DON DU SANG Abstinence imposée aux gays et bis. 4 MOIS DE TROP

Nous relayons le communiqué de L’Inter-LGBT dont Les ActupienNEs sont membres et auquel nous avons participé à la rédaction. 

Depuis la révision des critères d’exclusion du don du sang de l’été 2016, les gays et les hommes bisexuels devaient s’imposer une abstinence sexuelle d’un an avant de pouvoir donner leur sang. La Ministre des Solidarités et de la Santé a rendu sa décision cette semaine d’abaisser la période d’abstinence à 4 mois, au terme de travaux d’études menés depuis 2 ans. Même si cette nouvelle mesure permet de favoriser l’accès au don du sang aux HSH, elle n’est en rien un motif de réjouissance : c’est maintenir une logique de population à risque plutôt que d’évaluation des comportements sexuels individuels. C’est faire perdurer une logique stigmatisante plus du tout en accord avec les connaissances du VIH et des hépatites et issue d’un vieux monde sanitaire très discriminant.

L’épidémie du VIH demeurant à un rythme élevé chez les gays, les bis et autres HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes) est la raison invoquée par les autorités sanitaires pour ces critères spécifiques. C’est faire fi de la diversité des comportements sexuels, de leurs fréquences, des situations amenant à des risques de contamination au VIH et aux hépatites et de l’utilisation d’outils de protection contre ces IST. C’est pourtant ce que l’étude COMPLIDON a permis de mettre en avant concernant les comportements des donneurs, notamment homos et bis.

L’Inter-LGBT rappelle que tout rapport sexuel entre hommes n’est pas une source de risque pour un potentiel don, contrairement à ce que sous-entendent ces critères ne définissant pas ce qu’est un rapport à risque. Nous dénonçons également la poursuite d’une posture sérophobe étatique organisée, en maintenant l’interdiction des partenaires de personnes séropositives au VIH, d’autant plus quand la charge virale est indétectable, si elles et ils n’ont pas été abstinentEs sexuellement durant les 4 derniers mois précédant le don. Ces deux critères d’exclusion au don du sang envoient des messages contreproductifs en termes de prévention contre le sida et les IST et de stigmatisation des personnes gays et des bis.

Le débats lors des réunions du comité de suivi a également pointé l’influence d’une période d’abstinence trop strict, non réaliste et non viable sur la durée, poussant les personnes concernées à ne pas respecter ce critère. L’égalité de traitement entre touTEs assurerait un meilleur respect de ces critères, des comportements préventifs adéquats et des réponses au questionnaire pré-don reflétant la réalité, cela au bénéfice de la sécurité du don pour les receveurSEs.

Enfin, la Ministre des Solidarités et de la Santé s’est prononcée à l’Assemblée Nationale au sujet du renforcement de l’information aux donneurSEs, en amont du don, mesure étonnamment absente de son communiqué de presse du 17 juillet 2019[1]. Elle s’appuie sur le projet INNOVADON 2020 que veut lancer l’EFS. C’était une de nos réclamations destinée à faire rentrer le donneur dans une dynamique de prise en compte de sa santé globale et d’adoption de comportements préventifs ; nous serons soucieuxSES de son contenu et de sa mise en œuvre effective, déjà échaudéEs par l’absence de communication lors des précédents changements de critères et des réunions à ce sujet qui n’ont débouché sur rien.

L’Inter-LGBT s’étonne également du calendrier annoncé, soit une révision effective dans 7 mois, alors que la modification du texte de l’arrêté est simple, tout comme sa mise en application, alors qu’il n’avait fallu que trois mois lors de la précédente révision de 2016. Nous déplorons également la méthode opérée pour diffuser ces annonces, par voie de presse, ignorant sciemment les associations avec lesquelles le Ministère a travaillé continuellement au sein du comité de suivi, qui devra poursuivre ses travaux dans ce nouveau cadre réglementaire avec l’ensemble des parties prenantes.

Dans ce contexte ne faisant que maintenir le critère d’abstinence pour les homos et bis au don du sang, nous le répétons : abstinence, 4 mois de trop !

