en 2016. 3/ pour l’inclusion des associations d’usagèrEs de drogue et de travailleurSES du sexe à la table des discussions avec les autorités concernées, quand les critères d’inclusion se sont resserrés à leur sujet sans qu’elles soient auditionnées auparavant.


Contacts presse :

• Romain Colson, Président des ActupienNEs, 06 51 79 29 58, presidence@leslesactupiennes.fr

• Remy Hamai, Porte-parole des ActupienNEs, 06 45 60 96 52, porte-parole@leslesactupiennes.fr

• Mikaël Zenouda, Responsable du Pôle Prévention, 06 13 50 89 80, coordination@leslesactupiennes.fr

Semaine européenne de promotion du dépistage du cancer du col de l’utérus Séropos, dépistez-vous !

En cette semaine de promotion du dépistage, il est nécessaire de rappeler que les séropositifVEs ont deux à six fois plus de risques de développer un cancer du col de l’utéruscompte tenu de la baisse des défenses immunitaires causée par le VIH et que le diagnostic de cancer du col est posé 10 ans plus tôt que chez les femmes séronégatives, avec une progression plus agressive.

Rappel des recommandations

  • Pour toute personne ayant un utérus, de 25 à 65 ans (dès 20 ans dans les DOM) : Un 1er frottis à l’âge de 20 ou 25 ans, puis 2 frottis à un an d’intervalle. Si les résultats sont normaux, ce sera 1 frottis tous les 3ans, vaccinéE ou non contre le HPV. Où ? A réaliser soit par votre médecin (gynécologue ou généraliste) ou votre sage-femme, lorsd’une consultation, soit dans les centres d’examens de santé de l’Assurance maladie, les centresmutualistes ou de planification familiale (sans avance de frais), soit dans un laboratoire, sur prescription médicale. Coût : Consultation + 15.40eur pour la lecture du frottis. Prise en charge : à 70% par l’Assurance maladie, puis par une complémentaire santé. Si vous avez la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire) ou si vous faites partie du programme national de dépistage organisé, l’examen est remboursé à 100% sans avance de frais.
  • Pour les séropositifVEs, un suivi est sans limite d’âge : C‘est un frottis lors de la découverte de la séropositivité Puis : 1) 1 frottis annuel pendant 3 ans s’il n’y a pas eu d’antécédents de lésions précancéreuses(dysplasies) et si le frottis initial est normal; 2) si ces 3 frottis ont été normaux, si la charge virale est contrôlée et si le taux de CD4 est supérieur à 500/mm3 : c’est 1 frottis tous les 3 ans, au même rythme que les séronégatifVEs. En l’absence de ces conditions, c’est 1 frottis par an. Prise en charge : à 100% dans le cadre de l’ALD.

Nos communautés doivent se mobiliser pour notre santé !

Si les lesbiennes cisgenres vont peu souvent se faire de dépister à cause d’une moindre perception du risque et par la réticence à se rendre chez des gynécologues après des expériences lesbophobes de la part de ceuxELLES-ci, le HPV ne les oublie pas et les contamine, notamment par les contacts digitaux et uro-génitaux. Alors qu’elles sont autant à risque de développer un cancer du col de l’utérus que les femmes hétéros cisgenres, elles se dépistent dix fois moins. Nous déplorons l’absence de communication vers les lesbiennes et les bies par les autorités sanitaires, alors que ce déficit de prise en charge est clairement établi dans les rapports officiels.Les hommes trans et les hommes intersexes qui ne sont pas passés par une ablation totale du col de l’utérus sont aussi concernés par ce dépistage. Mais qui en parle ? Certainement pas les institutions sanitaires qu’il faut, en outre, interpeler pour qu’elles rajoutent un passage sur eux dans leur site internet, à l’image de l’Institut National du Cancer. Se pose aussi le problème du remboursement de ces soins, visite chez leA gynécologue et frottis de dépistage, quand le changement d’état civil obtenu exclut les hommes trans du remboursement. Nous avons ainsi des inquiétudes sur l’organisation du dépistage organisé du cancer du col de l’utérus qui se met en place en ce moment et vise les personnes en retard de dépistage, sous-entendu cisgenres et femmes, écartant les hommes trans du périmètre d’action.La circulation de ces informations médicales est primordiale au sein de nos communautés séropos et LGBTI, afin que chacunE bénéficie de la meilleure prise en charge possible.C’est aussi en se mobilisant touTEs pour une vaccination non genrée du HPV, des filles et des garçons, dès 11ans, que l’on pourra éviter les conséquences du HPV, condylomes multirécidivistes et cancers du col de l’utérus, de l’anus, du pénis, oro-pharyngé.Contacts presse :

