ANRS CO5 VIH-2 – Cohorte nationale VIH-2

Etat d’avancement

       en cours

La cohorte ANRS CO5 VIH-2 a débuté en 1994. A l’été 2018, 1160 personnes y participent dans 117 centres hospitaliers français.

  • Prolongation de la cohorte

Le Conseil Scientifique a décidé de prolonger les inclusions de nouveaux participants dans 30 centres cliniques seulement. Le suivi sera prolongé jusqu’en septembre 2022 pour ces participants, mais s’arrêtera en septembre 2019 comme prévu initialement pour les personnes suivies dans les autres centres. Votre médecin vous indiquera si le centre hospitalier dans lequel vous êtes suivi actuellement fait partie ou non  de la trentaine de centres : s’il en fait partie, il vous sera proposé de continuer votre participation  jusqu’au 30/09/2022. De nouveaux participants  pourront être inclus dans votre centre jusqu’au 30/09/21. Si votre centre n’en fait pas partie, vous y serez  toujours suivi, mais les données concernant  votre « suivi cohorte » ne seront collectées que jusqu’au 30/09/2019.

  • Règlement Général de la Protection des données (RGPD) 

Depuis le 25 mai 2018 une nouvelle règlementation est appliquée afin de rendre le traitement des informations plus transparent. Afin de vous apporter des informations complémentaires à celles qui vous ont été communiquées initialement, l’équipe de la cohorte et le promoteur ont rédigé une lettre  détaillant et explicitant cette nouvelle règlementation  RGPD. Cette lettre vous sera remise par votre investigateur qui pourra en discuter avec vous et ainsi vous permettre d’être mieux informé.

  • Caractéristiques de la population de la cohorte : la moyenne d’âge est de 43 ans, 59% 

     a) A l’inclusion dans la cohorte, la majorité des participants (86%) avait une infection VIH-2 sans aucun symptôme, 13% avaient une infection au stade sida, révélée le plus souvent par une tuberculose. Un tiers des participants avait reçu un traitement contre le virus avant de participer à la cohorte. La charge virale était très faible « indétectable » dans près de trois quarts des cas et peu élevée chez les autres, le nombre de lymphocytes CD4 peu diminué par rapport à la normale (en moyenne 513 mm3).
 

      b) La durée moyenne du suivi est actuellement de près de 9 ans chez les participants ayant effectué au moins  2 visites dans le cadre de la cohorte.

  • Résultats à ce jour  

709 participants ont reçu un traitement antirétroviral soit 61%. Au cours du suivi (9 ans en moyenne) l’infection est restée stable, sans aggravation clinique dans 9 cas sur 10. Une résistance du virus aux antirétroviraux est responsable d’une aggravation de la maladie, en raison de difficultés ou d’irrégularités de prise du traitement, ainsi qu’à des retards de prise en charge ou d’interruptions de suivi. La cohorte a permis de suivre l’évolution de l’infection et l’efficacité des traitements, d’identifier les  éléments associés à l’évolution de la maladie, de sélectionner les antirétroviraux  les plus adaptés au VIH-2 et de choisir le meilleur moment pour débuter le traitement. Elle permet la réalisation de recherches immunologiques et virologiques, dont certaines dans le cadre de collaborations françaises ou européennes, d’établir et actualiser les recommandations nationales et internationales pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH-2.  

  • Recherches virologiques 

Elles concernent  l’étude de la sensibilité du VIH-2  aux médicaments utilisés  contre le VIH-1, ce qui a montré qu’ils ne sont pas tous aussi efficaces et utilisables pour VIH-2. Concernent aussi  la mise au point et l’amélioration de la mesure de la charge virale VIH-2 dans le plasma et dans les cellules, en collaboration avec le Groupe AC 11 de l’ANRS. Elles concernent aussi l’amélioration des techniques de mise en évidence des résistances du virus et de leur mécanisme et interprétation. Elles sont essentielles pour choisir les traitements les mieux adaptés à la suite d’un traitement devenu inefficace. 

  • Etudes complémentaires / immunovir-2 / Réservoirs 

Elles ont pour objectif d’étudier les mécanismes de défense immunitaires et virologiques qui permettent un contrôle spontané, plus souvent observé dans le VIH-2 que dans VIH-1. Elles ne concernent que certains patients ayant  une évolution particulièrement lente ou particulièrement  rapide de l’infection. Elles ont débuté en juin 2013. A ce jour, 39 participants (25 patients et 14 volontaires sains) ont été inclus dans 25 centres de l’Ile-de-France. Si vous souhaitez participer à ces études, c’est encore possible, si vous êtes suivi dans un centre en Ile-de-France.

  • Recommandations françaises de prise en charge des personnes vivant avec le VIH-2

Les travaux  de la cohorte  ANRS CO5 VIH-2 ont contribué  à l’élaboration et à la mise à jour des recommandations nationales, ils ont également permis l’élaboration de recommandations internationales.

La principale recommandation est de commencer un traitement en cas de : symptômes  liés au VIH-2 (Stade sida) ou symptômes liés au VIH selon la classification internationale de l’infection. Diminution progressive des défenses immunitaires ou charge virale détectable dans le sang.                                                                                                         

  • Les prochaines étapes

Poursuivre l’étude de l’évolution de l’infection VIH-2 et des éléments permettant de prédire la progression de la maladie, continuer les recherches fondamentales dont l’objectif est comprendre pourquoi l’évolution de cette infection est plus lente que celle due au VIH-1. Continuer à recueillir le maximum d’informations sur le suivi des participants. Poursuivre les collaborations avec les équipes responsables des études de cohorte sur VIH-2 où le nombre en Afrique de l’Ouest des personnes infectées est beaucoup plus élevé qu’en Europe, pour mieux comprendre l’infection et mener des études conjointes.