Nous réclamons :

 L’égalité de traitement entre touTEs quelle que soit son orientation sexuelle et non sérophobe par une évaluation basée sur les comportements individuels tout en maintenant le niveau de sécurité transfusionnel suffisant ;

La poursuite des études de compliance des donneurSEs, à la suite de COMPLIDON ;

De nouveaux calculs de risques résiduels en fonction de plusieurs scenarii plus précis et sur des bases plus solides que ceux menés jusqu’à présent ;

L’information des donneurSEs sur les critères d’exclusions et les moyens adéquats pour ne pas faire courir un risque aux receveurSEs, dans tous les médias, généralistes comme communautaires ;

Le respect de la démocratie sanitaire en invitant à la table des discussions du Ministère les associations de travailleurSEs du sexe et d’usagerEs de drogues sur les critères d’exclusions visant leurs partenaires, renforcés en 2016 sans qu’elles aient été auditionnées.

Contact presse Les ActupienNEs :

Mikaël ZENOUDA, responsable du pôle Prévention, 0613508980, coordination@lesactupiennes.fr


[1]https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/don-du-sang-hsh

EDIMARK.TV la chaine de la pathologie

14/06/2016 


 L’arrivée des trithérapies en 1996 a révolutionné le traitement de l’infection à VIH. Quelques années plus tard, on a tenté d’alléger le traitement (induction / maintenance)… mais l’échec a été cuisant ! Pourquoi ? Probablement du fait d’un allégement thérapeutique trop précoce, de médicaments antirétroviraux peu puissants et d’une mesure de la charge virale inadéquate.   
Il aura fallu attendre près de 20 ans pour démontrer – dans tous les essais – l’efficacité (non-infériorité sur le bras trithérapie maintenue) de la bithérapie (IP boosté + 3TC).

https://www.edimark.tv/index/chaine/thematique/vih

 

SIDA, POURTANT T’AS PAS L’AIR MALADE !

Au plus profond de nos vies de séropos se cache un virus. 

Virus du rejet 88 % des jeunes franciliens déclaraient qu’ils refuseraient d’avoir des rapports sexuels même protégés par un préservatif avec une personne séropositive (enquête KAPB).

Virus de la précarité ; La « pauvreté en conditions de vie » touche près du tiers des séropos contre 13% de la population générale (enquête Vespa 2).

Virus de la solitude ; plus de la moitié des séropos sont célibataires (5ème enquête sur les discriminations), 40% vivent seules (55% chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes), auxquelles s’ajoutent ceuxCELLES qui vivent seulEs avec des enfants (8,6 %) (enquête Vespa 2).

Virus qui nous tue toujours, à petit feu :

CANCER : 1ère cause de mortalité des séropos, 36 % des décès annuels (Rapport Morlat). 

MALADIES CARDIO-VASCULAIRES : 10 % de décès dus à des infarctus du myocarde, des accidents vasculo-cérébraux (AVC) et des insuffisances cardiaques.

INSUFFISANCE RENALE : 5 à 10 fois plus de risque de souffrir d’insuffisance rénale chronique et aigue que la population générale.   

MALADIES METABOLIQUES (diabète, lipodystrophies, dyslipidémie) : les séropos de plus de 50 ans ont une prévalence du diabète de 10% (Dat’aids, 2000-2013). 

TROUBLES COGNITIFS : la proportion de séropos, exposéEs à une déficience cognitive parce qu’ils sont infectéEs depuis de nombreuses années ou simplement parce qu’ils avancent en âge, ou les deux, ne cesse d’augmenter. 

COINFECTION AVEC UNE HEPATITE : 16% des personnes infectées par le VIH sont co-infectées par le VHC, 7% par le VHB (rapport Morlat).

ETC. 

On nous regarde, on nous scrute et certainEs se permettent de nous dire :

« Pourtant, t’as pas l’air malade ! »

Mais faire face à votre sérophobie quotidienne, basée sur des fantasmes imbéciles, la subir dans nos amours ou même pour du cul, devoir tout le temps faire des pieds et des mains pour avoir accès à nos droits sociaux (Allocation Adulte Handicapé, Couverture Maladie Universelle-[Complémentaire], …), faire suivre et récolter les effets de l’infection et de ses comorbidités, n’est pas une partie de plaisir anodine. Ce virus nous en fait baver à vie.

IlELLEs leur répondent, en tant que séropo : « survivre finit par me tuer ». 

Alors, en cette marche des fiertés, on se cache dans des jeux de mots et aux éclats nous rions : 

« Pourtant, t’as pas l’air malade ! »Faire face à votre sérophobie quotidienne, basée sur des fantasmes imbéciles, la…

Gepostet von Les Actupiennes am Montag, 1. Juli 2019

EXPO Les ActupienNEs: Les LGBTI & Séropos face au papillomavirus à la Pride Marseille

VERNISSAGE & LANCEMENT DE LA BROCHURE: le jeudi 4 juillet à partir de 18H30 en présence de militantEs ActupienNEs.