  • Romain Colson, Président des ActupienNEs, 06 51 79 29 58, presidence@leslesactupiennes.fr
  • Remy Hamai, Porte-parole des ActupienNEs, 06 45 60 96 52, porte-parole@leslesactupiennes.fr
  • Mikaël Zenouda, Responsable du Pôle Prévention, 06 13 50 89 80, coordination@leslesactupiennes.fr

LES ANTIRETOVIRAUX

Après la découverte que la zidovudine avait un effet sur une des phases de la réplication du virus à la fin des années 80, il a fallu attendre 1996 pour que l’utilisation de traitements combinés triples permette une spectaculaire réduction de la morbidité et de la mortalité liées au VIH. Les molécules aujourd’hui disponibles sont à la fois efficaces, simples à observer et bien tolérées. La tolérance est l’enjeu majeur, puisqu’il s’agit de traitements destinés à être maintenus définitivement.

Il existe aujourd’hui six classes thérapeutiques définies par leur mécanisme d’action:

  • inhibition d’une enzyme virale
    • inhibiteurs de la transcriptase inverse (INTI):ils agissent en bloquant l’action de la transcriptase inverse, enzyme des rétrovirus permettant la rétrotranscription du brin d’ARN vial en ADN proviral, avant l’intégration de ce dernier au génome de la cellule-hôte. Cette catégorie est divisée en deux familles:
      • inhibiteurs nucléostidiques de la transcriptase inverse (INTI)
      • inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptases (INNTI)
    • inhibiteurs d’intégrase (INI): l’intégrase permet en deux étapes l’intégration de l’ADN VIH dans le génome de la cellule qu’il infecte
    • inhibiteurs de la protéase (IP) empêchant la formation des protéines finales du VIH, étape clé dela maturation du virus
  • blocage d’un récepteur du VIH situé sur la membrane plasmique de la cellule hôte: 
    • inhibiteurs d’entrée
    • inhibiteurs du corécepteur CCR 5

Inhibiteurs nucléosidiques et nucléotidiques de la transcriptase inverse

Caractéristiques de la classe thérapeutique

Les INTI agissent sur les VIH 1 et 2. Selon les molécules, il permettent la réduction de la charge virale plasmatique de 0.5 à 1 log copies par ml. .

Leur barrière génétique à la résistance est faible pour la lamivudine et l’emtricitabine, intermédiaire pour les autres produits de la classe (tenofovir, abacavir, zidovudine).

Les interactions médicamenteuses sont peu fréquentes pour cette classe.

Les effets indésirables les plus fréquents pour cette classe sont liés à la toxicité mitochondriale, car ces produits ne sont pas parfaitement spécifiques de la transcriptase inverse du VIH: ils sont aussi substrats de l’ADN polymérase gamma des mitochondries. L’insuffisance de production d’ADN par les mitochondries conduit à une chaîne respiratoire défectueuse et à l’orientation du métabolisme mitochondrial vers le mode anaérobie. Les conséquences cliniques sont les suivantes: 

  • syndrome de lipoatrophie
  • neuropathie périphérique
  • pancréatite
  • atteinte hématologique: anémie, leucopénie, thrombopénie.

Les molécules de cette classe les plus délétères pour la mitochondrie ne sont plus utilisées pour cette raison (stavudine et didanosine)

Tenofovir (VIREAD) 

Cet analogue nucléotidique est actif sur VIH 1 VIH 2 ET VHB. Il est un choix préférentiel dans la classe des INTI et une molécule de premier choix en cas de coinfection VIH -VHB.

Sa demi-vie d’élimination intra cellulaire, de plus de 50 heures, permet une prise unique quotidienne

L’élimination se fait par voie rénale. Une adaptation posologique est nécessaire en cas d’insuffisance rénale

Le produit passe mal la barrière hémato-encéphalique.

Il y a peu d’intéractions médicamenteuses, toutefois la coprescription tenofovir-atazanavir impose d’utiliser du ritonavir (100mg) pour éviter les concentrations plasmatiques trop faibles d’atazanavir.

Le tenofovir est disponible:

  • en monothérapie sous le nom de VIREAD 300mg: un comprimé par jour
  • en combinaison avec l’emtricitabine TRUVADA 200/245: un comprimé par jour
  • et en combinaison triple avec l’emtricitabine et l’efavirenz ATRIPLA 600/200/245: un comprimé par jour

L’insuffisance rénale impose une adaptation posologique.

