FICHE INFO n°2 : les troubles métaboliques (diabètes, dyslipidémies)

Ce qu’est la pathologie :

Les troubles métaboliques sont les perturbations du fonctionnement de l’organisme liées aux affections dues à l’accumulation dans les cellules de quantités anormalement élevées de substances normales ou pathologiques (lipides, glucides, calcium, etc.).

Les dyslipidémies (hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie, …) constituent, avec le diabète, l’hypertension artérielle et le tabagisme, des facteurs de risque majeurs d’athérosclérose impliqués dans la survenue des maladies cardio-vasculaires (Cf Fiche n°1 des ActupienNEs), deuxième cause de mortalité en France. Ces facteurs de risque sont souvent associés notamment à l’obésité abdominale et aux facteurs comportementaux comme la sédentarité, une alimentation déséquilibrée, l’alcool ou le stress.

Quelques chiffres chez les séropos :

Les séropos ayant plus de 50 ans, ont une prévalence du diabète de 10% (Dat’aids, 2000-2013).

Les séropos présentent fréquemment des anomalies lipidiques ((hypercholestérolémie [LDL], hypertriglycéridémie), qui contribuent aux facteurs de risque cardio-vasculaires. Elles varient selon l’âge, l’état nutritionnel, le terrain génétique et l’état d’immunodépression, et peuvent être dues à certains antirétroviraux.

Aussi, Les lipodystrophies marquent encore les visages et silhouettes de ceuxCELLES qui ont connu et enduré les anciens traitements.

Les dyslipidémies :

La recherche d’une anomalie lipidique se fait dans le cadre de l’évaluation globale de risque cardio-vasculaire.

La réalisation de ce bilan est recommandée* par la HAS, tous les 5 ans. Il peut être plus fréquent, notamment 6 mois après tout changement de traitement ARV.

En présence d’anomalies lipidiques, plusieurs actions graduées sont proposées :

  • proposer des mesures hygiéno-diététiques comme en population générale,
  • mettre en place un traitement hypolipémiant,

Si le taux reste élevé malgré ces actions, l’avis du référent hospitalier infectiologue peut être requis, pour envisager de modifier le traitement antirétroviral, en lien, si besoin, avec l’instauration d’un traitement hypolipémiant.

Avant de proposer un traitement par statine, le médecin doit vérifier le risque d’interaction avec le traitement antirétroviral à partir des outils à disposition : logiciels d’aide à la prescription, tables spécifiques proposées par l’European AIDS Clinical Society.

Le diabète :

Le repérage et la prise en charge d’un diabète de type 2 et des risques de complications associées sont identiques à ceux en population générale**. La metformine est comme pour la population générale, le médicament proposé en première intention. Des interactions doivent être recherchées à partir du site https://www.hiv-druginteractions.org/

Diabète évaluez vos risques : https://contrelediabete.federationdesdiabetiques.org/le-test/

L’instant prévention #BonnesRésolutions
Bien manger, avoir une alimentation équilibrée

« Vous êtes ce que vous mangez », dit le dicton. Une bonne nutrition peut vous aider à rester en bonne santé et à prévenir les maladies qui se greffent au sida. Les séropos qui obtiennent les nutriments dont elles ont besoin tombent malades moins souvent, sont plus fortEs et jouissent d’une meilleure qualité de vie.

Nous savons depuis plusieurs décennies que la nutrition joue un rôle important dans l’immunité et qu’elle influe sur la capacité du système immunitaire à répondre aux infections. Les problèmes nutritionnels sont fréquents chez les séropos. De fait, presque tous les séropos auront de la difficulté à maintenir une bonne nutrition à un moment donné.

De plus, les besoins nutritionnels des séropos sont plus importants parce que leur corps doit travailler fort pour dompter l’infection.

Moins boire de soda, plus manger de fruits et légumes, plus cuisiner soi-même est un bon début, aux bénéfices importants. Aussi avoir recours aux conseils d’unE dététicienNE peut être utile.

Attention certains compléments alimentaires ou remèdes alternatifs peuvent entrer en interaction avec les antirétroviraux et réduire ainsi l’action sur le contrôle du virus. Il faut éloigner leur prise de la prise des antirétroviraux et en parler avec son médecin.

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