L’exposition durera jusqu’au 9 juillet au soir

Les ActupienNEs sont heureuSEs d’être accueilliEs par le Pulse bar pour la Pride Marseille.  Nous poursuivons notre tour de France de l’exposition pour  diffuser la brochure sur le papillomavirus humain et les pathologies associées chez les séropos et LGBTI+.
Dans le cadre de cette brochure, des vitraux ont été créés :
il s’agit d’exposer les illustrations de la brochure, c’est-à-dire 6 pièces représentant chacun des séropos et/ou LGBTI atteintEs par une pathologie liée au papillomavirus humain. Brochure santé à destination des séropos & LGBTI distribuée en partenariat avec Enipse Prévention Santé

TOGETHER ALONE

Avant-première du film Together Alone de PJ Castelanetta

Mardi 18 juin 2019 à 20h00 au cinéma Grand Action (Paris 05)
Avant-première du film de PJ Castelanetta puis débat avec le réalisateur (sous réserve) & Les ActupienNEs autour de la lutte contre le Sida hier et aujourd’hui, de la représentation de l’épidémie au cinéma et les questions préventions ou vivre avec le VIH du public.

Together Alone est un film enthousiasmant, touchant et intelligent que nous ne pouvons que vous recommander chaudement. Il aborde avec intelligence des questions que l’on se pose touTEs à tous les âges de la vie. Encré dans une période d’hécatombe de l’épidémie du VIH/sida, il se révèle intemporel.

Ce film de 1991, réalisé par P. J. Castellaneta, fut l’objet d’une sortie française confidentielle en 1992. Dans le cadre des 50 ans des événements de Stonewall, Together Alone bénéficie, à partir du 26 juin 2019 (à Paris au Cinéma Grand Action, rue des Ecoles, dans le 5ème arrondissement), d’une reprise sur nos écrans dans une version restaurée. C’est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir cette œuvre cinématographique de grande qualité qui a obtenu le Teddy Award du meilleur film à la Berlinale aux films qui célèbrent l’homosexualité au cinéma. Rappelons que parmi les récipiendaires de ce prix figurent des artistes aussi majeurs que Pedro Almodóvar, François Ozon ou John Cameron Mitchell.

Film indépendant et à petit budget, Together Alone est un huis-clos entre deux hommes que tout sépare et tout rapproche. Ils se rencontrent dans un bar, se séduisent et font l’amour dans un appartement. Tacitement, ils décident que ce rapport sera non protégé. Inutile de rappeler qu’en 1991 l’épidémie de sida est à son pic et, qu’en l’absence de traitements efficaces, toute contamination équivaut à une condamnation à mort presque certaine.

Pourtant, très vite le film rebondit sur ce sujet pour le poser en second plan et établir entre les deux protagonistes un échange sur des questions aussi universelles que le désir, la sexualité, l’identité, l’amour, la fidélité et son pendant nécessaire, l’infidélité, la responsabilité, la confiance, l’histoire familiale.

Deux visions tour à tour se confrontent, s’épousent puis s’opposent à nouveau. Le spectateur devient partie prenante de cet échange à cœur ouvert. Impossible de ne pas se sentir concernéE par les sujets abordés. Ces questionnements débattus mais jamais tranchés suscitent à l’égard des deux personnages une certaine ambivalence. Parfois sympathiques, parfois antipathiques, toujours émouvants, ils sont profondément humains. Pétris de contradictions, de désillusions, d’espoirs et de rêves, ils sont eux mais ils sont aussi nous, homos, lesbiennes, biEs, hétérosexuelLEs, trans, intersexes. Ils transcendent les clivages pour mieux montrer que, quelque soit son orientation sexuelle, la complexité du rapport à l’autre pour une nuit ou pour une vie est la même.

Impossible alors de rester insensible. Pourtant, le tour de force de Together Alone est qu’il ne place jamais leA spectateurRICE dans une position de jugement. Ici, il n’y a pas de bon et de mauvais. Juste deux solitudes réunies le temps d’une nuit. Et l’on se retrouve à espérer que ces deux-là ne se quittent jamais.