Le tenofovir est globalement bien toléré, il faut connaître et rechercher: 

  • la néphrotoxicité: risque de syndrome de Fanconi et d’insuffisance rénale
  • le risque osseux: diminution de la densité minérale osseuse à partir de l’âge de 50ans, sans doute par perte tubulaire de phosphate

Deux mutations induisent des hauts niveaux de résistance au tenofovir: K65R et T69S. Une résistance peut être aussi observée en cas d’accumulation de mutations de résistance mineures.

Abacavir (ZIAGEN)

Cet analogue nucléosidique fait partie des INIT recommandés en première ligne de traitement ARV, sauf en cas de charge virale pré-thérapeutique supérieure à 100.000 copies par ml

Sa longue demi-vie d’élimination intracellulaire autorise une prise unique quotidienne. Le métabolisme est essentiellement hépatique et la diffusion hémato-encéphalique bonne.

Le produit est disponible:

  • seul ZIAGEN 300mg administré à la posologie d’un comprimé matin et soir, ou deux compirmés en une prise
  • en association avec la lamivudine : KIVEXA 600/300 un comprimé par jour
  • en association à la lamivudine et la zidovudine (TRIZIVIR 300/150/300) un comprimé matin et soir

Le produit est utilisable en cas d’insuffisance rénale, ou de dialyse, sans adaptation posologique. Il est contre-indiqué en cas d’insuffisance hépato cellulaire

Le risque de syndrome d’hypersensibilité (associant malaise général, fièvre, myalgies, troubles digestifs, exanthème, toux, pharyngite), qui touchait 5% des sujets et imposait l’arrêt définitif du produit a été éliminé par la détection des porteurs de l’allèle HLA B 5701, dont la recherche s’impose avant tout traitement par ce produit.

L’abacavir a peu d’effets mitochondriaux.

Il n’existe pas de mutation de résistance conférant à elle seule une résistance à l’abacavir: la résistance résulte d’une accumulation de mutations mineures.

Lamivudine EPIVIR

Cet analogue nucléosidique est actif sur le VIH 1, le VIH 2 et le VHB. C’est donc une molécule de premier choix dans le traitement de la co-infection VIH 1-VHB. Très proche de l’emtricitabine, il est largement utilisé en association avec le tenofovir et l’abacavir.

La demi-vie d’élimination intra cellulaire, de 10 à 15 heures, permet une prise unique quotidienne.

L’élimination se fait par voie rénale, la diffusion dans le LCR est médiocre.

Le produit interagit peu.

Le produit est disponible:

  • seul: EPIVIR 150 (deux par jour en une seule prise) et EPIVIR 300 (un par jour)
  • en association avec l’abacavir (KIVEXA 300/600) un comprimé par jour
  • en association avec la zidovudine (COMBIVIR 150/300 un comprimé matin et soir)
  • en association avec l’abacavir et la zidovudine (TRIZIVIR 300/150/300 un comprimé matin et soir)

La lamivudine est bien tolérée, faiblement pourvoyeuse de toxicité mitochondriale. 

Il faut savoir qu’en cas de co-infection VIH-VHB, l’arrêt de cette molécule peut entraîner un effet rebond de l’ADN VHB avec hépatite B aiguë gravissime. Lors d’une décision d’arrêt de cette molécule, un remplacement par une autre molécule active sur le VHB doit être envisagé.

Emtricitabine EMTRIVA

Ce produit est très proche de la lamivudine, et tout ce qui a été dit plus haut à son propos s’applique à cette molécule, et notamment les précautions en cas d’arrêt du traitement chez une personne coinfectée par VIH-VHB. 

Le produit est disponible:

  • seul sous le nom de EMTRIVA 200: un comprimé par jour
  • associé au ténofovir sous le nom de TRUVADA 300/200: un comprimé par jour
  • associé au ténofovir et à l’efavirenz sous le nom d’ATRIPLA 200/300/600: un comprimé par jour
  • associé au ténofovir et à la rilpivirine sous le nom d’EVIPLERA: un comprimé par jour
Zidovudine RETROVIR

Ce produit, maintenant très ancien, a une toxicité mitochondriale significative mais reste très utilisé dans le monde en raison de son coût modeste.

Sa demi vie courte (4 à 6 heures) ne permet pas la prise unique quotidienne.

Il ne doit pas être associé à la ribavirine en raison d’une additivité des toxicités hématotologiques.

