FICHE INFO n°1 : le risque cardio-vasculaire

Ce qu’est la pathologie :

Le risque cardiovasculaire est la probabilité de survenue d’une maladie ou d’un accident cardiovasculaire (maladies du cœur et des artères). Ce dernier est lié à l’existence de plusieurs facteurs qui peuvent être supprimés. Il est important de connaître son risque cardiovasculaire pour agir.

Chaque individu peut présenter un ou plusieurs facteurs de risque. Dans ce cas, il faut savoir que les facteurs de risque ne s’additionnent pas, mais ils se potentialisent, c’est-à-dire qu’ils s’aggravent l’un l’autre. On évalue pour chaque personne le « risque cardiovasculaire global ».

Il est important de connaître les facteurs de risque cardiovasculaire auxquels on est exposé et de ne pas les sous-estimer. S’il est impossible d’agir sur certains d’entre eux (âge, sexe…), plusieurs facteurs de risque peuvent être réduits ou supprimés (sédentarité, hypertension artérielle, surpoids…).

Quelques chiffres chez les séropos :

Chez les séropos, le risque de maladies cardio-vasculaires est 1,6 à 2 fois plus élevé qu’en population générale. Le risque d’infarctus du myocarde est 1,5 fois plus élevé.

L’augmentation du risque cardio-vasculaire peut être expliquée par :

  • une fréquence plus élevée de certains facteurs de risque habituels, tels qu’un tabagisme important et/ou la prise de substances psychoactives,
  • les effets de l’infection à VIH elle-même (inflammation, activité immunitaire, etc.),
  • les effets secondaires de certains ARV.

Évaluer le risque cardio-vasculaire :

L’infection à VIH est un facteur de risque cardio-vasculaire, dont il faut tenir compte pour l’évaluation du risque cardio-vasculaire, et la prise en charge des différents facteurs de risque associés.

Le niveau de risque cardiovasculaire global est évalué selon la classification européenne du risque cardiovasculaire, qui utilise les données de l’interrogatoire et l’outil SCORE (Systematic Coronary Risk Estimation). Ce risque est majoré par le niveau d’inflammation, liée à l’infection VIH, qui accélère les lésions vasculaires*.

Prévention et recommandations de prise en charge :

Des modifications du mode de vie sont recommandées en première intention, quel que soit le niveau de risque cardio-vasculaire**:

  • promouvoir une alimentation équilibrée et adaptée, au besoin, avec l’aide d’unE diététienNE,
  • promouvoir une activité physique régulière et une réduction du temps passé à des activités sédentaires,
  • entamer une démarche pour arrêter de fumer,
  • corriger d’éventuels facteurs de risque cardio-vasculaire : profil lipidique, hypertention artérielle, etc.

Hypertension artérielle :

La pression artérielle doit être contrôlée tous les ans chez toutes les séropos, avec les taux cibles appliqués en population générale.

La prise en charge des séropos hypertendues se base sur les recommandations en vigueur pour la population générale.

Avant de proposer un traitement antihypertenseur, le médecin doit vérifier le risque d’interaction avec le traitement antirétroviral, à partir des outils à disposition : logiciels d’aide à la prescription, tables spécifiques proposées par l’EACS. Ces interactions concernent principalement les inhibiteurs calciques. Elles peuvent être recherchées à partir du site https://www.hiv-druginteractions.org/

*https://www.portailvasculaire.fr/sites/default/files/docs/2017_has_risque_cardiovasculaire_fiche_memo.pdf
**https://www.portailvasculaire.fr/sites/default/files/docs/2017_has_risque_cardiovasculaire_modifications_mode_de_vie.pdf

L’instant prévention #BonnesRésolutions

Et si je me mettais au sport, et si je pratiquais une activité physique adaptée !

Qu’est-ce que l’activité physique ? Tout simplement, la réalisation de mouvements du corps par la contraction des muscles, augmentant ainsi la dépense énergétique.

Et l’activité physique ADAPTEE ?  Il s’agit de faire correspondre ces mouvements aux capacités, aux besoins et aux envies de la personne, notamment lorsqu’il s’agit d’une personne fragilisée comme une personne âgée, une personne en situation de handicap ou une personne malade.

Ce n’est pas du sport alors ? Non, dans la mesure où le sport est une activité physique associée à une performance ou à la compétition.

L’activité physique régulière est bénéfique pour le cœur, les os, le moral et diminue les risques de cancers et de maladies cardiovasculaires. C’est le médicament dont les séropos ont besoin.

Depuis le 1er mars 2017, en plus de son traitement au titre de l’ALD (Affection Longue Durée), les séropos peuvent bénéficier d’activités encadrées par des professionnelLEs forméEs. Une évaluation en début de démarche vous permettra de savoir quelle activité physique est adaptée à votre situation.

Pour vous y mettre, renseigner vous si votre comme propose un dispositif de sport santé ou contactez notre association amie Siel Bleu https://www.sielbleu.org/  

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