Si le film semble fonctionner essentiellement sur ses personnages et ses dialogues, Together Alone est pourtant un objet cinématographique à part entière. Le noir et blanc, le montage et les mouvements de caméra parfois heurtés, parfois ouatés, épousent parfaitement le corpus constitutif de l’œuvre autour du Ying et du Yang.

IDAHOT 2019

IDAHOT 2019: Les lois discriminatoires (contre les LGBTI+) plongent les populations clés dans la clandestinité, hors de portée des services sanitaires et sociaux essentiels. https://www.unaids.org/…/pressrele…/2019/may/20190516_IDAHOT

Nous vous invitons aussi à lire le focus sur la sérophobie rédigé par les SéropotesSida Info Service et Les Actupiennes dans le rapport 2019 de SOS homophobie

Pour lutter contre les cancers liés au Papillomavirus Humain, tout le monde doit se faire vacciner sans distinction

Les associations de lutte contre le sida, de lutte contre le cancer, féministes, et LGBTI, en appellent aux autorités

Les pathologies causées par le papillomavirus humain ont un poids important sur la santé de la population française : 5 à 10 % de tous les cancers en France sont causés par ce virus toutes localisations confondues (utérus, anus, pénis, vulve, gorge, etc.). Outre les cancers, les verrues génitales, aussi appelées condylomes, pèsent sur les vies, compte tenu de leur caractère récidivant et des opérations invasives, douloureuses, répétées, à subir quand ceux-ci sont internes (utérus, anus).

Pourtant, la vaccination contre les souches de papillomavirus humain (HPV) les plus délétères est disponible et fait partie du calendrier vaccinal, en étant remboursée à 65% pour les jeunes filles dès 11ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 19ans. La fréquence des cancers liés aux HPV vient de la faible couverture vaccinale française, actuellement à moins de 20%, soit une des plus basses d’Europe, alors que le Plan Cancer 2014-2019 fixe un objectif de 60%. Victime de fakenews depuis plusieurs années, soi-disant responsable de maladies auto-immunes, alors que des études scientifiques ont montré son innocuité, victime d’une sexualisation, parce qu’ayant été promue à partir de 2007 à réaliser avant le début de l’activité sexuelle des jeunes filles, ce taux n’est pas suffisant pour assurer une protection de masse, englobant les garçons de manière indirecte.

C’est en tant qu’association de lutte contre le sida, de lutte contre le cancer, de lutte pour les droits des femmes, des LGBTI, des étudiantEs, que nous en appelons à nouveau aux autorités, publiquement, pour adopter la réponse la plus appropriée à ce contexte : la mise en place au plus vite de la vaccination pour touTEs, contre le HPV, quel que soit son genre, son sexe ou son orientation sexuelle, tout en conservant le travail indispensable de prévention comprenant information, éducation et lieux ressources accessibles à touTEs. 

Nous nous inscrivons dans la lignée et souscrivons à l’«appel des 50» du 20 mars 2019, où Académies, Collèges, Sociétés, Syndicats médicaux et personnalités médicales appellent à un dépistage et une vaccination universelle contre le papillomavirus.

Nous ne sommes pas seules à réclamer une vaccination non genrée, puisque le Conseil National du Sida la recommande, la stratégie nationale de santé sexuelle et plusieurs Plans Régionaux de Santé 2 l’intègrent déjà. L’Australie en 2013 et le Royaume-Uni en 2018 l’ont adoptée.

Il est alors incompréhensible que les autorités sanitaires et responsables politiques continuent de tergiverser. Nous n’attendrons plus les demi-mesures, telles que la recommandation de vaccination aux hommes cisgenres ayant des relations sexuelles avec des hommes (homos, bis et hommes s’identifiant comme hétéros) jusqu’à 26ans, soit quand elle est trop tardive et que le HPV est déjà entré en contact, soit quand elle est trop précoce pour parler aisément avec son médecin de famille de son orientation ou de ses relation sexuelles qu’on ne connaît pas forcément à un jeune âge.

Nous n’attendrons plus les reports successifs depuis septembre dernier de l’avis sur l’extension de la vaccination à rendre par le comité technique sur les vaccinations de la Haute Autorités de Santé, qui empêche une évaluation avant début 2020 du vaccin Gardasill® 9 dans l’indication pour «tous les garçons âgés de 11 à 14 ans».

Nous dénonçons la casse du principe d’expérimentation de la vaccination pour tous et toutes dans 3 régions par un amendement du gouvernement voté au sein du PLFSS 2019 qui le lie au rendu de l’avis de la HAS déjà reporté.