La zidovudine passe très bien la barrière hémato-encéphalique.

Le produit est disponible:

  • seul sous le nom de RETROVIR (gélules à 100 ou 200 mg, comprimés à 300 mg): 600 par jour, en deux prises
  • associé à la lamivudine sous le nom de COMBIVIR 300/150: un comprimé matin et soir
  • associé à lalamivudine et à l’abacavir sous le nom de TRIZIVIR 300/150/300: un comprimé matin et soir

Seul ou associé, la zidovudine n’est plus recommandée en première intention en France, en raison de sa toxicité.

Effets secondaires précoces:

  • anémie macrocytaire,
  • neutropénie
  • céphalées
  • nausées
  • asthénie
  • diarrhée

Effets secondaires à moyen et long terme liés à la toxicité mitochondriale:

  • lipodystrophie,
  • myalgies, voir myopathie
  • neuropathie
  • cardiomyopathie
  • acidose lactique
Didanosine VIDEX et stavudine ZERIT

Ces produit ne sont quasiment plus utilisés du fait d’une trop grande toxicité mitochondriale, à l’origine de pancréatites et de neuropathies périphériques.

Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI)

Caractéristiques de la classe thérapeutique

Ces médicaments sont des inhibiteurs puissants et spécifiques de la transcriptase du VIH. Ils sont INACTIFS sur le VIH 2 et les VIH 1 du groupe O. Ils agissent en se fixant sur un site hydrophobe à proximité du site catalytique de l’enzyme, induisant une déformation de ce dernier, qui altère sa capacité à synthétiser l’ADN. 

Ce sont des antirétroviraux très puissants, entraînant des réductions de charge virale de 1 à 1.5 log copies par ml., mais leur barrière génétique est basse, induisant la sélection rapide de mutants résistants en cas de réplication persistante sous INNTI. A noter que l’étravirine a une barrière génétique plus élevée que les trois autres molécules de cette classe.

Du fait d’un métabolisme impliquant le cytochrome p 450, ces molécules sont impliquées dans des interactions médicamenteuses significatives.

Les INNTI de première génération (nevirapine, efavirenz) induisent des effets secondaires précoces, hépatiques pour la névirapine, neuropsychiatriques et métaboliques pour l’efavirenz. Les INNTI de seconde génération (etravirine et rilpivirine) sont mieux tolérés. Ces produits n’ont pas de toxicité mitochondriale

Névirapine VIRAMUNE

Elle n’est plus recommandée en France en première intention en raison de sa toxicité initiale cutanée et hépatique.

Elle auto induit son métabolisme auprès du cytochrome p 450, justifiant une augmentation de doses après deux semaines de traitement. Le métabolisme est principalement hépatique.

Les interactions avec la rifampicine et le fluconazole sont déconseillées.

Le produit diffuse bien dans le LCR et passe bien la barrière hématoplacentaire.

En France le produit n’est disponible que non associé, en comprimés à 200 mg. La posologie est de 200mg par jour les 14 premiers jours puis 200mg deux fois par jour ensuite. Aucune adaptation n’est nécessaire en cas d’insuffisance rénale.

Effets secondaires spécifiques:

  • exanthème : il survient dans 20% des cas, en général dans les six premières semaines de traitement. La plupart du temps il s’agit d’éruptions bénignes s’estompant rapidement malgré la poursuite du traitement, mais des atteintes cutanées sévères sont possibles (DRESS syndrome, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell)
  • hépatites cytolytiques: parfois fulminates, elles surviennent au cours des six premières semaines de traitement. Ce risque est plus important lorsque les CD4 sont élevés, et le choix de cette molécule est réservé aux femmes ayant moins de 250 CD4 et aux hommes ayant moins de 400 CD4
  • Le produit toit être interrompu en cas de manifestation générale d’hypersensibilité (fièvre, malaise général)
  • La tolérance métabolique et notamment lipidique est excellente

L’utilisation de ce produit impose une surveillance cutanée et hépatique très serrée en début de traitement. Les transaminases doivent être surveillées tous les 14 jours pendant les deux premiers mois, au troisième mois, puis deux fois par an.

Une réplication persistante sous névirapine entraîne rapidement des mutations de résistance de haut niveau croisées avec l’efavirenz et la rilpivirine.

Evavirenz SUSTIVA

Le produit a une longue demi-vie (plus de 50 heures), permettant une prise unique quotidienne. Son métabolisme est hépatique, via le système du cytochrome p450. Des interactions médicamenteuses sont possibles avec les produits partageant ce type de métabolisme.

Sa diffusion hémato-encéphalique est intermédiaire

Le produit est disponible:

  • seul sous le nom de SUSTIVA 600: un comprimé le soir
  • combiné au tenofovir et à l’emtricitabine: ATRIPLA 600/200/245: un comprimé par jour

Effets secondaires spécifiques:

  • troubles du sommeil (rêves, cauchemars, insomnie ou hypersomine)
  • sensation d’ébriété, vertiges
  • troubles de la concentration
  • hallucinations parfois
  • les effets secondaires neuropsychiques ci-dessus surviennent chez une majorité de patients, mais s’estompent en 8 à 10 jours. Le patient doit être prévenu, et le traitement ne doit être interrompu que s’ils persistent plus d’un mois
  • à plus long terme, un syndrome dépressif est possible
  • les exanthèmes sont fréquents, le plus souvent bénins et transitoires, n’imposant pas l’arrêt du traitement
  • les hépatites sont en règle générale plus rares et moins graves que sous nevirapine
  • dyslipidémie: élévation des taux plasmatiques du CT, du LDL, du HDL et des TG
  • tératogénicité: anomalies de la fermeture du tube neural, le produit est contre indiqué pendant la grossesse
Etravirine INTELENCE

Premier INNTI de deuxième génération, il est mieux toléré que l’efavirenz ou la névirapine.

L’absorption digestive est bonne, majorée par la prise alimentaire, la demi vie est longue (plus de 30 heures), le produit est métabolisé par le système du cytochrome p450.

Le produit est disponible:

  • seul, en comprimés à 100 et 200 mg, à la posologie de 400mg en une prise par jour.

Effets secondaires spécifiques:

  • exanthème modéré imposant rarement l’arrêt du traitement
  • pas d’intolérance cutanée croisée avec la névirapine ou l’efavirenz
  • bonne tolérance neuropsychiatrique et métabolique: le produit est recommandé en cas de troubles cardiovasculaires ou lipidiques
  • hépatites cytolytiques décrites chez des patients coinfectés VIH-VHB ou VIH -VHC
Rilpivirine EDURANT

C’est le second des INNTI de seconde génération. Son absorption orale est bonne, majorée par la prise d’un repas. Le produit est métabolisé par le cytochrome p450, à l’origine d’interactions médicamenteuses. 

la prise d’inhibiteur de la pompe à protons ou d’antihistaminiques H2 entraîne une baisse importante des concentrations plasmatiques de rilpivirine et doit être décalée d’au moins 12 heures par rapport à la rilpivirine

Le produit est disponible:

  • seul sous le nom d’EDURANT 25mg, un comprimé par jour
  • en association avec le ténofovir et l’emtricitabine sous le nom d’EVIPLERA 200/25/245 un comprimé par jour

Effets secondaires spécifiques

  • Le produit est encore récent, et ses effets indésirables peut-être pas tous décrits.
  • dans les essais de phase 3, la toxicité paraissait moindre que celle de l’efavirenz (notamment au plan psychiatrique et cutané)
  • aux doses de 50 et 75 mg (donc supérieures à la posologie recommandée), un allongement de l’espace QT a été noté

Inhibiteurs de protéase

Ils agissent au niveau du processus d’assemblage des protéines virales nouvellement synthétisées. Ce sont de puissante antirétroviraux actifs sur VIH 1 et VIH 2,induisant une réduction de charge virale plasmatique de l’ordre de 1.5 à 2 log copies par ml.

Les IP sont métabolisés par les enzymes du cyt p 450, en particulier CYP3A4, dont ils peuvent être inducteurs ou inhibiteurs: il en résulte de fréquentes interactions médicamenteuses avec les autres antirétroviraux, et avec d’autres classes. L’effet inhibiteur très puissant du ritonavir sur le CYP3A4 est mis à profit pour améliorer la biodisponibilité de la plupart des IP: une faible dose (100mg) de ritonavir qui accompagne la prise d’un IP permet d’augmenter la concentration plasmatique de celui-ci et donc de diminuer les doses de l’IP administré, et même son nombre de prises journalières: on parle d’IP « boosté » par le ritonavir.

Ces produits ont une barrière génétique à la résistance élevée: il faut plusieurs mutations successives pour impacter significativement l’efficacité d’un IP.