Il faut comprendre que la seule remobilisation des jeunes filles, dans une approche binaire filles/garçons, en vue de les inciter à se vacciner, ne sera pas suffisante pour constater une amélioration de la couverture vaccinale et une protection de la population. La seule option possible est d’augmenter la population à vacciner, c’est-à-dire de vacciner également les garçons.

De plus, cela permettrait pour les populations minoritaires et marginalisées :

De sortir la vaccination d’une vision binaire des genres et des corps, en ne faisant plus reposer la responsabilité de la prévention seulement sur les filles cisgenres, sachant que l’on parle d’une IST qui touche tout le monde.

De permettre aux hommes gays et bis, très exposés à ce virus et n’étant pas habitués à un suivi régulier par des urologues et des proctologues, d’être enfin protégés, puisque la seule vaccination des filles ne protégeait indirectement que les garçons hétéros.

De permettre aux personnes séropositives de mieux être protégées contre le papillomavirus en limitant sa circulation par une bonne couverture vaccinale. Ces personnes sont elles aussi très exposées au papillomavirus : sur-risque de développer un cancer de l’anus estimé à 29 fois celui de la population générale ; 2 à 6 fois plus de risques de développer un cancer du col de l’utérus pour les femmes séropos, avec un diagnostic de cancer du col posé 10 ans plus tôt que chez les femmes séronégatives.

De permettre aux personnes trans et aux personnes intersexes d’être mieux protégées contre le papillomavirus : en plus des gays et bis cisgenres et des personnes séropositives, les personnes trans sont très touchées par ces pathologies, qu’elles soient séropositives ou non, du fait de leur plus grande précarité, de leur non accès aux droits sociaux et de la fin du remboursement de la prise en charge gynéco des complications liées au HPV pour les hommes trans une fois obtenu leur changement d’état civil.

Ne pas établir maintenant une vaccination de tous les jeunes, c’est permettre les futurs cancers de demain. D’autres pays se sont déjà engagés dans cette voie, avec des résultats prometteurs ; à quand la France? Nous répondons : il est plus que temps. 

Les 46 signataires :

19 associations de lutte contre le sida

Les ActupienNEs

Le Crips Ile-de-France

Le Crips PACA

Les Amis du Patchwork des Noms 

Sol En Si  

Les Séropotes  

Enipse Prévention santé

HF Prévention 

Les Petits Bonheurs  

Actions Traitements 

SIS-Association/Sida Info Service 

Afrique Avenir  

Pari-T 

COREVIH IDF Sud 

COREVIH Paca Ouest Corse

Le 190 

Les Sœurs de la perpétuelle indulgence, Couvent de Paname

Les Sœurs de la perpétuelle indulgence, Couvent de Paris

Turbulences LMV 

Elus locaux contre le sida

Actif Santé

1 associations en santé sexuelle généraliste

Le Planning Familial  

12 associations LGBTQI

Centre LGBTI de Touraine

ADHEOS

Centre LGBT Paris-Ile-de-France 

Iskis – Centre LGBTI+ de Rennes 

Centre LGBT Côte d’Azur  

Inter-LGBT

La Lesbian and Gay Pride de Lyon

HOMOBOULOT

Afrique Arc-En-Ciel Paris IDF

LGBTQI-POUPPETTE

Bi’Cause

Le Refuge

1 syndicat étudiant

Solidaires étudiant-e-s 

3 associations de lutte contre le cancer

Association EVE

1000 Femmes 1000 Vies 

Perspectives contre le cancer

Personnes individuelles signant : 

Pascale Reinteau et Manuel Picaud  

2 médecins

Dr ABRAMOWITZ Laurent, Médecin, Gastro-entérologue et hépatologue

Dr David ZUCMAN, Médecin spécialisé dans la prise en charge du VIH

5 éluEs

Jean-Luc LAGLEIZE,Député de la Haute-Garonne, Vice-président du groupe d’études sida à l’assemblée nationale

Audrey Dufeu Schubert, Députée de la Loire-Atlantique, membre du groupe d’études cancer à l’assemblée nationale 

Mme Bérengère Poletti, Députée de la 1recirconscription des Ardennes, membre du groupe d’études cancer à l’assemblée nationale 

Laurenc Vanceunbrock Mialon, Députée de l’Allier, secrétaire du groupe d’études discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde à l’assemblée nationale

Jean Spiri, Adjoint au Maire de Courbevoie, conseiller régional d’Ile-de-France 

CANDLELIGHT DAY 2019

Rassemblement en souvenir des mortEs du sida

Nos mémoires ne doivent pas oublier ceuxELLES qui sont tombéEs, souvent dans la solitude et toujours dans la souffrance et la peur.