Tous les IP ont un certain nombre d’effets secondaires communs, assez fréquents:

  • digestifs: ballonnement, diarrhée, inconfort digestif
  • troubles métaboliques: hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie, intolérance au glucose, parfois diabète
  • augmentation du risque cardiovasculaire, proportionnelle à la durée d’utilisation des IP, et indépendamment de l’impact lipidique
  • modifications de la répartition des graisses: lipohypertrophie sous-mentonnière, cervicodorsale, des seins, périviscérale intra-abdominale
Atazanavir (REYATAZ)

Très utilisé car disponible en une prise par jour, utilisable boosté ou non par le ritonavir, et disposant d’un profil métabolique moins défavorable que les IP de première génération.

Sa demi-vie d’élimination de 6.5 heures permet l’administration en une fois par jour. La coadministration de 100 mg de ritonavir et de 300 mg d’atazanavir permet d’obtenir une concentration minimale près de 7 fois supérieure à celle obtenue sans ritonavir. Il pénètre mal le LCR. Sa concentration est diminuée en association avec le ténofovir (mais non significativement si l’atazanavir est associé avec le ritonavir) et par les IPP

Le produit est disponible sous forme de gélules à 150, 200 et 300mg. La dose recommandée est de 300mg en une prise par jour associée à 100 mg de ritonavir

Ses principaux effets secondaires sont:

  • l’hyperbilirubinémie libre (bénigne) parfois associée à un ictère. L’hyperbilirubinémie doit faire contrôler la concentration plasmatique de la molécule
  • des troubles lipidiques plutôt plus discrets qu’avec les autres IP
Darunavir PREZISTA

Molécule non peptidique, conçue spécialement pour contourner les résistances aux IP couramment utilisées jusqu’alors. Le produit reste actif sur des souches virales multirésistantes aux autres IP.

Le produit a une disponibilité de 82% en association avec le ritonavir. La biodisponibilité est augmentée par les repas. La demi-vie d’élimination de 15 heures permet l’administration uniquotidienne.

Le produit a une bonne pénétration dans le LCR

Il est disponible:

  • seul, sous le nom de PREZISTA comprimés dosés à 400 et 600 mg

La posologie est de:

  • 800mg (deux comprimés à 400) une fois par jour, en association avec ritonavir 100 mg chez des patients naïfs de tout traitement ARV
  • 600 mg, deux fois par jour, en association avec ritonavir 100mg, chez les patients prétraités

La prudence est recommandée en cas d’insuffisance hépatique, aucune adaptation de dose n’est nécessaire en cas d’insuffisance rénale modérée.

Les effets secondaires sont ceux de la classe.

Saquinavir INVIRASE

Premier IP commercialisé en 1995, il est peu utilisé aujourd’hui malgré un excellent profil métabolique. Il est disponible sous forme d’INVIRASE 500 mg, la posologie est de 2 comprimés, deux fois par jour, associés au ritonavir (100mg deux fois par jour). Les effets secondaires sont ceux de la classe.

Lopinavir/ritonavir (KALETRA)

C’est l’IP le plus administré dans le monde, bien qu’il appartienne à la première génération d’IP. Il est coadministré avec le ritonavir dans une même gélule

Le lopinavir est rapidement absorbé, sa demi-vie est de cinq à six heures, sa diffusion dans le LCR est bonne.

Il se présente en comprimés titrant 200 mg de lopinavir et 50 mg de ritonavir. La posologie est de deux comprimés deux fois par jour, soit 800 mg par jour, ou d’une prise quotidienne de 800 mg (quatre comprimés). Le traitement doit être pris aucours d’un repas. 

Les effets secondaires sont ceux de la classe.

Fosamprenavir TELZIR

Moins utilisé actuellement, il a une efficacité et une tolérance comparables à celles du lopinavir.

La demi-vie est de 7 à 10 heures, le produit pénètre mal dans le LCR.

Il se présente sous forme de comprimés à 700 mg. La posologie est d’un comprimé matin et soir associé à 100mg de ritonavir matin et soir.

Parmi les effets secondaires, outre les effets de classe, on note la possibilité d’éruptions cutanées, de paresthésies buccales, et d’hémorragies chez les hémophiles.

Indinavir CRIXIVAN

Ce médicament n’est plus utilisé, en raison de ses effets secondaires: lipoatrophie, lithiases rénales, néphrites interstitielles, anémie hémolytiques, ongles incarnés, sécheresse de la peau.

Tipranavir APTIVUS

IP non peptidique très sélectif de la protéase du VIH. Il est indiqué uniquement en cas d’échec virologique. 

Il est disponible sous forme de capsules molles à 250 mg et s’utilise à la dose de 2 capsules matin et soir, chacune accompagnée de DEUX comprimés à 100mg de ritonavir (soit deux fois plus que pour les autres IP. 

La toxicité est principalement hépatique et nécessite un contrôle fréquent des transaminases en début de traitement. Les troubles digestifs sont fréquents ainsi que les anomalies lipidiques. Des cas d’hémorragies intracrâniennes ont été raportés.

Nefinavir VIRACEPT

Cette molécule n’est plus commercialisée actuellement

Inhibiteurs de fusion

Ils agissent en empêchant la fixation du virus sur les récepteurs membranaires de la cellule-hôte.

Enfuvirtide FUZEON

Seul représentant de la classe des inhibiteurs de fusion, c’est un peptide actif sur VIH 1 et non sur VIH 2. Il a une action antirétrovirale importante, del’ordre de 2 log copies par ml. Il est efficace sur les souches virales résistantes aux autres anti rétroviraux et a une tolérance systémique excellente. Mais son administration sous-cutanée deux fois par jour en limite la prescription.

Il a une demi vie de 3.8 heures et nécessite une administration biquotidienne. Il n’interfère pas avec le CYP450 et n’a donc pas d’interaction médicamenteuse significative en particulier avec les autres ARV.

La posologie est de 90mg deux fois par jour par voie sous cutanée. Les réactions locales au point d’injection (nodule inflammatoire) sont fréquentes.

Inhibiteurs de CCR5

Les inhibiteurs du CCR5 empêchent la reconnaissance gp120-corécepteur CCR5, préalable et nécessaire au processus de fusion des membranes virale et cellulaire.

Maraviroc (CELSENTRI)

Unique représentant de cette classe thérapeutique, il est actif sur VIH 1 VIH 2 et les souches virales résistantes aux autres ARV. Il se fixe spécifiquement sur le récepteur CCR5, agissant donc non sur le virus, mais sur la cellule cible.

Le produit n’agit que sur les virus utilisant le corécepteur CCR5 pour entrer dans la cellule et non sur celles utilisant d’autre co-récepteurs (notamment CXCR4)

Il faut donc, avant son utilisation déterminer par séquençage du génome viral la sensibilité de la souche au maraviroc. 

La puissance antirétrovirale est de 1.8 log10 de charge virale, le profil de tolérance est excellent, le prouduit est indiqué pour le traitement des patients en échec virologique.

Le maraviroc est substrat du CYP3A4 et les interactions médicamenteuses sont fréquentes, notamment avec la rifampicine. La diffusion dans le LCR est bonne.

La posologie est variable selon les antirétroviraux associés: se reporter au VIDAL.

Les effets secondaires sont essentiellement digestifs (nausées) , généraux (asthénie, insomnie, vertiges), cutanés (exanthème).

Inhibiteurs d’intégrase

Ils bloquent l’intégration de l’ADN proviral dans l’ADN de la cellule hôte.

Le raltégravir est le premier médicament commercialisé de cette classe, mais d’autres produits (elvitegravir, dolutegravir) sont en développement.

La puissance antirétrovirale est élevée (1,5 à 2 log10 de charge virale). Leur action est plus rapide que celle des autres ARV. La barrière génétique de résistance est faible, avec mutations rapides en cas de réplication virale persistante. La résistance est croisée entre raltégravir et elviégravir. Il n’est pas certain qu’elle le sera avec le dolutegravir.

Raltegravir ISENTRESS

Actif sur VIH 1, VIH 2 et sur les souches résistantes aux trois classes thérapeutiques les plus utilisées. Sa demi vie d’élimination des de 9 heures, il n’est pas métabolisé par les enzymes du cytochrome p 450, ce qui lui permet d’échapper aux interactions avec les molécules substrat de cette enzyme. Les IPP et l’atazanavir augmentent la concentration plasmatique du raltegravir, sans nécessité d’ajustement des doses. La pénétration dans le LCR est moyenne.

Le produit est utilisé par voie orale à la dose de 1comprimé (400 mg) deux fois par jour.