Cette sempiternelle question « Pourquoi MOI je suis là et pas euxELLES ? » continue à hanter les vies. Nos propres vies, les vies des amoureuxSES, des parents, des amiEs, des proches…
Le hasard ou la force qui fait que nous sommes là aujourd’hui pour honorer nos mortEs doit être l’occasion de se souvenir, de prolonger leurs mémoires et leurs combats pour la vie.

Depuis le début de l’épidémie, 40 millions de mortEs soit plus que la population totale du Canada a été décimé par le Sida. En France, toujours 1500 mortEs chaque année. Dans le monde, 1 million de mortEs liéEs au virus par an. 
Les traitements nous maintiennent en vie mais à quel prix ? Survivre commence à nous tuer et ce, même quand on prend un traitement tant la stigmatisation de nos corps fatigués est importante et le virus tenace !
Rappelons surtout que 40% des séropos dans le monde n’ont pas accès à un traitement ce qui fait donc 16 millions de mortEs en sursis ! 
La première génération de séropos qui a survécu et qui a payé le plus lourd tribut est laissée livrée à elle-même face à son vieillissement, ses inquiétudes et sa solitude. 
Comment survivre ses dernières années dans une société qui continue d’avoir peur de vous et de vous rejeter, parfois même sans le vouloir juste piégéEs dans des stéréotypes datés et discriminatoires.

Ces discriminations font le lit de l’épidémie et contaminent toujours 2 millions de personnes dont les plus vulnérables : les jeunes LGBTI, les personnes trans, les migrants, les habitants des pays du Sud…

Pour ces raisons, nous nous devons de renouveler notre engagement à lutter contre le sida, unir nos forces militantes, interpeller encore plus fort les autorités sanitaires françaises et internationales pour que bientôt la guérison arrive et que les contaminations cessent. Informations, dépistages, traitements accessibles et réelle prise en compte des personnes vivant avec le VIH/Sida sont les clés pour mettre fin à l’épidémie. Il faut que cela soit bien plus qu’un discours politicien mais une réelle volonté sociétale ! 

https://www.facebook.com/events/302311654020640/

Gepostet von Les Actupiennes am Montag, 20. Mai 2019

Brochure – Les LGBTI et séropos face au HPV

Il y a des papillons de nuit, il y a des papillons de jour. 

Il y a des papillons qui peuvent stopper vos nuits d’amour,
Poussant sur et dans vos organes, vous menant jusque sur la table d’opération.  Il y a des papillons malins qui peuvent mettre fin à vos jours.   La métaphore du papillon pour parler du papillomavirus humain (HPV),  virus causant des verrues génitales et cancers, parmi lesquels les cancers de l’utérus et de l’anus.   Nos personnages de verre représentent enfin ces pathologies chez les séropos et LGBTI, comme il est très peu coutume, alors que ce sont les plus exposéEs.  Le papillon s’est posé sur : une femme séropositive, un couple d’hommes sérodifférents,  une femme trans séropositive, un couple de femmes,  un garçon trans né avec un utérus, et un homme gay.

La brochure vise à informer sur les pathologies résultantes de cette infection au sein de nos minorités de séropos et LGBTI.  Il est décrit la prise en charge des pathologies et sont dénoncés les manquements du système de soins actuels face à ce sujet,  à l’heure où la vaccination contre le papillomavirus humain n’est toujours pas recommandée aux jeunes garçons.  

Vous pouvez télécharger la brochure ci-dessus et/ou commander gratuitement des exemplaires imprimés par mail sur contact@lesactupiennes.fr

Si vous désirez montrer dans votre ville l’exposition itinérante des vitraux illustrant la brochure (accompagnée d’exemplaires imprimés), n’hésitez pas à prendre contact avec nous sur contact@lesactupiennes.fr

Par l’association Les ActupienNEs
Maquette par Denis Garnier
Vitraux par Rémy Hamai
Relectures par le Collectif Intersexes et Allié.e.s et par le Dr Laurent Abramovitz
Soutien de l’Enipse pour la diffusion