Le raltegravir est bien toléré:

  • troubles digestifs (diarrhée, ballonnements),
  • élévation des transaminases
  • élévation des CPK

Caby F, Katlama C. Molécules antirétrovirales. EMC Maladies Infectieuses 2013; 10(2):1-11 [Article8-006-]-10
 

Remarque: ce résumé d’article a été écrit par un étudiant ou un enseignant du DEPARTEMENT DE MEDECINE GENERALE DE PARIS 7. Il est en accès libre. La rédaction des résumés est faite dans le cadre de la REVUE DE PRESSE du DMG.

auteur du résumé:Jean-pierre Aubert (Enseignant(e) au DMG PARIS DIDEROT)

date de rédaction:01/07/2013

date de validation:01/07/2013

Mots cles:

antirétroviraux

VIH

ANRS EP65 AMVIH – Voie « IL-33/amphiréguline » dans la physiopathologie de l’infection par le VIH : potentielle cible thérapeutique

Etat d’avancement
       en cours

Mécanismes de la reconstitution des défenses immunitaires de l’intestin

Promoteur : INSERM-ANRS

Investigateur coordonnateur : Dr Sébastien GALLIEN, Service d’immunologie clinique et maladies infectieuses CHU Henri Mondor 94010 Créteil cedex

  • Glossaire

Amphiréguline : molécule produite par certaines cellules de défense immunitaire.

Réservoir viral : présence de virus non réplicatif (comme endormi, mais pouvant se réveiller suite à l’arrêt du traitement  par exemple) dans certains compartiments de l’organisme, le système digestif notamment. Le réservoir du VIH est représenté principalement par les lymphocytes TCD4 qui font partie des globules blancs, réservoir constitué très tôt après l’infection et qui persiste très longtemps. Les cellules réservoirs du VIH sont disséminées dans l’organisme. Le tube digestif représente un réservoir majeur du VIH.

  • But de l’étude 

L’étude à laquelle nous vous proposons de participer vise à mieux comprendre les mécanismes de la reconstitution des défenses immunitaires de l’intestin des personnes infectées par le VIH, cette étude nécessite également de connaître l’état et le nombre des cellules immunitaires de la muqueuse intestinale en dehors de tout contexte d’infection pour comparaison avec le cas des personnes infectées.
 

L’apparition des ARV (médicaments antirétroviraux) a fait naître l’espoir d’une éradication ou d’un contrôle à long terme de la réplication virale au cours de l’infection. Beaucoup de patients sous traitement maintiennent une charge virale indétectable et ainsi il y a une diminution de la mortalité. Ce traitement même prolongé ne permet pas d’éradiquer le virus car celui-ci a la capacité de s’intégrer dans l’ADN de certaines cellules de l’organisme, constituant ainsi le réservoir viral. La nécessité d’un traitement poursuivi pour une durée illimitée, les toxicités qui en découlent, ont conduit à la recherche d’un traitement capable d’éradiquer le virus. 

L’obtention de cellules immunitaires des tissus digestifs et sanguins permettrait d’aborder deux questions importantes : connaître le réservoir cellulaire digestif du VIH et les perturbations immunologiques induites dans la muqueuse digestive par le VIH. Pour répondre à ces questions une comparaison des cellules de la muqueuse digestive de sujets non infectés (sujets contrôles) par le VIH est nécessaire.

  • Pour participer à l’étude

Vous devez prochainement passer une coloscopie, indépendamment de cette étude, nous vous proposerons de participer à l’étude EP 65 AMVIH en tant que personne non infectée par le VIH. Une endoscopie digestive comportant des prélèvements (biopsies) de muqueuse intestinale sera réalisée. Nous souhaitons profiter de cet examen  pour effectuer des prélèvements supplémentaires. Dans le cas où des biopsies ne seraient pas indiquées lors de votre examen, les biopsies colorectales spécifiquement destinées à cette étude ne seront pas effectuées.           

Conditions pour participer à l’étude : avoir plus de 18 ans, être affiliéE ou bénéficiaire  d’un régime de la Sécurité Sociale, ou de la CMU, avoir l’indication d’une coloscopie diagnostique, consentement libre, éclairé, signé.

  • Schéma et déroulement de l’étude

60 participantEs contrôles sont prévuEs, la coloscopie et les biopsies seront réalisées dans le service de Gastro-Entérologie. La durée totale de l’étude sera de 5 ans, le temps nécessaire pour inclure l’ensemble des participantEs et le temps du suivi jusqu’à la dernière visite. Lors de la visite où une coloscopie a été décidée par votre médecin, l’investigateur  du Centre Henri Mondor vous a présenté l’étude EP 65 et vous a donné la note d’information et le consentement à signer. Les biopsies digestives seront  réalisées au cours de votre coloscopie. Votre participation à l’étude comme sujet contrôle aura lieu uniquement le jour de votre coloscopie.

Dr Lopez- Zaragoza et Dr Sébastien GALLIEN investigateur principal de l’étude.     Service d’immunologie clinique et maladies infectieuses. CHU Henri Mondor 94010 Créteil cedex